Angela Merkel © ReutersAlors que France et Allemagne envisagent une convergence des politiques budgétaires des deux pays, ce qui signifie en clair une discipline budgétaire plus stricte, l'opposition française n'a de cesse de crier à la perte de souveraineté française en la matière, voire à la mise en place d'une hégémonie allemande sur l'Europe. Il n'en faut pas plus à Alain Juppé pour s'alarmer. Le ministre des Affaires étrangères a dénoncé vendredi les socialistes qui "prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", après les déclarations de responsables de gauche critiquant la politique européenne de l'Allemagne.
L'euro sur la table du déjeuner Sarkozy-Merkel
Dossier difficile ce lundi à l'Elysée pour le déjeuner de travail auquel se retrouvent le chef de l'Etat français et la chancelière allemande : une fois encore, il s'agit de tenter de s'accorder sur les moyens de sortir la zone euro de la tempête.
Publié le 05/12/2011
Hollande à Berlin, déplacement délicat
Le candidat socialiste passe deux jours au congrès du SPD où il s'exprime lundi matin. Sa parole est très attendue alors que la relation franco-allemande est cruciale pour sauver l'euro.
Publié le 04/12/2011
Mélenchon appelle à "ne pas s'enfermer" dans un "tête à tête" avec Merkel
En pleine polémique sur un retour de la germanophobie sur fond de crise de la dette, le candidat du Front de gauche à la présidentielle, appelle "à ne pas s'enfermer" dans un "tête à tête" avec la chancelière Allemande Angela Merkel, estimant qu'"il y a des progressistes en Allemagne".
Publié le 04/12/2011
Crise de la zone euro : pour Delors, le ver était dans le fruit
L'euro était sur de mauvaises bases dès son lancement, analyse Jacques Delors, l'un des "pères" de la monnaie unique européenne, dans les colonnes du Daily Telegraph, alors que la crise des dettes souveraines continue à agiter de remous toute la zone euro.
Publié le 03/12/2011
Crise : après Sarkozy, Merkel répète sa ligne
Au lendemain du discours de Nicolas Sarkozy et à trois jours d'un déplacement à Paris sur le dossier brûlant de la crise européenne, la chanclière allemande s'est exprimé vendredi devant le Bundestag. Au menu : fermeté contre une crise "marathon".
Publié le 02/12/2011
L'électorat de Hollande partagé sur les réponses à la crise
Selon un sondage Ifop, les deux-tiers des sympathisants UMP approuvent les décisions de Nicolas Sarkozy en matière d'austérité et d'intégration européenne, sujets sur lesquels l'électorat socialiste est nettement plus partagé.
Publié le 02/12/2011
La phrase de Montebourg sur l'Allemagne fait polémique
Le député PS a dénoncé mercredi la "politique à la Bismarck" de la chancelière allemande sur l'euro. Daniel-Cohn Bendit, le ministre des Affaires européennes Jean Leonetti ou encore le dirigeant écologiste Jean-Vincent Placé désapprouvent. Jeudi, Montebourg s'est défendu de toute germanophobie.
Publié le 01/12/2011
Sarkozy prend la parole sur la crise à Toulon, épisode 2
Trois ans après celui qu'il avait prononcé en pleine tourmente financière, le chef de l'Etat revient à Toulon pour un nouveau "grand discours" sur la crise et l'avenir de l'Europe à 18h30.
Publié le 30/11/2011
Discours de Toulon "ressorti du frigidaire", un "oral de rattrapage raté"
REACTIONS. Eva Joly, Ségolène Royal, Martine Aubry, mais aussi Jean-François Copé, Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon ont réagi au discours de Nicolas Sarkozy sur la crise, prononcé jeudi soir à Toulon.
Publié le 01/12/2011
Crise de l'euro : Sarkozy vante "le désendettement et le courage"
Le chef de l'Etat a plaidé jeudi soir à Toulon pour une "refondation" de l'Europe, reposant sur la "discipline". Il a déclaré que "la France milite avec l'Allemagne pour un nouveau traité" pour l'Union européenne.
Publié le 01/12/2011
Crise de l'euro : Merkel à Paris lundi pour discuter de la gouvernance
Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi, lors de son discours sur la crise à Toulon, qu'il recevrait Angela Merkel lundi et qu'ils feraient des "propositions" communes sur l'Europe. Au programme : un renforcement de la gouvernance de la zone euro pour une plus grande discipline budgétaire.
