En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Le coup politique d'Ayrault/Aubry refroidit pas mal de socialistes

Edité par
le 11 juillet 2012 à 17h10 , mis à jour le 11 juillet 2012 à 18h04.
Temps de lecture
4min
Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault en meeting commun à Nantes pour les législatives, le 2 juin 2012.

Martine Aubry et Jean-Marc Ayrault en meeting commun à Nantes pour les législatives, le 2 juin 2012. / Crédits : JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP

A lire aussi
PolitiqueMartine Aubry et Jean-Marc Ayrault ont décidé de faire alliance autour de François Hollande en présentant une contribution commune au congrès du PS cet automne. Objectif : contenir les critiques au sein du parti.

Quel drôle d'attelage Ayrault-Aubry. Pourtant ils sont devenus complices d'un coup politique. Un coup pour assurer l'unité du PS, unité qui serait mise en danger par la dureté de la rentrée sociale et les envies des uns et des autres de renouer avec les courants de la division. Notamment à la gauche du parti.  Discrètement depuis quelques semaines, Jean-Marc Ayrault, depuis Paris, et Martine Aubry, depuis Lille, ont préparé l'annonce surprise mardi soir d'une contribution unique et « exclusive » en prévision du congrès du PS.
 
Le dépôt de contributions (des textes d'orientation) est la première phase de la préparation du congrès. Les différentes sensibilités du parti ont jusqu'au 18 juillet, date du conseil national du parti, pour déposer la leur. S'il est normalement possible de signer plusieurs contributions, ce n'est exceptionnellement pas le cas de celle du Premier ministre et de la Première secrétaire du PS. Par son caractère « exclusif », elle incite donc les ministres du gouvernement et les dirigeants du parti à signer et soutenir seulement ce texte unitaire. Dans un cas inverse, ils montrent et doivent assumer un signe de différenciation dans un contexte politique et surtout social très délicat.

"Les exclus
 
Dans un communiqué commun, Jean-Marc Ayrault et Martine Aubry se justifient : "Le parti socialiste doit jouer tout son rôle pour accompagner et soutenir le gouvernement, maintenir un lien étroit avec les Français, être une force de proposition face aux nouveaux enjeux, poursuivre sa rénovation ». Une manière de circonscrire le plus possible les critiques qui pourraient apparaître, notamment du côté de l'aile gauche du PS. Une sorte de verrouillage du parti, selon certains responsables du PS. Interrogée sur RFI, mardi soir juste après l'annonce, Marie-Noëlle Lienemann, représentante de l'aile gauche, a d'ailleurs commenté : "le exclusif me paraît un petit peu excessif". "Qu'ils aient une volonté de rassembler très largement me paraît assez normal (...) Néanmoins, si on a un congrès, c'est pour débattre du fond !", a-t-elle lancé.
 
« La personne que j'ai en tête, ce n'est pas moi »
 
Mardi soir, l'annonce du duo improbable a pris tous les socialistes de cours. Alors que les amis de François Hollande étaient tentés de déposer leur propre contribution, Pierre Moscovici et Vincent Peillon souhaitaient en faire de même, tout comme la gauche de la gauche de Benoît Hamon qui toutefois hésite encore. « Le signal du pouvoir et derrière, de l'Elysée, a été clair : fermez le banc et tous unis ! Hollande ne veut pas d'un parti désuni, quitte à froisser ses amis », décrypte un dirigeant de Solférino.
 
Une fois la contribution unique annoncée, qui devrait se transformer en motion seule de rassemblement en octobre, quel est celui ou celle qui dirigera le PS après Martine Aubry ? Mais veut-elle encore seulement partir ? Les souhaits réels de la maire de Lille restent mystérieux. Si durant la campagne des législatives, la numéro un du PS avait assuré qu'elle quitterait ses fonctions et que son rôle était de préparer le congrès, elle s'est montrée plus évasive. A tel point que le numéro deux du parti, Harlem Désir, pourtant désireux d'être candidat, a confirmé lundi à l'AFP qu'il ne le serait pas si Martine Aubry se représentait. Interrogée mardi lors d'un point de presse, la maire de Lille a déclaré qu'elle était "première signataire de cette contribution" mais qu'elle "ne demanderait pas un nouveau mandat (...) Pour autant, elle entend bien peser dans le choix de son successeur: "La personne que j'ai en tête, ce n'est pas moi".
 
 Mercredi matin, le député Olivier Faure, fidèle de Jean-Marc Ayrault et proche de François Hollande a démenti une information de Paris-Match faisant de lui ce candidat au poste de Premier secrétaire du PS : "Je n'ai jamais été candidat à cette fonction, et cela n'a jamais été évoqué ni par Martine Aubry, ni par Jean-Marc Ayrault, en tous cas à ma connaissance". Un leurre ou une hypothèse sérieuse ? Trop tôt pour voir clairement le résultat de la cuisine socialiste, toujours très épicée. Reste que le député de Paris Jean-Christophe Cambadélis et le député européen Harlem Désir sont, eux, bel et bien désireux de succéder à Martine Aubry. Mais l'un reste discret et observe tandis que l'autre a dû remiser un peu ses ambitions. 
 

Commenter cet article

  • vazin : Et oui c'est bien ça qui nous gouverne ,il faut arrêté cette mascarade avec ce gouvernement , ce n'est pas possible de continué comme cela, jolie mois de septembre nous t'attendons avec impatience pour faire le ménage de printemps , et la il vas y avoir du grand ménage a faire

    Le 29/07/2012 à 11h53
  • sablecoco85 : ça sonne faux ......

    Le 19/07/2012 à 14h14
  • raghnar47 : Garde à vous, "che" ne "feu" "foir" qu'une seule tête..........

    Le 12/07/2012 à 13h18
  • diktatur : Ils ne vont pas "roucouler" longtemps!

    Le 12/07/2012 à 09h43
  • louanna75 : Curieuse notion de démocratie au sein du ps: tus en rang et personne ne pense par lui-même!

    Le 12/07/2012 à 09h05
      Nous suivre :
      Extrait SEPT à HUIT : 3000 euros la nuit pour marcher dans les pas polynésiens de Marlon Brando

      Extrait SEPT à HUIT : 3000 euros la nuit pour marcher dans les pas polynésiens de Marlon Brando

      logAudience