L'avocat Robert Bourgi © LCI
Un témoin dit qu'Omar Bongo a financé Sarkozy en 2007
Dans un livre, un proche de l'ancien président du Gabon affirme que les supposées remises d'argent en espèces racontées par Robert Bourgi, et censées avoir concerné uniquement Jean-Marie Le Pen et le camp de Jacques Chirac, se sont prolongées sous Nicolas Sarkozy. Mais le témoin n'apporte aucune preuve.
Publié le 22/11/2011
Il n'y aura pas d'enquête sur les "mallettes africaines"
L'enquête préliminaire ouverte après les accusations de l'ex-conseiller officieux de l'Elysée Robert Bourgi sur la remise de fonds africains occultes à Jacques Chirac et Dominique de Villepin a été classée sans suite, a annoncé le parquet.
Publié le 16/11/2011
Accusations de Bourgi : le parquet de Paris ouvre une enquête
Le parquet de Paris a annoncé, mardi, avoir ouvert une enquête après les allégations de l'avocat Robert Bourgi. Ce dernier affirme que Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Jean-Marie Le Pen et d'autres ex-présidents français ont reçu des fonds occultes de chefs d'Etat africains.
Publié le 13/09/2011
Affaire Bourgi : la gauche réclame des suites
<b> Réactions -</b> Alors que l'avocat distille ses accusations sur les bénéficiaires de l'argent noir de la "Françafrique", les réactions politiques pleuvent. Au PS, Montebourg demande la désignation de "procureurs indépendants". A droite, on tombe des nues.
Publié le 13/09/2011
Après Chirac, Pompidou, Giscard et Mitterrand, Bourgi mouille Le Pen
L'avocat se dit prêt à répondre à "n'importe quel magistrat" qui voudra l'entendre sur ses accusations contre Chirac et Villepin sur des fonds occultes africains. Il met aussi en cause Pompidou, Giscard, Mitterrand et Le Pen. L'Ordre des avocats de Paris a annoncé une enquête déontologique.
Publié le 12/09/2011
De Pompidou à Chirac, Bourgi balance sur l'argent occulte
L'avocat se dit prêt à répondre à "n'importe quel magistrat" qui voudra l'entendre sur ses accusations contre Chirac et Villepin sur des fonds occultes africains. Il met aussi en cause Pompidou, Giscard, Mitterrand.
Publié le 12/09/2011
Il lance des accusations contre la chiraquie : qui est Robert Bourgi ?
<b>Portrait</b> - Cet avocat s'est précipité en pleine lumière en lançant dimanche, dans le JDD, de graves accusations contre la chiraquie. Qu'est-ce qui a poussé cet homme familier de nombreux chefs d'Etat africains à rompre avec la discrétion consubstantielle à ses activités de conseiller ?
Publié le 11/09/2011
Villepin, "inquiet", écrit à Sarkozy
Dans une lettre ouverte au chef de l'Etat, l'ancien premier ministre et possible candidat à la présidentielle fait part de son inquiétude face à "l'état de stupeur et de sidération" du pays.
Publié le 03/06/2011
Clearstream : Villepin nie toujours le complot contre Sarkozy
Devant la cour d'appel de Paris, Dominique de Villepin a contesté une fois de plus mercredi avoir fomenté un complot contre Nicolas Sarkozy dans l'affaire Clearstream.
Publié le 04/05/2011
Clearstream : Villepin-Sarkozy, nouveau contexte politique
Le premier procès avait donné lieu à un affrontement verbal à distance très virulent entre les deux hommes. Mais depuis, ils se parlent de temps en temps.
Publié le 29/04/2011
Malgré Villepin ou Borloo, Sarkozy au second tour, Le Pen hors jeu
Dans ce sondage CSA publié jeudi, Marine Le Pen ne figure pas au second tour de la présidentielle, dans l'hypothèse des candidatures de DSK, Dominique de Villepin et Jean-Louis Borloo.