Publié le 01/12/2011
Pour Alain Juppé, tout ceci ne serai d'ailleurs qu'une posture de politique intérieure : "Par pure tactique politicienne, avec pour seul objectif l'affaiblissement du président français, les socialistes prennent les risques de ressusciter en France les vieux démons de la germanophobie", a jugé Alain Juppé dans un communiqué. Et de reprendre les principales remarques lancées par l'opposition : "Nationalisme allemand, politique à la Bismarck, droite prussienne. L'emploi de ces termes fait froid dans le dos. Il est honteux, par hargne partisane, de fragiliser notre acquis le plus précieux: la réconciliation, l'amitié franco-allemande", a-t-il ajouté. Le ministre critique aussi "les dirigeants socialistes (qui) accusent la France de se mettre à la remorque de l'Allemagne. Par exemple, François Hollande qui déclare: 'Depuis plusieurs mois, c'est Mme Merkel qui décide et M. Sarkozy qui suit'. Non seulement c'est faux - et il sera facile de le démontrer - mais c'est irresponsable".
Hollande tempère
A l'origine de ce déluge de piques socialistes, la détermination de la chancelière allemande Angela Merkel à imposer une discipline budgétaire stricte aux pays de la zone euro pour surmonter la crise de la dette. Une détermination qui a pour effet d'avoir ranimé, parfois violemment, la germanophobie d'une partie de la classe politique française. Arnaud Montebourg, troisième homme de la primaire du Parti socialiste, a ainsi plaidé mercredi en faveur d'une confrontation dure avec Angela Merkel qu'il a accusée d'être en train de "tuer l'euro" et de mener "une politique à la Bismarck", en référence au chancelier allemand qui a vaincu la France en 1870. La semaine précédente le député socialiste de Paris Jean-Marie Le Guen avait affirmé que la rencontre entre Sarkozy et Merkel sur la crise de l'euro, c'était "Daladier à Munich", où Français, Britanniques et Italiens en 1938 signèrent avec Hitler des accords permettant l'annexion des Sudètes, en Tchécoslovaquie.
Mais du côté du candidat officiel du PS pour la présidentielle, on préfère calmer le jeu. Pierre Moscovici, directeur de campagne de François Hollande, a déclaré vendredi que pour le candidat, la gauche ne devait pas "ranimer des relents anti-allemands". En somme, François Hollande est sur la même ligne qu'Alain Juppé. "Le couple franco-allemand est plus que jamais nécessaire pour sortir de la crise en Europe", a souligné Pierre Moscovici, ajoutant que "François Hollande en est convaincu et le dira dès dimanche à Berlin au congrès du SPD (Parti socialiste allemand) dont il est l'invité".
Même tonalité chez Jean-Marc Ayrault qui a toutefois tenu à rendre la monnaie de sa pièce à Alain Juppé, rappelant au ministre que la gauche était également pro-européenne. "L'accusation lancée par M. Juppé contre les socialistes de réveiller la germanophobie est nulle et non avenue. Toute l'histoire de la construction européenne, dont nous avons été parmi les architectes, montre notre attachement à l'alliance franco-allemande dans la continuité de la main dans la main Mitterrand/Kohl", a affirmé M. Ayrault dans un communiqué. "Le discours que François Hollande a été invité lundi à prononcer devant le congrès du SPD en est une nouvelle preuve", ajoute le conseiller spécial de campagne du candidat PS à la présidentielle. "Ni alignement à la Sarkozy, ni affrontement: tous les socialistes veulent une amitié entre la France et l'Allemagne inaltérable mais franche, d'égal à égal", a pour sa part affirmé dans un tweet le numéro 2 du PS Harlem Désir.
"Un devoir national"
Pour autant, malgré la modération apportée par le camp Hollande, Jean-Marie Le Guen semble peu enclin à revenir sur ses propos. Vendredi, le député PS de Paris en a rajouté une couche, estimant vendredi que "dénoncer la politique aveugle et égoïste de la droite allemande" relevait d'"un devoir national", alors que Nicolas Sarkozy n'a "ni la force ni la lucidité de s'y opposer". Pour Jean-Marie Le Guen, qui revient sur le communiqué d'Alain Juppé, les propos du chef de la diplomatie française "pourraient prêter à sourire". "En effet, que disait M. Juppé quand Nicolas Sarkozy organisait la chasse aux Roms, que dit-il quand M. Guéant stigmatise jour après jour les immigrés et les Français d'origine étrangère?", demande-t-il.
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