Pour l'immense majorité des candidatures, la validation ne sera qu'une formalité. Mais les soupçons de corruption dans le Pas-de-Calais, les bisbilles lors de l'accord avec EELV et quelques "points noirs" devraient créer des tensions. Le parti socialiste se réunit samedi en convention nationale pour ratifier ses candidatures aux législatives. La Convention, équivalent du parlement du parti, se tient au Cnit de la Défense, de 10h à 13h. Elle sera précédée d'une conférence de presse de Martine Aubry à 9h. Elle doit valider les investitures dans quelque 430 circonscriptions - sur 577 sièges au total -, une grosse centaine étant réservées aux partenaires de la majorité - une soixantaine pour EELV, 35 pour le PRG, une dizaine pour d'autres partenaires -. Dans la plupart, les candidats on été désignés par un vote des militants les 1er et 2 décembre. Dans une trentaine (notamment les 16 circonscriptions des Bouches-du-Rhône et les 9 de l'Hérault), c'est le Bureau national du parti qui a directement investi.
Accusations de corruption : Montebourg explique pourquoi il mouille son camp
Dans un entretien accordé au Monde daté de mardi, le député PS de Saône-et-Loire estime qu'il est nécessaire pour le PS de "faire le ménage en [son] sein", en référence à la fédération socialiste du Pas-de-Calais. Car c'est la corruption "qui pousse les Français vers le Front national".
Publié le 19/12/2011
Lang tance les "bouffonneries" de Montebourg
Dans un entretien que publie le Journal du Dimanche, Jack Lang répond aux accusations d'Arnaud Montebourg, qui a dénoncé "un système de corruption" bénéficiant, selon lui, à des élus du parti dans le Pas-de-Calais. "Je n'ai pas la culture des poubelles", assure l'ancien ministre.
Publié le 11/12/2011
Bayrou se veut garant de "l'impartialité de l'Etat" face au PS et à l'UMP
Le candidat centriste à l'élection présidentielle s'est posé samedi lors de son premier meeting de campagne à Pau en garant de "l'impartialité de l'Etat", dénonçant les affaires du PS et de l'UMP qui, selon lui, discréditent ces deux partis pour 2012.
Publié le 10/12/2011
Lang étrille Montebourg après ses propos sur le Pas-de-Calais
Arnaud Montebourg a mis en cause Jack Lang, évoquant un "système de corruption" d'élus socialistes dans le Pas-de-Calais. Jack Lang a annoncé son intention de porter plainte pour diffamation, et déclaré que s'il le rencontrait, "il recevrait une bonne paire de gifles".
Publié le 09/12/2011
Fédération PS du Pas-de-Calais : Aubry s'en mêle
La première secrétaire du PS a annoncé jeudi dans un communiqué qu'elle allait demander la création d'une commission d'enquête du parti sur la fédération du Pas-de-Calais après des informations "mettant en cause son financement" et "son fonctionnement".
Publié le 08/12/2011
Législatives : la candidature de Royal à La Rochelle passe mal au PS
Le Bureau national du PS a décidé mardi de réserver la première circonscription de La Rochelle à la présidente de la Région Poitou Charentes, qui veut présider l'Assemblée si la gauche gagne. Un "parachutage de la honte", a déclaré mercredi le premier secrétaire fédéral du PS de Charente-Maritime.
Publié le 23/11/2011
Les dates des élections législatives de 2012
Les Français sont appelés à se prononcer pour les élections législatives les dimanches 10 et 17 juin 2012. Des élections qui se dérouleront dans les 577 circonscriptions de l'Hexagone, d'Outre-mer et de l'étranger.
Publié le 16/11/2011
Législatives : Duflot bien "décidée" à être candidate à Paris
L'intéressée n'a pas confirmé, mais des sources écologistes ont assuré vendredi qu'une candidature de la secrétaire nationale d'Europe Ecologie-Les Verts à Paris pour les législatives de 2012 avait été actée.
Publié le 04/11/2011
Premier point probable de friction : le Pas-de-Calais. Martine Aubry a annoncé jeudi la création d'une commission d'enquête interne sur cette fédération, après un courrier d'Arnaud Montebourg évoquant "un système de corruption" qui bénéficierait à des élus socialistes dans ce département. Elle demandera samedi de geler la désignation dans la 12e circonscription du député-maire de Liévin Jean-Pierre Kucheida, visé par des accusations de financement politique occulte. La fédération est également dans le collimateur pour n'avoir pas réservé suffisamment de place aux femmes. La situation de Jack Lang, qui a refusé de se présenter au vote des militants, devra être tranchée. L'ancien ministre, âgé de 72 ans, mis en cause par Arnaud Montebourg, a annoncé vendredi qu'il allait engager des poursuites judiciaires contre ce dernier.
Delanoë ne décolère pas sur le "parachutage" de Duflot
L'accord avec EELV devrait également être source de tensions. Nombre de "hollandais" affirment en effet avoir fait les frais au profit des "aubrystes". Selon un membre de la direction, "ça devrait cogner" surtout sur Paris, où le maire Bertrand Delanoë ne décolère pas contre "le parachutage" de Cécile Duflot dans la 5e circonscription, et sur Lyon où Gérard Collomb s'insurge contre la candidature de Philippe Meirieu (EELV). Au total, une dizaine de cas litigieux demeurent.
Quelques points noirs ponctuels subsistent aussi. A la Rochelle, l'investiture de Ségolène Royal dans la 1e circonscription, au titre de la parité, a fait des vagues. Le patron de la fédération de Charente-Maritime, Olivier Falorni, a annoncé qu'un candidat de gauche se présenterait contre l'ex-candidate à l'Elysée qui vise la présidence de l'Assemblée en cas d'alternance. Dans la 9e des Français de l'étranger (Afrique de l'Ouest, Maghreb), la candidature de Pouria Amirshahi, aux dépens de Faouzi Lamdaoui, un proche de François Hollande, sans vote des militants a provoqué la colère de plusieurs sections. Dans la 10e circonscription de l'Essonne, le député sortant Julien Dray et Malek Boutih s'affrontent. L'investiture a été gelée. Dans le Val-d'Oise, la candidature du maire d'Argenteuil Philippe Doucet est contestée, des militants ont annoncé qu'il manifesteraient samedi devant le Cnit.
Ok pour la parité, des progrès à faire pour la diversité
Selon la direction du PS, les objectifs de parité sont atteints, avec près de 50% de candidates femmes. De 49 sièges à l'Assemblée elles pourraient en occuper entre 80 à 90 à l'issue du scrutin. Pour la diversité, "on n'en est pas là", concède le PS. Au total, il devrait y avoir 25-26 candidats issus de l'immigration ou de l'outre-mer, dont six ont été directement investis par le BN. L'objectif est qu'ils obtiennent au moins une dizaine de sièges.
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