Un référendum sur les questions du chômage et de l'immigration : la proposition de Nicolas Sarkozy ne passait pas à gauche. A droite de la droite, elle ne passe pas non plus. Marine Le Pen, candidate du Front national à la présidentielle, a estimé vendredi que Nicolas Sarkozy n'avait "aucune crédibilité" pour organiser des référendums sur le chômage et l'immigration, une proposition faite dans une interview à paraître samedi dans le Figaro Magazine. (lire notre article > Chômeurs, droits des étrangers : Sarkozy veut des référendums).
"Il a trahi la parole exprimée par référendum des Français en 2005. C'est celui qui a supprimé de la Constitution en 2008 le référendum pour tout nouvel élargissement de l'Union européenne. C'est celui qui, il y a quelques mois, est intervenu pour empêcher le référendum en Grèce", a-t-elle énuméré sur BFMTV. "Quant à sa volonté de faire un référendum sur l'immigration, quelle crédibilité peut avoir en la matière un homme qui a fait entrer un million d'étrangers légalement dans notre pays en 5 ans et a régularisé 150.000 clandestins. Je crois que les Français ne sont pas dupes de ce type de méthodes", a-t-elle ajouté.
Hollande pas convaincu non plus
"Jamais la famille n'a jamais été aussi maltraitée que sous le mandat de Nicolas Sarkozy, jamais les mères de famille n'ont vu autant régresser leur situation sociale que sous Nicolas Sarkozy", a jugé l'eurodéputée au sujet des propositions du chef de l'Etat sur la famille et le mariage homosexuel. "Aujourd'hui, il accuse les chômeurs qu'il a lui-même fabriqués par sa politique économique d'être tous de mauvaise foi. Or, tout à fait évidemment, ce n'est pas le cas", a-t-elle poursuivi, estimant qu "les Français jugeront avec encore plus de sévérité son positionnement actuel quand ils le mettront en comparaison avec les actes qui furent les siens pendant 5 ans".
Jeudi, lors d'un discours sur le thème de l'éducation jeudi soir à Orléans (lire notre article > Hollande veut résorber la "dette éducative" de Sarkozy), François Hollande a raillé cette proposition, en estimant que "le prochain référendum, c'est l'élection présidentielle". "Je vais vous dire le fond de ma pensée sur la meilleure façon de consulter les citoyens sur les grandes questions - le chômage, la compétitivité économique, les droits, les devoirs : nous sommes à la veille de deux scrutins majeurs, l'élection présidentielle d'abord, les législatives ensuite. Eh bien ma méthode est simple, que chaque candidat présente son projet, donne ses intentions, précise ses engagements, affirme sa vision. Et que les Français choisissent !", a fait valoir le député de Corrèze.
La proposition présidentielle n'a pas non plus été du goût de François Bayrou. En marge d'un déplacement dans l'Orne, le candidat Modem a qualifié cette proposition d'"idée pernicieuse qui montre à quel point le pouvoir est aujourd'hui dans le désarroi". "Cibler les chômeurs, en faire un sujet d'affrontement au sein de la société française, comme s'ils étaient le problème et pas l'absence d'emploi, c'est une perte inacceptable du sens des responsabilités", a dénoncé François Bayrou. Pour le leader centriste, "le rôle d'un président doit être d'unir son pays, d'apaiser les tensions et pas de jeter de l'essence sur le feu".
"La présidentielle, la meilleure antidote à ces mesures"
De son côté, le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé que Nicolas Sarkozy était "champion quand il s'agit de brandir le glaive face aux plus vulnérables". "On est vraiment dans la stigmatisation des chômeurs", a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat entend "faire reculer le chômage en supprimant les chômeurs des listes", a accusé le porte-parole du PS, jugeant "particulièrement cruelle" cette proposition au moment de l'annonce de la délocalisation d'une usine de Renault au Maroc. Benoît Hamon a aussi dénoncé la réforme envisagée du droit des étrangers visant à confier à un juge administratif les décisions d'expulsions, qui pourrait également être soumise à référendum. Il a jugé que la France risquait de se retrouver "en contradiction" avec la Cour européenne de justice et la Cour européenne des droits de l'Homme. "Heureusement, la présidentielle agira comme le meilleur antidote à ces mesures", a déclaré le socialiste.
Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a estimé vendredi que Nicolas Sarkozy cherchait à "faire passer les chômeurs pour des fainéants", ce qui est "scandaleux". "Plus personne ne le croit, a-t-elle estimé. Donc, il (Nicolas Sarkozy) ne peut plus s'exprimer banalement. Il doit avoir des idées de plus en plus fortes. Donc là, c'est le référendum".
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Et Vous, vous ne serez guère mieux Madame Le pen car on sait qui vous êtes, une fille à papa naît dans le piston social parce-que quand on a vécu dans l'héritage puis grandi dans la conformité familiale, on se permet de tout et de n'importe quoi de manière générale. Si les maires de France ne vous donnent pas les 500 signatures pour votre candidature présdientielle, c'est qu'ils ne sont pas dupes de savoir qui vous êtes. Un parti qui est notoire pour ses discours anti-républicains n'est pas censé se présenter et se faire plébiscité par la démocratie républicaine, ce serait une pure trahison pour la démocratie des lumières.
Ils veulent la place pas pour nous mais pour eux , elle est bonne et on gagne beaucoup d'argent car même aprés leur mandat ils gagnent encore , demandez leur si pour 1000 ou 1200 euros ils vont se lever le matin pour aller travailler , non ils vont vous dire vous levez vous et allez travailler pour que je gagne de l'argent moi avec toutes les maisons secondaires qu'ils ont , ont ils proposer de loger quelques sdf par ces grands froids arrêtez de croire au père noel , ils sont tous pareils les religions ont été inventées pour les pauvres et l'argent pour les riches et oui quand tu n'as pas d'argent ou de travail pour en gagner tu vas prier pour que ta situation s'arrange .
Plus personne ? Non, au moins 25% des électeurs.
@f4ucor - bravo, tout est dit et bien dit !!
Arretez de nous " bassiner " avec toujours les mêmes critiques !...pour les deux premières remarques jpaaval vous a répondu , et bien répondu...en ce qui concerne son salaire il a été dit et redit qu'il n'avait qu'officialiser ce que tous les autres présidents percevaient , en omettant d'indiquer les primes et autres avantages qu'ils touchaient en plus de leur salaire......quant à son fils il a retiré sa candidature à l'Epad , alors ?...il serait peut-être temps de " changer de disque " non ?