La ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a affirmé dans une interview n'avoir "jamais eu rien de personnel" dans ses contacts avec l'ancien président tunisien Ben Ali, aux différents postes qu'elle a occupés. Alors que ses vacances controversées fin 2010 en Tunisie, son offre de coopération sécuritaire au régime Ben Ali et ses liens d'amitié avec un homme d'affaires tunisien ont été vivement dénoncés par l'opposition, le site Mediapart avait révélé mercredi qu'elle avait eu un bref entretien téléphonique avec Ben Ali durant la même période.
Interrogée par le journal gratuit Metro sur cet entretien et la raison pour laquelle elle avait déclaré n'avoir eu "aucun contact privilégié" avec Ben Ali avant sa fuite, Mme Alliot-Marie a répondu: "parce que c'est la vérité! Je n'avais en effet aucun contact privilégié avec lui. Nos entretiens ou nos rencontres bilatérales ont toujours été dans le strict cadre de mes fonctions, d'Etat à Etat. Cela n'a jamais rien eu de personnel".
"Mes parents font ce qu'ils veulent"
Son dernier tête-à-tête datait de 2006 quand elle était ministre de la Défense, avait précisé son cabinet. "C'est le métier du ministre des Affaires étrangères de parler avec des ministres ou des chefs d'Etat étrangers. J'ai eu brièvement au téléphone le président tunisien de l'époque comme j'ai eu pendant mes vacances des entretiens téléphoniques avec les présidents du Sénégal, du Tchad, du Gabon et avec nombre de mes homologues", a-t-elle dit.
Elle a dit n'avoir eu "aucun" contact avec Ben Ali depuis son départ. MAM a par ailleurs affirmé n'avoir pas su que ses parents projetaient de conclure une transaction immobilière avec l'homme d'affaires Aziz Miled, en marge de leurs vacances de Noël: "Non. Mes parents font ce qu'ils veulent de leur temps et de leur argent", a-t-elle dit. La ministre a démenti aussi que ses vacances aient été programmées afin de finaliser la transaction. "Evidemment non. Quant à mes parents, s'ils ont saisi l'occasion de leur présence en Tunisie pour finir leurs papiers, ils auraient pu le faire à n'importe quel autre moment", dit-elle.









