Le Sénat va-t-il passer à gauche ?

Par , le 22 septembre 2011 à 18h18 , mis à jour le 23 septembre 2011 à 08h39

Dimanche, le tiers des sièges est renouvelable. Les dissidences dans la majorité UMP pourraient lui coûter des sièges, donnant des espoirs aux socialistes.

sénat sénateursLe Sénat/Image d'archives © LCI

A droite, le sentiment va de très prudemment optimiste à franchement inquiet. Même si depuis quelques jours, le président UMP du Sénat Gérard Larcher affirme que son camp devrait garder la main sur la Haute assemblée, peu nombreux sont en réalité les dirigeants de la majorité qui vont passer un dimanche l'esprit tranquille. En effet, le 25 septembre, ce sont 170 sièges de sénateurs sur 348 qui sont mis en jeu et le résultat aura bien sûr une résonnance particulière à sept mois de la présidentielle. 71.890 grands électeurs participeront au scrutin : des délégués des conseils municipaux, qui représentent à eux seuls 95% du collège électoral, des députés, des conseillers régionaux et des conseillers généraux.

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Plus d'infos

 
Lors du précédent scrutin en 2008, la gauche avait créé la surprise, en remportant 23 sièges alors qu'un tiers du Sénat était renouvelable. Cette victoire avait été analysée comme le résultat de l'évolution sociologique des élus locaux, à l'issue des municipales de 2007 qui avaient vu une progression de la gauche. Jean-Pierre Bel, le patron des sénateurs PS, compte de nouveau sur cette dynamique. "Pour construire une nouvelle majorité, il nous faudrait un solde positif d'une vingtaine de sièges supplémentaires", un objectif qui lui semble réalisable. Mais d'ores et déjà, souligne-t-il, "une progression du nombre de sénateurs de l'opposition serait une victoire, même sans remporter la majorité".
 
A quelques dizaines de voix près...
 
Pour Gérard Larcher, le président UMP sortant du Sénat, un coup de tonnerre politique avec une victoire de la gauche n'est pas certain du tout. "C'est un résultat qui se jouera dans quelques départements à quelques dizaines de voix près", souligne-t-il. Mais "la majorité sénatoriale est plus large que la majorité présidentielle". Il prévoit des gains de sièges dans le Loiret, la Manche, le Morbihan, l'Indre-et-Loire, par exemple, tout en reconnaissant que la multiplication des listes, en particulier en Ile-de-France peut "affaiblir" le résultat de la droite. A gauche, mais surtout à droite, la difficulté sera en effet de rassembler les voix de son camp, pour éviter la dispersion que peut entraîner les dissidences. "Le scrutin proportionnel en vigueur dans les départements de plus de trois sénateurs nécessite que l'on se rassemble", souligne Gérard Larcher. A Paris, par exemple, l'ancien conseiller de Nicolas Sarkozy à l'Elysée Pierre Charon présente une liste autonome de l'UMP face à la liste de la ministre des Sports Chantal Jouanno.
 
Pour les socialistes, une victoire au Sénat aurait un impact psychologique très important. Un renversement de majorité au Sénat aurait "une résonance très forte" sur la campagne présidentielle, estime Jean-Pierre Bel. Mais, assure-t-il, "nous n'avons aucune volonté d'obstruction. "Les conditions de préparation de l'élection présidentielle seraient singulièrement modifiées par un changement de majorité au Sénat", reconnaît Gérard Larcher, évoquant "un séisme", même s'il ne sait "pas à quel niveau de l'échelle de Richter le chiffrer".
 

Comment fonctionne le scrutin ?

Le Sénat est renouvelable par moitié tous les trois ans. Dans les départements élisant trois sénateurs ou moins, l'élection a lieu au scrutin majoritaire à deux tours. Dans les autres c'est un scrutin à la proportionnelle et hommes et femmes doivent alterner sur les listes. Les sénateurs qui seront élus représenteront les départements dont l'ordre numérologique va de l'Indre-et-Loire (37) aux Pyrénées-Orientales (66), les départements de l'Ile-de-France, la Guadeloupe, la Martinique, la Réunion, la Nouvelle-Calédonie, Mayotte, Saint-Pierre-et-Miquelon et les Français de l'étranger (six sénateurs).

Par Renaud Pila le 22 septembre 2011 à 18:18
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51 Commentaires

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  • remarque18, le 25/09/2011 à 17h50

    Encore des échanges de courtoisie....

  • 421123, le 25/09/2011 à 02h41

    @victor.d: vous avez raison, ce serait bien la moitié du Sénat à renouveler. Toutes mes excuses.

  • 421123, le 24/09/2011 à 18h14

    Non, le sénat est renouvelable par tiers.

  • sagem2007, le 24/09/2011 à 01h02

    Le mieux serait de supprimer le Sénat qui ne sert strictement à rien et coûte cher aux Français.

  • michalowice, le 24/09/2011 à 00h55

    ACIERY Merci de me donner du courage, je m'aperçois que les vautours sont nombreux ! je suis blindée et j'ai une réserve d'humour ! avis aux agresseurs.

  • fredodu35, le 23/09/2011 à 23h09

    +1

  • rose-marie54, le 23/09/2011 à 22h29

    @credirec être de droie ne veut pas dire UMP

  • victor.d, le 23/09/2011 à 22h16

    Petite erreur dans l'intro, ce n'est pas le tiers mais la moitié du Sénat qui est renouvelable ;)

  • 1337sysop1337, le 23/09/2011 à 20h23

    1) Pour être gaulliste il faut avoir adhérer au gaullisme en son temps, 2) De Gaulle est mort, si on devait compter le nombre de fois où il a du se retourner dans sa tombe il reviendrait d'outre tombe pour organiser un référendum 3) Le sénat ? Il est redondant avec le conseil constitutionnel, qu'on fusionne les deux ou que l'un d'en eux disparaisse.

  • vaurien60, le 23/09/2011 à 19h31

    Et aux Français...surtout

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