"Quand je vois ce type de manifestation, je m'inquiète des investissements qu'effectue le
Qatar avec la bénédiction de notre gouvernement dans les banlieues françaises, où évidemment le but n'est pas un but humanitaire mais un but politique", a déclaré
Marine Le Pen lundi sur RTL. "Quand ils investissent dans les banlieues françaises, je me dis que évidemment ceci aura un jour des conséquences, et demain ça n'est pas 250 personnes qui manifesteront, ce seront peut-être 100.000", a-t-elle poursuivi. Marine Le Pen évoquait un projet de fonds d'investissement du Qatar, de 50 millions d'euros, en faveur des banlieues, mais qui a été abandonné, en concertation avec le gouvernement.
Selon la présidente du Front National, la manifestation non autorisée de samedi montre "que notre système de renseignement est extrêmement faible, car nous devrions connaître chacune de ces personnes avant même qu'elles aient mis les pieds sur les grandes avenues de nos capitales". Elle a dénoncé, dans le reste du monde, "une démonstration de force des fondamentalistes islamiques", parlant d'"intimidation" et de "manipulation".