Après un long débat dans l'hémicycle, l''Assemblée a adopté mercredi soir un relèvement du taux réduit de TVA de 5,5% à 7%, sauf pour les produits de première nécessité et les cantines scolaires, l'une des mesures prévues par le plan Fillon II. Les députés ont voté cette mesure, qui doit rapporter 1,8 milliard d'euros dans les caisses de l'Etat, dans le cadre du projet de loi rectificatif 2011. Par rapport au projet initial, seules les cantines scolaires ont été maintenues à 5,5% de TVA.
Deux tiers des Français défavorables à la TVA sociale
Près des deux tiers (64%) des Français se disent opposés à la TVA sociale contre un tiers (33%) seulement qui y sont favorables, selon un sondage CSA pour L'Humanité à paraître jeudi.
Publié le 04/01/2012
TVA à 5,5% ou 7% : comment ne pas se perdre dans les taux
Un projet de directive rendu public par le gouvernement fait le point sur les produits et services qui échappent à la hausse du taux réduit de TVA. Entre nouvelles règles et nouvelles exceptions, mieux vaut prendre son fil d'Ariane pour s'y retrouver.
Publié le 04/01/2012
TVA à 7%, retraite à 62 ans avancée... Voici le plan de rigueur bis
François Fillon a présenté les différentes mesures lundi midi, pour réduire les déficits. Outre la hausse de la TVA et l'avancement de l'âge de la retraite, les dépenses de l'Etat seront gelées et l'impôt sur les sociétés sera relevé.
Publié le 07/11/2011
Rigueur, TVA, impôt sur les sociétés : le gouvernement n'a pas tranché
La création d'un taux "intermédiaire" à la TVA est à l'étude selon des députés UMP, mais il est loin de faire l'unanimité. D'autres pistes sont à l'étude selon Les Echos.
Publié le 27/10/2011
Un nouveau taux de TVA pour plus de rigueur ?
Les prévisions de croissance devant être réactualisées, le gouvernement va devoir trouver de nouveaux moyens de financement. La création d'un taux intermédiaire de TVA, entre 5,5% et 19,6%, serait à l'étude selon Le Monde.
Publié le 26/10/2011
La TVA sociale, pierre d'achoppement de la primaire PS
Source de tensions à droite, la TVA sociale, préconisée par Manuel Valls, a également opposé mercredi soir les candidats à la primaire socialiste lors de leur débat télévisé. Pour Martine Aubry, elle "va toucher d'abord les classes populaires et moyennes". François Hollande évoque une autre piste.
Publié le 29/09/2011
Pécresse défend sa TVA gonflée sur les parcs d'attractions
La commission des Finances de l'Assemblée a adopté mercredi un amendement, présenté par une cinquantaine de députés UMP, supprimant le relèvement du taux de TVA dans les parcs à. C'est pourtant une mesure du plan de rigueur.
Publié le 31/08/2011
"On ne veut pas avoir 36 taux de TVA, mais un seul taux" réduit, a affirmé au cours de débats la ministre du Budget Valérie Pécresse, alors que se succédaient les amendements pour déroger à cette mesure. "Le mitage de ce dispositif à 7%, c'est l'injustice et l'assurance de l'injustice!", a-t-elle martelé. Elle a exhorté la majorité à n'accepter aucune autre dérogation, sauf pour les cantines scolaires. L'ancien ministre Hervé Gaymard (UMP) est monté au créneau pour défendre les librairies, évoquant "la nourriture spirituelle". Patrick Bloche (PS) s'est inquiété de l'impact "sur les libraires et les auteurs" du passage à 7%. Le rapporteur du Budget, Gilles Carrez (UMP), a appuyé l'amendement d'Hervé Gaymard, mettant en avant "une économie (des libraires) très vulnérable", et même "si cela ne représente que 20 ou 30 centimes par livre". Valérie Pécresse a rappelé qu'une mission d'accompagnement de ce secteur avait été décidée pour que la transition "puisse avoir lieu sans impact sur l'économie des librairies". Le spectacle vivant n'a pas non plus échappé au relèvement, de même que les transports scolaires au grand dam de Charles de Courson (NC) selon lequel cela ne coûtait que "15 millions d'euros".
