La "révolution" selon Marine Le Pen

le 11 décembre 2011 à 12h02 , mis à jour le 11 décembre 2011 à 15h25

Dossier : Élection présidentielle 2012

La dirigeante du Front national, qui tient son premier meeting de campagne à Metz (son discours est à suivre en ce moment sur LCI et TF1 News), assure dans les colonnes du JDD vouloir une "révolution" pour la "majorité silencieuse".

Alors qu'elle tient ce dimanche son premier meeting de campagne à Metz (son discours est à suivre en ce moment sur LCI et TF1 News), Marine Le Pen puise dans le vocabulaire de la Révolution française pour motiver ses potentiels électeurs. Dans un entretien publié par le Journal du dimanche, la candidate du Front national à l'Elysée a ainsi souhaité une "révolution" et une "nouvelle nuit du 4-Août" au nom de la "majorité silencieuse".

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"Cette majorité silencieuse, c'est moi qui la représente. Ceux que personne ne veut entendre, dont on ne parle pas à la télé, qui ne manifestent pas, sont trop normaux pour les élites. Je les appelle à la révolution, une révolution patriotique, pacifique et démocratique", a lancé la présidente du Front national. "Une élite cupide et égoïste a accepté l'idée qu'un peuple entier soit sacrifié quand elle-même profitait de la mondialisation ! Il faut une nouvelle nuit du 4-Août", a-t-elle ajouté, référence au 4 août 1789 où la noblesse a voté l'abolition de ses privilèges dans l'Assemblée constituante. Elle a indiqué qu'elle ne donnerait pas de consignes de vote si elle n'était pas au second tour de l'élection présidentielle : "Pour moi, Nicolas Sarkozy et François Hollande, c'est exactement la même politique. Ils ont d'ailleurs le plus grand mal à montrer des différences. C'est pour cela qu'ils essaient de faire émerger des sujets accessoires, comme le mariage des homosexuels, ou le droit de vote des étrangers".

Marine Le Pen capitalise sur la lassitude des électeurs

La dirigeante du FN veut croire en sa chance, alors que rarement l'issue d'une élection présidentielle aura été aussi imprévisible : le pessimisme et même la démoralisation des Français, attestés par toutes les enquêtes, et qu'accentuent une crise financière et économique sans précédent, peuvent produire "un jeu de massacre" du type 21 avril 2002, reconnaît le directeur du Centre d'études de la vie politique (Cevipof), Pascal Perrineau. Pour le moment, François Hollande, mis sur orbite en octobre par sa nette victoire lors d'une primaire plébiscitée par l'électorat de gauche (près de 3 millions de votants), fait la course en tête (entre 30 et 35% d'intentions de vote), espérant clore la série avec trois échecs consécutifs de la gauche à l'élection-reine de la Ve République. Nicolas Sarkozy, dont l'entrée en lice ne fait pas de doute pour son camp, oscille entre 24 et 28% dans les derniers sondages, soit deux à trois points de plus qu'en septembre. Quant à Marine Le Pen, elle est en embuscade (entre 16 et 19%), guettant l'ouverture pour accéder à la finale. Un candidat du Front national n'a jamais été aussi haut dans les sondages en début de campagne.

L'élection est encore loin. "Six mois, c'est une éternité" pour une campagne électorale, soulignait en novembre Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande. Aujourd'hui, 40% au moins des personnes interrogées déclarent pouvoir changer d'avis en ce qui concerne leur intention de vote au 1er tour. Et d'ici avril prochain, une défiance envers les partis de gouvernement peut aussi s'exercer. Pour 86% des Français, "les choses ont tendance à aller plus mal". Pas sûr que la gauche en profite: 58% pensent que la gauche ne ferait pas mieux (Ifop, début décembre). D'ailleurs, 47% souhaitent ni la victoire de François Hollande ni celle de Nicolas Sarkozy (sondage BVA). Une étude d'OpinionWay pour le Cevipof a mis en exergue le sentiment de 83% des Français que "les responsables politiques ne s'occupent pas d'eux". Lassitude, méfiance, morosité caractérisent l'humeur du pays, d'après cette enquête. Des traits propices à une forte abstention... et peut-être aussi à une percée de candidats protestataires. Comme Marine Le Pen.

le 11 décembre 2011 à 12:02
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14 Commentaires

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  • klenexius, le 14/12/2011 à 02h44

    Je souhaite que la France puisse faire table rase des aberrations que lui font subir que cela soit les parties de droite comme de gauche par des élus n'ayant des valeurs que financières en tête et non celles de notre nation.

  • kilian0611, le 12/12/2011 à 09h58

    Si Mme le pen est elue, les jeunes des banlieues vont s'en prendre a nous. Alors, moi je prefere la paix. quelle lacheté c'est hallucinant pauvre de vous alors par résignation vous allez reconduire l'UMPS et leur bilan au combien desastreux !!! pathétique

  • cyrlire, le 12/12/2011 à 09h41

    Et bien moi je préfère l'action on est un homme ou on ne l'est pas

  • lap89, le 12/12/2011 à 08h43

    Vrai Toorop

  • Toorop, le 12/12/2011 à 07h27

    777Miracle, c'est quoi ce com qui empeste la peur. Du genre à observer l'aggression sans bouger, pourtant faudra bien s'y mettre un jour..

  • lap89, le 12/12/2011 à 07h00

    Ah ca ira ca ira,ca ira,les aristocrates a a la lanterne,a ca ira ca ira ca ira les aristocrates ont ont les pendra

  • 777miracle, le 12/12/2011 à 06h03

    Si Mme le pen est elue, les jeunes des banlieues vont s'en prendre a nous. Alors, moi je prefere la paix.

  • jeanguillaume30, le 11/12/2011 à 21h28

    Evidement Marine, enfin, c'est tellement logique!

  • frauleinelodie, le 11/12/2011 à 20h48

    Je vote marine

  • syberya, le 11/12/2011 à 18h26

    C'est tout à fait ça Zéro, voilà qui la résume bien, ça va nous changer de la droite, entre le nul, et le zéro, le dilemme est cornélien !! :o(

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