Conseil constitutionnel © TF1/LCILes Sages vont devoir trancher. Le Conseil constitutionnel a été saisi mardi de deux recours déposés par des sénateurs contre le texte pénalisant la négation des génocides reconnus par la loi, et notamment celui des Arméniens par la Turquie entre 1915 et 1917. Les sénateurs soulignent que ce n'est pas au législateur de traiter une question qui fait encore débat parmi les historiens.
Négation des génocides : la loi censurée
Les Sages du Conseil constitutionnel ont estimé que le texte portait une " atteinte inconstitutionnelle à l'exercice de la liberté d'expression et de communication". Nicolas Sarkozy a chargé le gouvernement de préparer un nouveau texte.
Publié le 28/02/2012
Génocide arménien : que peut faire la Turquie contre la France ?
Malgré des menaces préalables, la Turquie, qui avait rappelé son ambassadeur après le vote à l'Assemblée fin décembre, a choisi de calmer le jeu après celui au Sénat. Aucune mesure de rétorsion supplémentaire, notamment économique, n'aura lieu avant la promulgation du texte par Nicolas Sarkozy, sous quinze jours.
Publié le 24/01/2012
Génocide arménien : la Turquie tempête mais attend la promulgation
Au lendemain de l'adoption définitive par le Parlement de la loi pénalisant la négation des génocides, et notamment celui d'Arméniens par la Turquie entre 1915-1917, le Premier ministre turc a expliqué qu'il attendrait la promulgation du texte jugé "discriminatoire et raciste" pour mettre en place d'éventuelles nouvelles mesures de représailles.
Publié le 24/01/2012
Génocide arménien : le Sénat a voté
Le parlement français a adopté lundi soir la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien après un ultime vote du Sénat. L'ambassade turque à Paris menace la France de "conséquences permanentes" si la loi est promulguée.
Publié le 23/01/2012
Génocide arménien : la Turquie prépare la riposte, Paris "tend la main"
Le parlement français a adopté lundi soir la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien après un ultime vote du Sénat. L'ambassade turque à Paris menace la France de "conséquences permanentes" si la loi est promulguée.
Publié le 24/01/2012
Génocide arménien : le Sénat vote, Ankara menace
Les sénateurs ont entamé, peu après 15 heures, lundi, l'examen du texte visant à pénaliser la négation du génocide arménien de 1915. Le vote devrait intervenir dans la soirée. Le gouvernement turc menace de mettre en oeuvre un train de représailles en cas d'adoption du texte.
Publié le 23/01/2012
Génocide arménien : Ankara promet des sanctions "permanentes" si la loi est votée
Le ministre turc des Affaires étrangères a appelé, samedi, les sénateurs français à rejeter la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien, lors du vote de lundi. Dans le cas contraire, la France s'exposerait à des sanctions "permanentes".
Publié le 21/01/2012
Loi sur le génocide : le site de Valérie Boyer piraté par les hackers de "Charlie Hebdo" ?
Selon LeNouvelsObs.com, le site de Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens, a été attaqué par des anciens du groupe turc "Akincilar". Des hackers qui avaient déjà piraté le site de "Charlie Hebdo" début novembre.
Publié le 27/12/2011
Loi sur le génocide : Valérie Boyer mise sous protection policière
Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens, a annoncé, dimanche, son intention de porter plainte après avoir reçu des "menaces de mort et de viol". Des menaces qui interviennent après le piratage de son site internet.
Publié le 26/12/2011
Loi sur le génocide : le site de la députée à l'origine du texte piraté
Le site de Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens, était victime dimanche d'un piratage par des militants pro-Turquie.
Publié le 25/12/2011
Erdogan accuse Paris de "génocide", Sarkozy demande le "respect"
Au lendemain de l'adoption d'une proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien, l'ambassadeur turc a quitté la France. Recep Erdogan accuse la France de "haine du musulman et du Turc". Nicolas Sarkozy appelle au "respect des convictions" de chacun.
Publié le 23/12/2011
Génocide arménien : l'Assemblée débat, malgré les manifestations
La venue d'une délégation de parlementaires turcs et de manifestants n'a rien changé à l'agenda. Le débat sur la pénalisation de la négation des génocides a débuté jeudi à l'Assemblée. "Mon texte ne vise aucun pays", a lancé Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi.
