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Aubry détaille sa propre "règle d'or" pour réduire la dette


le 12 août 2011 à 16h31 , mis à jour le 12 août 2011 à 19h44.
Temps de lecture
4min
Martine Aubry PS

Martine Aubry/Image d'archives / Crédits : ABACA

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PolitiqueLa candidate à la primaire socialiste précise quelle serait, si elle était élue à l'Elysée, sa "règle d'or" pour réduire la dette et favoriser l'emploi, dans une tribune au Monde daté de samedi.

Pour réduire la dette de la France, Martine Aubry a sa propre méthode. La candidate à la primaire socialiste pour la présidentielle détaille quelle serait, si elle était élue à l'Elysée, sa "règle d'or" pour réduire la dette et favoriser l'emploi, dans une tribune au Monde daté de samedi, où elle demande à Nicolas Sarkozy "des mesures" "dès maintenant et pour le budget 2012".
 
Selon elle, le chef d'Etat, en proposant d'inscrire dans la Constitution des règles de retour progressif à l'équilibre budgétaire, "cherche à faire oublier sa responsabilité" dans l'endettement de la France "qui aura doublé au cours des dix dernières années de gestion UMP". "La vérité est que la politique actuelle est une impasse (...) Les résultats en France sont mauvais parce que la politique est mauvaise. Il faut en changer", écrit la candidate à la primaire socialiste pour 2012. La maire de Lille entend donc sortir de la crise "par une croissance durable associée à une gestion sérieuse de l'argent public".

"Une pseudo-règle qui ne règle rien"
 
Concrètement, elle veut procéder "à une profonde réforme de la fiscalité" et en particulier "supprimer nombre de niches fiscales". Ainsi seront annulées "50 milliards de dépenses fiscales" "inefficaces économiquement et injustes socialement". Ces ressources seront allouées "pour moitié à la baisse du déficit et pour moitié" aux "priorités" que sont "l'emploi, l'école, la sécurité". Idem pour les "fruits de la croissance": 50% iront "pour le désendettement, 50% pour les investissements du futur", voilà ma 'règle d'or', celle que je suivrai (...) si je suis élue présidente", poursuit Mme Aubry. "C'est ainsi que je respecterai l'engagement européen de la France d'un retour de ses déficits en dessous de 3% en 2013", assure-t-elle.
 
A court terme, elle juge que Nicolas Sarkozy doit "prendre plusieurs décisions positives, et cela dès maintenant et pour le budget 2012". Il s'agit de "supprimer la défiscalisation des heures supplémentaires" pour financer "un grand plan de création d'emplois pour les jeunes", "abaisser à 20% l'impôt sur les sociétés des entreprises qui réinvestissent leurs bénéfices et l'augmenter sur celles qui privilégient les dividendes" et "engager un premier train de réduction des niches fiscales". "Parce que la situation de notre pays est grave (...), je dis à M. Sarkozy de ne pas perdre de temps dans de faux débats sur une pseudo-règle qui ne règle rien", lance-t-elle. "Dans une démocratie, le débat avec l'opposition doit être naturel (...) Je fais aujourd'hui des propositions précises. Discutons-en, dans l'intérêt de notre pays !", demande Martine Aubry.

Enfin, Martine Aubry, a proposé sur France Info de se rendre à l'Elysée pour "débattre" avec Nicolas Sarkozy de ses propositions sur la crise. "Agissons, c'est ce qu'attendent les Français, c'est ce que je propose à notre pays de faire, et je suis prête à en débattre avec le président de la République", a déclaré Mme Aubry.
 
 

Politique économique : Valls veut un débat  avant la primaire

Manuel Valls, également candidat à la primaire PS, propose "une rencontre entre les candidats à la primaire" avant l'université de La Rochelle (26-28 août), "pour analyser" le contexte économique, dans une interview à Liberation.fr.
 
Interrogé sur ses propositions pour sortir de la crise, sur le plan national, M. Valls propose "la création d'une 'TVA antidélocalisation' - de 'protection', 'très sociale', appelez-la comme vous le voulez... - qui aurait l'avantage de dégager des recettes fiscales tout de suite". Il estime aussi qu'il faut "revenir sur la réforme de l'ISF, sur la baisse de la TVA dans la restauration". Sur la "règle d'or", M. Valls répète que le chef de l'Etat "doit consulter les formations politiques et s'abstenir de débaucher des parlementaires comme lors de la réforme constitutionnelle de 2008. Dans un contexte d'une telle gravité, il est nécessaire que majorité et opposition se parlent", selon lui.
 
