Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2 le 27 octobre 2011 © LCISondage : Hollande domine, Sarkozy et Le Pen en hausse
Selon un sondage Ipsos-France Télévisions-Le Monde, le député de Corrèze réaliserait le meilleur score à 35%, (+3 points), devant Nicolas Sarkozy 24% (+3) et Marine Le Pen 19% (+3).
Publié le 02/11/2011
A Cannes, Sarkozy veut soigner sa stature d'homme d'Etat
Depuis la victoire de François Hollande à la primaire socialiste, la droite instruit un procès en inexpérience de l'ancien numéro un du PS. Le G20 de Cannes donne à Nicolas Sarkozy l'occasion de donner une image d'homme d'Etat tout à sa mission, "président jusqu'à la dernière minute".
Publié le 01/11/2011
2012 : le PS met de l'eau dans son programme
Le programme du PS pour la présidentielle ne pourra pas être appliqué en totalité, en raison notamment de la crise des dettes souveraines, estime le socialiste Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l'Assemblée.
Publié le 31/10/2011
Pour Hollande, Sarkozy n'échappera pas à son bilan
François Hollande (PS) a jugé vendredi que depuis 2007, Nicolas Sarkozy avait rendu les Français "plus vulnérables, plus dépendants, du fait de l'endettement public".
Publié le 28/10/2011
Sarkozy face à la crise : ce qu'il a dit
Quelques heures après l'annonce du plan de sauvetage de la zone euro, dont il s'est longuement félicité, le président s'est exprimé jeudi soir durant 1h15 à la TV pour préparer les Français aux efforts à venir, car en effet, a-t-il annoncé, la prévision de croissance 2012 est ramenée à 1%.
Publié le 27/10/2011
Sarkozy à la TV, les réactions : il "ne voulait pas parler avenir"
Applaudissements à droite, volée de bois vert dans l'opposition : panel des réactions politiques après l'intervention du président Nicolas Sarkozy sur TF1 et France 2.
Publié le 27/10/2011
Sarkozy s'explique sur la crise : l'émission en intégralité
Quelques heures après l'annonce du plan de sauvetage de la zone euro, arraché à Bruxelles, le chef de l'Etat s'est exprimé jeudi soir sur TF1 et France 2 pour préparer les Français aux efforts à venir. Retrouvez ici l'émission intégrale.
Publié le 27/10/2011
Sarkozy revoit la croissance à la baisse
Nicolas Sarkozy a laissé entrevoir jeudi soir sur TF1 et France 2de nouvelles mesures de rigueur en annonçant l'abaissement à 1% de la prévision de croissance de la France pour 2012.
Publié le 27/10/2011
Eva Joly donne un "triple zéro" à Sarkozy
Réagissant sur LCI à l'intervention télévisée sur TF1 et France 2 de Nicolas Sarkozy, l'écologiste Eva Joly s'est dite "très déçue par sa prestation".
Publié le 27/10/2011
Sarkozy président et candidat ? "Non ce n'est pas possible !"
Le président a refusé une fois encore jeudi soir sur TF1 et France 2 de dire s'il serait candidat à la résidentielle, refusant même de dire s'il avait décidé de l'être. Une question qui sera tranchée fin janvier-début février, a-t-il assuré
Publié le 27/10/2011
Sarkozy s'attaque au programme Education de Hollande
Nicolas Sarkozy a critiqué l'une des principales mesures promises par le candidat PS à l'Elysée, François Hollande, sur un rétablissement de 60.000 emplois dans l'Education nationale, jeudi lors de son intervention sur TF1 et France 2.
Publié le 27/10/2011
Car si le président de la République a passé toute la première partie de l'émission à faire la pédagogie du "nouveau monde" et de ses contraintes, il a distillé dans la seconde partie des éléments stratégiques de sa future campagne. Lorsqu'il se représentera puisque le doute n'existe pas, le faux suspense de fin d'interview ne servant que l'argumentation d'un homme "qui fait son devoir" au lieu de penser à sa candidature.
