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Mélenchon : les cent jours d'Hollande ? "Creux !"


le 19 août 2012 à 07h20 , mis à jour le 19 août 2012 à 13h35.
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3min
Jean-Luc Mélenchon.
Jean-Luc Mélenchon. / Crédits : DR
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PolitiqueL'ex-candidat à la présidentielle qualifie de "presque rien" les cent premiers jours de François Hollande, prévenant qu'on ne confondrait pas "normal" et "social-libéral", dans une interview au Journal du dimanche.

Jean-Luc Mélenchon juge les 100 premiers jours du président Hollande. "Ce fut une session du temps perdu. Cent jours pour presque  rien", affirme-t-il, ajoutant: "quand je regarde le creux des cent jours et la multiplication des commissions, j'en conclus que nous étions mieux préparés que les socialistes à exercer le pouvoir". Selon lui, "Hollande a désamorcé le contenu insurrectionnel du vote de la  présidentielle. Il l'a dilué dans les sables des plages du Var. Comme si l'élection s'était résumée à une question de personnes: un normal à la place  d'un agité et tout serait dit. Eh bien, non. Et on ne parviendra pas à nous faire confondre normal et social-libéral !", lance l'ex-candidat du Front de gauche.

 

"Après dix ans, la gauche revient au pouvoir et tout ce qu'il y aurait d'urgent à faire, ce serait un collectif budgétaire et une loi sur le harcèlement sexuel ? Nos députés ont voté le collectif: c'est un coup de serpillière sur les plus grosses taches laissées par Sarkozy. Mais ce n'est pas  assez pour faire le ménage", estime-t-il. "Pourquoi ne pas avoir passé la loi sur les licenciements boursiers ? Et la loi bancaire ? Il fallait marquer un rapport de force avec la finance ! Il faut faire le boulot maintenant ! L'atermoiement continu laisse les mains libres à la finance ! Assez temporisé !", estime-t-il.

 

Hollande a capitulé

 

En particulier, il qualifie de "faute" le fait qu'Arnaud Montebourg n'ait pas fait voter à la session de juillet "la loi interdisant les licenciements boursiers et accordant un droit de préemption des travailleurs sur les entreprises abandonnées par leurs propriétaires". Pour lui, il y a eu "capitulation" du chef de l'Etat lors de la négociation  du volet croissance, en juin, du traité européen budgétaire: "Hollande est un  social-libéral comme ceux qui ont déjà conduit aux désastres grec, espagnol et  portugais", affirme-t-il. "Ce n'est pas parce que François Hollande veut être normal que la situation  va le devenir", selon lui.

 

Sur les Roms, il raille l'action du gouvernement: "quelle est la différence entre un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de droite et un baraquement cassé sur ordre d'un ministre de gauche ? C'est le degré zéro de l'imagination!  La répression ou le statu quo: est-ce la seule alternative ? Ce n'est pas acceptable. Là aussi, il y a des mesures urgentes à prendre: ouvrir l'accès au  marché du travail, par exemple. Valls fait du Valls. Mais c'est Hollande le patron, non ?"

 

Réponse d'Arnaud Montebourg :  "ce n'est pas en cent jours qu'on change" le pays, mais en "au moins cinq ans". "Pour ma part, pour redresser l'économie, l'industrie de notre pays, je réclame cinq années pleines. Nous allons nous consacrer pendant ces cinq années à reconstruire pierre après pierre une industrie, la mener sur le chemin de la  renaissance", a-t-il dit, se disant "très combatif" et "très engagé" pour cette rentrée. "Il y a beaucoup de choses qui ont été faites, il ne faut pas être injuste", a-t-il estimé, ajoutant que "le Parlement va être très sollicité à la rentrée". Selon lui, "toutes les gauches doivent s'unir, et d'ailleurs tous les Français doivent se donner la main pour réussir le redressement de notre pays". "Nous avons besoin de rester soudés face à la difficulté et l'adversité du moment pour réussir à changer les choses. Ca concerne tout le monde, la gauche, comme la droite, comme tous les Français", a-t-il commenté.

Commenter cet article

  • monacfrance : Il a largement participé à creuser ce trou ....

    Le 21/08/2012 à 08h42
  • loodh : A bon ? mais il a bien défendu le Hollande n'est-ce pas !

    Le 20/08/2012 à 13h15
  • seiyar70 : Il mord la main qui le nourrit , mélenchon est LA honte de la politique française

    Le 20/08/2012 à 13h05
  • christalline19 : 100 jours de hollande personnes dans les rue a croire que les français aiment ce faire avoir hihihihi pauvre petits français ridicules

    Le 20/08/2012 à 11h10
  • midi52 : La pugnacité de Mélanchon pour défendre les droits des salariés devrait s'exercer dans le mileu syndical, pas politique.

    Le 20/08/2012 à 10h15

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