Les candidats à la primaire sont, outre Martine Aubry et Manuel Valls, François Hollande, Martine Aubry, Ségolène Royal, Arnaud Montebourg et le non-socialiste Jean-Michel Baylet (PRG).


 

Commenter cet article

  • arnod28 : Je crois que si je devais voter socialiste je voterai VALS : enfin un qui envisage le dialogue et qui demande des comptes à ses cons-disciples (je crois que ça s'écrit comme ça, mais j'accepte les éventuelles remarques de correction de mon orthographe). VALS a bien compris qu'il vaut mieux avancer groupés avec des idées et des propositions claires et définies pour ne pas créer un nouveau marasme politique après celui de l'économie

    Le 20/08/2011 à 18h59
  • arnod28 : En résumé : elle annonce qu'elle établira un budget sur la base de rentrées hypothétiques d'argent (puisqu'elle mise sur une croissance que l'on ne connait qu'une fois le budget consommé), qu'elle supprimera un avantage salarial (la defiscalisation des heures supplémentaires profitent quasimment autant aux salariés qu'aux entrepreneurs), qu'elle nuiera au développement de certain emploi type femme de manége à domicile, assistante maternelle par la suppression de l'ensemble des niches fiscales (qui paye sa femme de ménage ?... pas de travail dissimulé au moins !), qu'elle remettra en place les Emplois Jeunes donc qu'elle remettra les doigts dans l'engrenage des vraies fausses-bonnes-solutions et donc recréera de l'assitannat car ces emplois à temps partiel donc à rémunération partielle ne créeront absolument pas de cosnommation (qui est est nécessaire pour créer de la croissance !!!). Pour ce qui est des impôts sur les sociétés : encore du vent : qui connait une seule entreprise qui ne réinvestie pas une partie de ses revenus et quelle entreprise réinvestie 100% de ces revenus : aucune? Pour les dividendes, c'est encore pire : voila le frein à main à la croissance : pas de dividendes, pas d'actionnaire donc pas de possibilité de croissance pour les entreprises qui sont elles-même la base de la croissance d'un pays en créant des emplois, donc des revenus, donc des possibilités de consommation, donc de la TVA...

    Le 20/08/2011 à 16h56
  • dameiris : Comme Mitterrand, Chirac et Giscard. Et maintenant qu'il veut rattraper le coup en votant une loi constitutionnelle d'équilibre budgétaire, la gauche hurle à l'assassin. Faudrait savoir.

    Le 16/08/2011 à 23h13
  • 421123 : Retraites versées à l'étranger à des centenaires décédés mais non déclarés. Souces: rapport de Madame Rolande Ruellan, Présidente de la VI ème Cour des Comptes, (évrier 2011).

    Le 16/08/2011 à 01h17
  • razlebol95 : Comme tous ces vieux politiques qui ne vivent que sur le dos des citoyens, va générer comme l'ensemble de ses comparses de gauche et de droite une révolution sanglante dans notre pays. Beaucoup de ces professionnels de la politique pipeau vont en subir les conséquences. La principale dépense en FRANCE est le financement de la politique ( 90 milliards d'euros), nous avons plus de 680 000 élus (conseillers municipaux, maires, conseillers territoriaux, conseillers régionaux, conseillers départementaux, députés, sénateurs) qui, au moindre problème, ont crée 200 000 commissions avec leur président, secrétaire, membres rémunérés bien entendu, la création de communauté de communes est un véritable gouffre financier. Les différents gouvernements ont mis en place des ministres, sous ministres avec des indemnités et divers avantages à vie, il ont effectué des placements de politiciens incompétents avec des salaires indécents à la tête d'organismes public ou para public ( Croix Rouge Française, Union Social pour l' habitat etc.. ). Les partis politiques sont financés à 59,5% par l'argent public ; 227 formations ont déposé des comptes certifiés exploitables pour obtenir une subvention????? Tous ces cumulards profitent allègrement de retraite pour tous ces postes bidons avant 41 ans de cotisation et disent en coeur que c'est normal il ne font que servir la FRANCE. Les citoyens sont indignés de ces profiteurs cumulards et irresponsables qui sont les principaux acteurs du déficit de la FRANCE .

    Le 14/08/2011 à 15h14
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