Publié le 28/04/2011
Villepin n'a "aucun ressentiment" vis-à-vis de Sarkozy
Dominique de Villepin, qui doit déjeuner jeudi avec Nicolas Sarkozy, a assuré mardi n'avoir plus aucun ressentiment à l'égard d'un président qu'il a durement critiqué depuis son arrivée au pouvoir.
Publié le 22/02/2011
La charge de Villepin contre Sarkozy provoque un tollé à l'UMP
Avec sa nouvelle charge violente, dimanche, contre Nicolas Sarkozy en qui il voit "l'un des problèmes de la France", l'ancien Premier ministre a provoqué l'indignation à l'UMP et suscité l'embarras jusqu'au sein de ses propres troupes.
Publié le 07/11/2010
Présomption d'innocence : l'affaire Villepin/Sarkozy devant le tribunal
Les juges ont examiné mercredi l'assignation de Nicolas Sarkozy par l'ex-Premier ministre pour avoir parlé de "coupables" et non de "prévenus" dans l'affaire Clearstream lors d'une intervention télévisée.
Publié le 10/02/2010
Sarkozy s'acharne-t-il sur Villepin ? Oui pour 43% des Français
Selon un sondage BVA, près d'un Français sur deux (49%) souhaite en outre que Dominique de Villepin se présente à la présidentielle de 2012.
Publié le 31/01/2010
Devedjian : "il se met en cause"
Publié le 12/09/2011
Jacques Chirac, l'animal politique affaibli par la maladie
PORTRAIT - Premier président de la République française à être condamné en justice, Jacques Chirac, âgé de 79 ans, a été un des grands fauves de la vie politique jusqu'à son départ en 2007 de l'Elysée après 12 ans à la tête du pays.
Publié le 15/12/2011
Lundi dans Le Parisien, Robert Bourgi maintient ses accusations. "Je suis surpris que Jacques Chirac, frappé d'amnésie pour les affaires de la mairie de Paris, retrouve subitement la mémoire pour porter plainte contre moi. Ça ne me fait ni chaud ni froid pour une simple raison : c'est la stricte vérité". Il se dit prêt "répondre à n'importe quel magistrat qui voudra" l'entendre.
Pompidou, Giscard et Mitterrand aussi ?
L'avocat affirme par ailleurs que le système de financement politique occulte par des fonds africains a existé aussi sous les trois présidences précédant celles de Jacques Chirac. Le créateur de la Françafrique Jacques Foccart, son "maître", "m'a dit à moi que ces pratiques existaient même du temps de Pompidou, Giscard d'Estaing et Mitterrand. J'ai souvent croisé à Libreville François de Grossouvre, Roland Dumas", deux proches du président socialiste défunt. Mais il s'est dit "incapable" d'évaluer les sommes versées sous ces trois présidences.
Critiqué dimanche sur le timing de ces accusations, Robert Bourgi dit dans Le Parisien écouter "sa conscience", qui lui a dicté de "dénoncer ces pratiques", auxquelles il a participé "activement". Il dément participer à une manipulation destinée à discréditer la candidature de Villepin en 2012. "Personne n'était au courant de cette interview. Je n'en ai parlé à personne, pas même à mon épouse. J'ai envie d'une France propre pour mes enfants et mes petits-enfants et surtout de relations saines avec l'Afrique", assure-t-il dans Le Parisien. Sur Europe 1, l'avocat a cependant précisé ne pas pouvoir prouver ce qu'il avance. "Dans ce domaine-là, il n'y a aucune preuve, aucune trace".
