Marine Le Pen, présidente du FN, a vu lundi dans les propos de Souad Merah, "fière" de son frère Mohamed et pro-Ben Laden, "la partie émergée" d'un iceberg salafiste contre lequel il faut aussi agir "en amont", sur "l'immigration massive". Sur Canal +, l'eurodéputée a assuré que la soeur du tueur au scooter représentait la "partie émergée de l'iceberg. En réalité, ce sont des milliers de Français ou d'étrangers sur le territoire français adeptes du salafisme qui considèrent que Mohamed Merah est un héros".
"Il suffit de demander aux policiers pour s'apercevoir que depuis l'affaire, toute une série d'agressions se sont effectuées en son nom et que se sont multipliées dans un certain nombre de quartiers des inscriptions sur les murs à sa gloire", a poursuivi l'ex-candidate à la présidentielle (17,9%). "Je pense qu'il y a beaucoup d'autres choses plus graves qu'on peut reprocher à la soeur de Mohamed Merah que ces propos qui sont manifestement des provocations", a dit encore Mme Le Pen.
Interrogée sur la demande Brice Hortefeux, ex-ministre UMP de l'Intérieur, d'une plainte officielle contre ces déclarations, Mme Le Pen a jugé que cette réaction "n'est pas au niveau du problème". Il faut faire du "renseignement", a-t-elle préconisé, même s'il n'a pas empêché les tueries de Toulouse et Montauban. Il "faut une volonté politique derrière, il faut que la justice se saisisse de la lutte contre l'islam radical qui porte en lui, incontestablement, les gènes de ce type de haine, de violence et même de terrorisme". Il faut encore, selon la présidente du parti d'extrême droite, "agir en amont sur l'immigration massive dans lequel puise l'islam radical".










