Marine Le Pen, présidente du Front national, a suggéré vendredi la création d'une nouvelle association de "pigeons", en écho à celle montée par de jeunes entrepreneurs, réunissant cette fois ceux qui "se sont fait pigeonner" par Arnaud Montebourg. Sur i-Télé, l'eurodéputée a critiqué la politique vis-à-vis des entreprises. "J'aimerais que le gouvernement sache où il va", a-t-elle dit, suggérant une "contribution sociale à l'importation". "Je n'entends pas parler de la concurrence internationale déloyale, qui est une des raisons majeures de la désindustrialisation", a-t-elle dit.
Le ministre du Redressement productif "ne parle plus de protectionnisme, en aucune manière", s'est-elle exclamée. Il "a abandonné totalement ce qui a fait sa spécificité pendant la compétition interne socialiste" en 2011."Il y a une association de pigeons qui peut se monter, ceux qui se sont fait pigeonner par M. Montebourg", a assuré Mme le Pen.
Le mouvement de fronde des jeunes entrepreneurs, hostiles à la taxation des plus-values de cession d'entreprise prévue par le projet de budget 2013, a été initié vendredi dernier sur les réseaux sociaux par des patrons de start-up, qui se sont baptisés "pigeons". Le gouvernement a reculé sur le projet de taxe sur les plus-values d'entreprise.