Le "côté obscur de la Françafrique"
Dans une autre interview à la radio RFI, Robert Bourgi s'est qualifié lui-même de "repenti". "J'ai assisté M. Foccart dans cette partie que je qualifie de côté obscur de la Françafrique jusqu'à son départ en 1997. Et de 1997 à 2005, j'ai géré moi-même ce côté obscur de la Françafrique", a déclaré l'avocat franco-libanais. "Robert Bourgi sert sur un plateau à l'opinion publique française, à la classe politique française, ce que tous les journalistes cherchaient à savoir depuis 25 ans", s'est-il vanté, parlant de lui-même à la troisième personne. Que promettait la France à ces chefs d'Etats africains en échange de cet argent ? "Mensonges, mensonges, mensonges, promesses non tenues, c'est-à-dire que la France fermait les yeux sur certaines dérives du pouvoir en Afrique", a-t-il accusé.
Dans l'interview au Parisien, Robert Bourgi affirme que ces pratiques ont cessé en 2005 et qu'à partir de 2007, Nicolas Sarkozy, fraîchement élu président de la République, lui a dit : "Ces pratiques, je n'en veux pas". Quant à son rôle supposé auprès du chef de l'Etat sur les dossiers africains, Robert Bourgi assure voir "régulièrement" Nicolas Sarkozy. "Je lui écris des notes de temps à autre, mais dans un cadre strict d'expertise". Mais "je n'ai aucun rôle officiel ni officieux, que ce soit clair", affirme-t-il. Claude Guéant avait affirmé dimanche que l'avocat n'était pas "un conseiller" de l'Elysée.
Des propos démentis, lundi, par Jean-François Probst. Cet ancien collaborateur de Jacques Chirac a affimé au Parisien que "rien ne s'est arrêté avec Nicolas Sarkozy" concernant les financements occultes africains, malgré les envies de rupture du président français avec la politique chiraquienne. "Ce n'est pas crédible, c'est même le plus gros mensonge de sa vie", a-t-il déclaré. Selon lui, Bourgi "s'est dépensé sans compter pour Sarkozy auprès de nombreux chefs d'Etats africains lors de la présidentielle de 2007". Il aurait ainsi "filé à Libreville dès juillet 2007 et refait un deal avec Omar Bongo", le président gabonais. Montant de l'accord? "1 milliard de francs CFA".
L'avocat de Chirac minimise ses problèmes de mémoire
"Si mon client a effectivement des difficultés de mémoire, M. Bourgi en a de plus grandes que lui", a déclaré Me Kiejman, l'avocat de Jacques Chirac, interrogé par la presse à son arrivée au procès des emplois présumés fictifs de la ville de Paris lundi. "Jacques Chirac n'en est pas au point de ne pas se souvenir de ce qu'il n'a pas fait", a-t-il ajouté. Me Kiejman a précisé que la plainte de son client, "indigné", interviendrait dans les jours qui viennent. "A ce moment-là, on verra s'il y a le moindre élément de preuve à l'appui de ses diffamations", a poursuivi M. Kiejman. Il a estimé qu'on pouvait "s'interroger sur le moment" où ces accusations interviennent.
| En Côte d'Ivoire, on confirme, mais le Sénégal dément |
Dimanche après-midi, l'ex numéro 2 de Laurent Gbagbo, Mamadou Koulibaly, est allé dans le sens de ces accusations. "Robert Bourgi a parfaitement raison il y a eu un transfert d'argent entre Laurent Gbagbo (2000-2011) et Jacques Chirac, en 2002" a déclaré M. Koulibaly, faisant état "d'environ deux milliards de FCFA (environ trois millions d'euros) transportés d'Abidjan vers Paris par valise". L'entourage du président ivoirien déchu en France s'est également étonné dimanche que les Français semblent "découvrir" de tels financements occultes. Autre son de cloche au Sénégal. Serigne Mbacké Ndiaye, porte-parole et ministre à la présidence, a estimé que les propos de Bourgi étaient "faux et archi-faux". "Notre présidence date de 2009, on répond des faits à partir de là", a de son côté déclaré une source à la présidence sous couvert de l'anonymat, ajoutant ne pas se sentir concernés, de fait. |
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