La député UMP Valérie Boyer défendant le 22 décembre 2011 le texte sur les génocides dans une Assemblée très clairsemée. © Agence France Presse |
Capture écran du site de la députée UMP Valérie Boyer,
Des députés et sénateurs de tous bords politiques ont saisi mardi le Conseil constitutionnel contre le texte pénalisant la négation du génocide arménien. En attendant la décision des Sages, l'initiative bloque sa promulgation, à la grande satisfaction d'Ankara. Publié le 31/01/2012
 Malgré des menaces préalables, la Turquie, qui avait rappelé son ambassadeur après le vote à l'Assemblée fin décembre, a choisi de calmer le jeu après celui au Sénat. Aucune mesure de rétorsion supplémentaire, notamment économique, n'aura lieu avant la promulgation du texte par Nicolas Sarkozy, sous quinze jours. Publié le 24/01/2012
 Au lendemain de l'adoption définitive par le Parlement de la loi pénalisant la négation des génocides, et notamment celui d'Arméniens par la Turquie entre 1915-1917, le Premier ministre turc a expliqué qu'il attendrait la promulgation du texte jugé "discriminatoire et raciste" pour mettre en place d'éventuelles nouvelles mesures de représailles. Publié le 24/01/2012
 Le parlement français a adopté lundi soir la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien après un ultime vote du Sénat. L'ambassade turque à Paris menace la France de "conséquences permanentes" si la loi est promulguée. Publié le 23/01/2012
 Le parlement français a adopté lundi soir la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien après un ultime vote du Sénat. L'ambassade turque à Paris menace la France de "conséquences permanentes" si la loi est promulguée. Publié le 24/01/2012
 Les sénateurs ont entamé, peu après 15 heures, lundi, l'examen du texte visant à pénaliser la négation du génocide arménien de 1915. Le vote devrait intervenir dans la soirée. Le gouvernement turc menace de mettre en oeuvre un train de représailles en cas d'adoption du texte. Publié le 23/01/2012
 Selon LeNouvelsObs.com, le site de Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens, a été attaqué par des anciens du groupe turc "Akincilar". Des hackers qui avaient déjà piraté le site de "Charlie Hebdo" début novembre. Publié le 27/12/2011
 En pleine crise franco-turque sur la loi sur les génocides, le site internet du Sénat a été victime d'une opération de "saturation". Selon Le Monde, il s'agirait d'une attaque lancée par un hacker turc. Par ailleurs, des sites liés à la diaspora arménienne de France ont également été victimes de pirates. Publié le 26/12/2011
 Le site de Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens, était victime dimanche d'un piratage par des militants pro-Turquie. Publié le 25/12/2011
 Dans un entretien publié samedi par le JDD.fr, l'ancien ministre PS se demande pourquoi "depuis cinq ans, les autorités nationales attaquent en permanence la Turquie", et regrette la loi votée jeudi par les députés réprimant la négation des génocides dont celui des Arméniens. Publié le 24/12/2011
 Les députés ont adopté jeudi en première lecture la proposition de loi sur la négation des génocides, dont celui des Arméniens en 1915, malgré les menaces de la Turquie et une grosse manifestation devant l'Assemblée. Publié le 22/12/2011
 La venue d'une délégation de parlementaires turcs et de manifestants n'a rien changé à l'agenda. Le débat sur la pénalisation de la négation des génocides a débuté jeudi à l'Assemblée. "Mon texte ne vise aucun pays", a lancé Valérie Boyer, la députée UMP à l'origine de la proposition de loi. Publié le 22/12/2011
 Le secrétaire d'Etat au Commerce extérieur, Pierre Lellouche, a appelé mercredi, sur France 2, les dirigeants turcs à faire preuve de retenue après l'adoption par les députés français d'une loi pénalisant la négation du génocide, prévenant que des représailles seraient "illégales". Publié le 28/12/2011
 Plus d'infos piraté le 25/12/2012 par des militants pro-turcs. |
Après avoir attaqué son site Internet dimanche (Lire : Loi sur le génocide : le site de la députée à l'origine du texte piraté), les militants pro-Turquie menacent de s'en prendre directement à Valérie Boyer. Le tort de cette député UMP ? Etre à l'origine de la proposition de loi, adoptée jeudi par l'Assemblée nationale, qui pénalise la négation de tout génocide, dont celui des Arméniens en 1915.
Valérie Boyer a affirmé avoir reçu "des menaces de mort, des menaces de viol, des menaces de destruction, des injures et des insultes". "Je trouve ça très choquant", a-t-elle ajouté dimanche sur BFMTV. Elle a également fait part de son intention de porter plainte. "Je me dois de déposer plainte. Et c'est ce que je ferai. Cette façon de procéder ne peut que nous conforter dans nos convictions et dans notre résolution", a-t-elle souligné en précisant "c'est quand même totalement paradoxal d'être l'auteur et le rapporteur d'un texte qui parle de droits de l'homme, de dignité humaine, de reconnaissance et de protection des plus faibles, et légiférer sous la menace, se faire menacer par un Etat étranger, et ensuite subir des menaces personnelles, extrêmement graves". Face à ces menaces, le ministère de l'Intérieur a annoncé lundi soir que la députée serait désormais placée sous protection judiciaire.
Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP, a "fait part de son indignation" face aux "menaces intolérables" dont est la cible la député des Bouches-du-Rhône. "Les auteurs de ces agissements devront être poursuivis par la justice et condamnés avec la plus grande fermeté", a-t-il déclaré.
Dimanche, le site http://www.valerie-boyer.fr/ avait été piraté. Il renvoyait automatiquement vers un écran noir affichant le drapeau de la Turquie. Un message, non signé, en turc et en anglais, dénonçait l'aspect électoraliste du texte. Selon Le Nouvel Obs.com ce sont d'anciens membres du groupe turc Akincilar, qui s'était attaqué début novembre au site de l'hebdomadaire Charlie Hebdo, qui ont attaqué le site de la députée.