La salle du Congrès, à Versailles © LCI
Attaques de Royal, affaires Guérini et Navarro : la primaire PS se crispe
Ségolène Royal s'en prend à François Hollande et Martine Aubry. L'agenda judiciaire vient s'inviter également dans la bataille.
Publié le 08/09/2011
Fillon demande à la gauche d'être "ouverte au dialogue"
François Fillon a demandé mercredi au Parti socialiste de "prendre quelques engagements" en matière de désendettement, en renonçant à rétablir à 60 ans l'âge du départ en retraite et en participant au débat sur l'instauration d'une "règle d'or" budgétaire.
Publié le 07/09/2011
La règle d'or n'aura pas le soutien de la gauche. Les socialistes voteront contre la "règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire, et seul le Premier secrétaire par intérim et les présidents de groupes parlementaires participeront aux consultations engagées par François Fillon si le PS y est convié, a décidé mardi la direction du parti.
L'annonce du Bureau national du parti a été faite par communiqué : "Alors que le plan d'austérité du gouvernement représente la continuité dans l'injustice et l'échec (...) les parlementaires socialistes voteront contre la pseudo règle d'or". "Ce dont la France a besoin, ce n'est pas d'une règle qui ne règle rien, mais d'une politique budgétaire et fiscale sérieuse, ce dont la droite est incapable", précise également le PS. Selon lui, "en trente ans, jamais un gouvernement de droite n'est parvenu à faire passer le déficit en dessous de 2% ! Les seuls gouvernements à y être parvenus étaient de gauche : les gouvernements Rocard et Jospin".
Nicolas Sarkozy a insisté auprès des dirigeants de la majorité sur la nécessité de faire "de la pédagogie" sur la règle d'or budgétaire, qui fixera dans la Constitution le cheminement vers l'équilibre des finances publiques. Et pour cause : pour parvenir à faire adopter cette mesure par le Parlement réuni en Congrès, le gouvernement doit réunir une majorité des 3/5e, ce qui implique de convaincre des membres de l'opposition de s'y rallier. Ce qui semble désormais très peu probable.
"Piège de la droite"
Par ailleurs, le communiqué du PS est revenu sur les consultations organisées par François Fillon sur cette règle d'or à compter de mercredi : "S'il est auditionné, dans le cadre des consultations engagées par le Premier ministre sur ce sujet", le PS "sera représenté par le premier secrétaire par intérim (Harlem Désir) et les présidents des deux groupes parlementaires de l'Assemblée nationale et du Sénat", Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel", a également décidé le BN. "Nous ne tomberons pas dans le piège tendu par la droite", a commenté un membre de la direction soulignant que "les socialistes sont complètement unis".
Après des protestations de Harlem Désir s'étonnant que le PS n'ait pas été invité aux consultations de François Fillon, Matignon a annoncé mardi que le Premier ministre s'en tiendrait, dans un premier temps, à la consultation de "personnalités", y compris dans les rangs socialistes, dans une démarche non "partisane". François Fillon recevra tout d'abord le sénateur (non inscrit) de l'Aube Philippe Adnot, secrétaire de la commission des Finances du Sénat, et le sénateur de la Mayenne (Union centriste) Jean Arthuis, président de cette commission. Jeudi viendra le tour du président du MoDem François Bayrou puis celui du président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC) Jean-Pierre Chevènement.
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