Les ambitions de Ségolène Royal pour 2012 font grincer des dents. La présidente de la région Poitou-Charente souhaite, en cas de victoire de la gauche aux législatives, présider l'Assemblée nationale. Mardi, le Bureau national du PS a décidé de lui réserver la première circonscription de La Rochelle. Le bureau avait au préalable décidé que la circonscription reviendrait à une femme, pour des questions de parité. Oui mais voilà. Cette fédération avait voté contre le fait de réserver à une femme cette circonscription où le sortant, le député-maire PS de La Rochelle Maxime Bono, ne se représente pas, alors qu'Olivier Falorni, premier secrétaire fédéral du PS de Charente-Maritime, avait lui aussi fait acte de candidature. Dès que la décision des instances nationales du PS a été connue, deux élues PS se sont à leur tour déclarées candidates face à Ségolène Royal, dont l'une, Patricia Friou, avait pour suppléant Olivier Falorni. Une primaire interne entre les trois femmes était d'ores et déjà programmée pour les 1er et 2 décembre mais le Bureau national en a décidé autrement.
Législatives : les candidats PS investis, sans Jack Lang
La Convention nationale du PS a adopté samedi à une écrasante majorité la liste des candidats socialistes pour les législatives de 2012, et n'a pas réinvesti Jack Lang dans le Pas-de-Calais. Un choix qui n'a rien à voir avec les accusations de Montebourg, assure-t-on au PS.
Publié le 10/12/2011
Législatives : le PS investit ses candidats dans un contexte tendu
Le PS ratifie samedi ses candidatures aux législatives lors d'une convention à la Défense. Les tensions nées de l'accord avec EELV et de soupçons de corruption d'élus socialistes dans le Pas-de-Calais devraient être perceptibles.
Publié le 09/12/2011
Les dates des élections législatives de 2012
Les Français sont appelés à se prononcer pour les élections législatives les dimanches 10 et 17 juin 2012. Des élections qui se dérouleront dans les 577 circonscriptions de l'Hexagone, d'Outre-mer et de l'étranger.
Publié le 16/11/2011
Ségolène Royal ne compte pas "tirer un trait sur sa vie politique"
Candidate malheureuse à l'investiture PS, Ségolène Royal a confié jeudi dans Le Parisien avoir "été assommée" par son très faible score. Mais elle jouera sans arrière pensée "le rôle qui sera utile pour faire gagner la gauche".
Publié le 20/10/2011
"C'est une honte absolue, le parachutage de la honte. C'est une insulte pour les militants de la fédération. Nous souhaitions une primaire à la loyale, mais on découvre la primaire à la Royal", a dit Olivier Falorni. Ségolène Royal avait appelé mardi à l'union mais Olivier Falorni ne l'entend pas de cette oreille. "L'esprit de renoncement m'est étranger. Je suis dans un esprit de résistance. Ce soir (mercredi-NDLR), nous avons une réunion avec des militants à la fédération et il y a parmi eux une immense colère, certains d'entre ont envie de quitter le PS", a ajouté le premier secrétaire local. Il n'envisage pas la démission mais estime que la campagne de Ségolène Royal va se dérouler sans le soutien de la fédération, laissant aux militants le soin de décider des suites à donner.
Le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, Jean-Marc Ayrault, a dit mercredi comprendre cette émotion tout en défendant le droit de la candidate à la présidentielle de 2007 d'être élue. "C'est mal vécu, c'est sûr, je comprends", a-t-il dit sur France Info. "C'est important que si Ségolène Royal souhaite être à l'Assemblée nationale, on créé les conditions pour que ce soit le cas (...) c'est une manière de reconnaitre les combats qu'elle a menés."
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