Moitié chef d'entreprise, moitié père de famille
"La grave crise est le seul support pour qu'il puisse rebondir", ont coutume de dire certains députés UMP. La prestation de Nicolas Sarkozy sur l'explication de cette crise a dû les satisfaire. A l'aise, clair et le ton sécurisant, le chef de l'Etat a d'emblée placé la barre très haut : "On a pris des décisions importantes qui ont évité la catastrophe", a-t-il estimé à propos du sommet de Bruxelles, "si la Grèce était en faillite, il y avait un processus en cascade qui emportait tout le monde".
L'angle choisi tout au long de la première partie de l'interview était de donner l'image d'un président protecteur des Français, face à un monde de plus en plus complexe. La phrase "je fais mon devoir" est revenue très souvent dans l'argumentation de Nicolas Sarkozy.
Président de la mondialisation
Face à une opinion qui doit souvent avoir le vertige devant une avalanche de milliards d'euros abstraits, le chef de l'Etat s'est comporté, tantôt en chef d'entreprise, tantôt en bon père de famille, pour expliquer que depuis trente ans, "on dépensait un argent que l'on ne possédait pas". Le surendettement, voilà l'ennemi tout désigné pour un Nicolas Sarkozy qui a fait jeudi soir comme s'il n'était pas aux commandes de l'entreprise France depuis quatre ans et qu'il ne devait pas être comptable de ces budgets en déficits. Tout juste a-t-il reconnu "sa part de responsabilité", après une relance d'Yves Calvi. "Les déficits d'aujourd'hui, ce n'est pas le résultat de 30 années de laxisme, c'est le résultat d'une politique qui a été menée ces cinq dernières années", a immédiatement réagi Michel Sapin, un proche de François Hollande sur LCI.
Endossant sans complexe le costume de premier président de la mondialisation, Nicolas Sarkozy a perdu jeudi soir les accents de celui qui voulait, en 2007, changer le cours des choses. Il veut maintenant proposer de s'y adapter le moins mal possible. Et pour l'affronter, le partenaire ami est désigné : l'Allemagne. Le nom d'Angela Merkel ayant été beaucoup plus cité que celui de son Premier ministre François Fillon, Nicolas Sarkozy a clairement dessiné l'avenir de la France dans une convergence franco-allemande. Voilà un des thèmes de sa future campagne. Protéger le modèle social en est un second. Et Nicolas Sarkozy de reprendre cette-fois les accents de 2007 sur la protection des ouvriers et des employés contre les revendications du secteur protégé, autrement dit les fonctionnaires.
Mettre fin à l'assistanat
Dans la seconde partie de l'émission, plus politique, on a vu un Nicolas Sarkozy quitter son ton de pédagogue pour alors parler en quasi-candidat. Attaquant billes en tête "la folie des 35 heures", "la retraite à 60 ans" et l'héritage des années Mitterrand, Jospin, voire Chirac, il a tenté d'apparaître comme le président chargé de réparer toutes les erreurs du passé, voulant habilement faire oublier là encore qu'il est à la tête de l'Etat depuis quelques années. II a alors clairement esquissé les lignes de ce qui sera sa future campagne sur le front intérieur : lutte contre l'assistanat, valorisation du travail et promotion de l'investissement et de la recherche. Tout en s'affichant, malgré l'évidence des chiffres, comme celui qui n'aura pas augmenté les impôts.
Sur la défensive sur les affaires avec l'unique argument d'autorité, et méprisant ses mauvais sondages, Nicolas Sarkozy a tenté de construire l'image d'un candidat qui allait de nouveau, comme en 2007, affronter tous les conservatismes alliés au "candidat du système" que serait François Hollande. Attaqué sur sa proposition de créer 60 000 postes d'enseignants, mesure qui embarrasse jusqu'au sein du PS, le candidat socialiste sera présenté dans les semaines qui viennent comme celui qui ne pourrait pas affronter la complexité d'un pays en crise.
A la recherche d'une stratégie de campagne touchant à la fois l'électeur du FN par la lutte contre l'assistanat et l'électeur du centre par le choix d'une Europe politique, Nicolas Sarkozy veut se replacer au centre du jeu et écarter la menace Marine Le Pen. Pas sûr évidemment que cette émission y suffise mais sa reprise de parole plutôt réussie, après des mois de diète médiatique, aura de nouveau donné un vrai candidat à la droite. François Hollande voit maintenant à quoi peut ressembler le match.
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