Publié le 22/12/2011
Le premier recours a été initié par le président du groupe RDSE (à majorité radicaux de gauche), Jacques Mézard, et a recueilli 77 signatures, alors que 60 seulement sont nécessaires pour une saisine. Les sénateurs s'associant à ce recours sont issus de tous les groupes, y compris du PS et de l'UMP. Parmi eux figurent la vice-présidente du Sénat Bariza Khiari (PS), les deux sénateurs socialistes de la Nièvre Gaëtan Gorce et Didier Boulaud, l'ancien président UMP du Sénat Christian Poncelet et l'ancien président de la commission des Lois Jean-Jacques Hyest, lui aussi UMP. La quasi-totalité du Rassemblement démocratique et social européen (RDSE) -dont Jean-Pierre Chevènement et le président du PRG Jean-Michel Baylet- et du groupe écologiste - dont son président Jean-Vincent Placé et la présidente de la commission de la Culture Marie-Christine Blandin - ont également apposé leur signature au bas de la saisine. Chez les centristes de l'Union Centriste et Républicaine (UCR) on note Jacqueline Gourault (MoDem) présidente de la délégation aux collectivités et Jean-Léonce Dupont, vice-président du Sénat.
Le deuxième recours émane de 65 députés menés par Jacques Myard (UMP) et Michel Diefenbacher (UMP).
Un mois
La proposition de loi portée par la députée UMP Valérie Boyer, à l'origine d'une brouille entre Paris et Ankara, avait été définitivement adoptée par le Parlement avec un ultime vote du Sénat le 23 janvier. 86 sénateurs avaient voté contre ce texte et 126 pour. 236 sénateurs seulement avaient pris part au vote sur un effectif global de 347 (un siège est vacant à la suite d'une invalidation électorale). Déjà adoptée par les députés le 22 décembre, la proposition prévoit un an de prison et 45.000 euros d'amende en cas de contestation ou de minimisation de façon outrancière d'un génocide reconnu par la loi française.
Le dépôt de ces recours empêche Nicolas Sarkozy de promulguer officiellement la loi -il disposait de quinze jours pour le faire, soit jusqu'au début de la semaine prochaine. Selon la Constitution, le Conseil constitutionnel devra statuer d'ici un mois, en sachant que ce délai peut être ramené à huit jours en cas de demande du gouvernement.
"Même si ce n'est pas une surprise", Valérie Boyer s'est dite "déçue de constater que certains parlementaires préfèrent le légalisme à l'humanisme", dans un communiqué transmis à l'AFP. "Pour moi, la pression exercée par un Etat étranger négationniste ne doit pas l'emporter sur une cause universelle, sur la défense des droits de l'Homme et la grandeur de la France", a-t-elle ajouté. "Mais la messe n'est pas encore dite. Il appartient maintenant aux constitutionnalistes de faire entendre leurs arguments et je sais qu'ils sont nombreux à plaider pour la constitutionnalité du texte", a-t-elle estimé.
Sarkozy : "cela ne me rend pas service"
Selon des députés UMP reçus mercredi à l'Elysée, le chef de l'Etat a indiqué que que ce recours "ne (lui) rend pas service". Il exprime notamment sa crainte d'un recours contre la pénalisation de la négation de la Shoah si les Sages jugent la nouvelle loi anti-constitutionnelle -le Conseil constitutionnel peut censurer une loi qu'il juge contraire à la Constitution, s'il est saisi par 60 députés, 60 sénateurs, le chef de l'Etat, le président de l'Assemblée nationale ou celui du Sénat.
Deux génocides, celui des Juifs pendant la Seconde guerre mondiale et donc celui des Arméniens, sont reconnus, mais seule la négation du premier était pour l'instant punie.
| Erdogan salue la saisine |
Le Premier ministre turc, Recep Erdogan, a rapidement salué la saisine du Conseil constitutionnel. "C'est une démarche conforme à ce qu'est la France. J'espère que le Conseil constitutionnel fera le nécessaire", a-t-il dit aux journalistes, ont rapporté les chaînes de télévision. "Les relations franco-turques vont se détendre. On risquait une rupture. Pour le moment, cette rupture a l'air d'avoir été évitée. Nous attendons maintenant la décision du Conseil constitutionnel", a ajouté l'ambassade de Turquie à Paris. |
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