"Vous allez nuire à nos vaches et à nos paysans!"
Les travaux de rénovation à domicile passent eux aussi à 7%. Jean-Yves Le Bouillonnec a défendu le secteur du logement social. Seules les constructions de logements sociaux engagées ou achevées avant fin 2011 resteront à 5,5%, une mesure PS soutenue par le gouvernement. A Jean-Claude Sandrier (PCF) qui s'inquiétait de "la perte d'un milliard de chiffre d'affaires et de la disparition directe ou indirecte de près de 10.000 emplois" dans le BTP, Gilles Carrez (UMP) a rétorqué que passer à 7% de TVA "n'aura aucun effet sur les travaux" d'autant que "les plus susceptibles de faire des travaux de logements sont les ménages les plus aisés".
"Vous allez faire augmenter le beurre d'Isigny, vous allez nuire à nos vaches et à nos paysans!", s'est exclamé Jean-Pierre Brard (app. PCF), s'interrogeant sur l'alimentation destinée au bétail. Christian Eckert (PS) a relancé sans cesse la ministre sur le périmètre du nouveau taux réduit de TVA à 7%: "est-ce que le ticket de métro va augmenter, est-ce que le ticket SNCF va augmenter?, est-ce que les billets d'avion vont augmenter", a-t-il interrogé. S'agissant des médicaments, seuls "les médicaments non remboursés" sont concernés, a affirmé Valérie Pécresse alors que Jean-Pierre Brard lui demandait si "le Doliprane" était faisait partie de la liste. Et après un développement sur les salades toutes prêtes, dont le taux va varier selon qu'elle sont vendues ou non avec couverts, Hervé Mariton (UMP) s'est permis une boutade: "les jus de fruits en petites briques avec une petite paille sont-ils impactés?", suscitant l'hilarité générale.
L'Assemblée a aussi voté le gel du barème de l'impôt sur le revenu pour 2012 et 2013 au niveau de 2011, et ne sera donc pas indexé sur l'inflation, ce qui fait partie des mesures du plan de rigueur annoncé par le Premier ministre le 7 novembre.
| Services à domicile: l'Assemblée rejette le recentrage des déductions fiscales |
L'Assemblée a rejeté dans la nuit de mercredi à jeudi un amendement UMP visant à recentrer les déductions fiscales pour les services à domicile dans le cadre du budget rectificatif 2011. Adopté en commission, ce dispositif de Chantal Brunel (UMP) visait notamment à réserver les réductions d'impôts pour les activités de loisir et détente aux personnes âgées, handicapées ou dépendantes. Mais, le gouvernement s'y est opposé. La ministre du budget, Valérie Pécresse a mis en avant "l'impact extrêmement fort sur l'emploi", expliquant craindre un retour du travail clandestin. Christian Eckert (PS). a évoqué au rang des abus "les cours de coaching" ou "les cours de claquettes à domicile" ou encore "l'assistance informatique à domicile". Il a accusé "les lobbies" d'avoir signé l'arrêt de mort de l'amendement. "J'ai bien vu les lobbies fonctionner, Acadomia et compagnie...", a-t-il dit. Le député Charles de Courson (Nouveau Centre) a continué lui aussi à soutenir cette mesure. Le texte détaillait plusieurs activités ouvrant droit à déduction pour tous les contribuables: entretien de la maison et travaux ménagers, petits travaux de jardinage, prestation de petit bricolage, garde d'enfant à domicile, soutien scolaire, garde-malade (soins exceptés), etc. Quatorze autres activités de service à domicile ne permettaient une déduction fiscale que pour les personnes âgées, handicapées ou nécessitant une aide personnelle. |
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