Deux des ministres concernées par l'annonce de François Fillon/Image d'archives © ABACAIls sont au complet. Les six ministres priés par François Fillon de renoncer à cumuler leur retraite de parlementaire - 6000 euros nets mensuels à taux plein - et leur indemnité ministériel - 14 000 euros nets mensuels - ont obéi au premier ministre. Jeudi, Patrick Devedjian, le ministre chargé de la relance, Jean-Marie Bockel (secrétaire d'Etat à la justice) Henri de Raincourt (Relations avec le Parlement) et Michel Mercier (Collectivités locales) l'ont fait savoir par voie de presse. Michèle Alliot-Marie et Roselyne Bachelot avaient toutes deux indiqué mercredi soir qu'elles se conformaient à la demande du chef du gouvernement.
"Rigueur" : Fillon assume et ne regrette rien
Non, il ne regrette pas d'avoir employé le mot honni. Oui, il le prononcera de nouveau. "Chaque fois que j'en aurai l'occasion", affirme-t-il. Pour le Premier ministre, "rigueur" n'est plus un gros mot.
Publié le 19/07/2010
Fillon lâche le mot "rigueur"
"Rigueur" : le terme est soigneusement évité par le gouvernement, car jugé trop impopulaire auprès des Français. Mais François Fillon, en visite au Japon, a évoqué au détour d'une phrase la "rigueur" pratiquée en France.
Publié le 16/07/2010
"La rigueur, on y est"
Dans un entretien au Monde, Copé prône une coupe de 10% des budgets de fonctionnement des ministères, et un bonus/malus aux collectivités locales en fonction de leur gestion des dotations publiques.
Publié le 26/06/2010
Ferme sur les retraites, plus dur sur les niches fiscales
François Fillon a précisé lors d'une conférence de presse la réponse du gouvernement à la mobilisation sur les retraites et durcit le programme de réduction des déficits.
Publié le 25/06/2010
Trois ministres renoncent à leur retraite de parlementaire
François Fillon avait déclaré mardi qu'il interdirait à ses ministres de cumuler indemnité ministérielle et retraite de parlementaire. Trois membres du gouvernement se sont pliés à l'injonction : Michèle Alliot-Marie, Roselyne Bachelot et Jean-Marie Bockel.
Publié le 16/06/2010
Mardi, un jour avant le dévoilement de la réforme des retraites voulue par le gouvernement, François Fillon avait expliqué qu'il demanderait par lettre à ceux de ses ministres ex-parlementaires de renoncer au cumul le temps de leur mandat ministériel. Il a précisé son état d'esprit dans une lettre datée du 16 juin et rendue publique par Matignon jeudi "C'est une situation qui ne me paraît pas satisfaisante", explique le chef du gouvernement."Loin d'être retiré de la vie active, le ministre exerce des fonctions éminentes. En outre, il a le cas échéant vocation à retrouver un mandat parlementaire à l'issue de ses fonctionsgouvernementales", écrit François Fillon.
L'effet Boutin
"Depuis la dernière révision constitutionnelle, il peut même retrouver de plein droit le mandat qu'il détenait lors de son entrée au gouvernement", rappelle-t-il. "Je pense que, dans cette période, nos concitoyens seront particulièrement sensibles à une telle démarche", conclut le Premier ministre.
Après la controverse liée à la double rémunération de l'ex-ministre Christine Boutin, qui touchait depuis le 1er janvier sa retraite de député et un salaire de 9.500 euros mensuels nets pour une mission confiée par l'Elysée, la question du cumul des rémunérations s'était publiquement posée.
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