Au lendemain de la manifestation anti-traité européen à Paris, le coprésident du Front de gauche, Jean-Luc Mélenchon, jubile. Selon l'ex-candidat à la présidentielle (11,1% des voix), les Français ont rejoint un front anti-austérité à l'échelle du continent. "Plus important" que les dizaines de milliers de personnes présentes dans le défilé, "c'est le mouvement général qui se dessine en Europe, qui nous permet d'unifier une Europe sociale qui s'oppose à l'Europe de l'austérité", a-t-il souligné, lundi, sur les ondes de France inter.
"L'erreur terrible" de François Hollande
"Les manifs, elles sont en Espagne, au Portugal, en Grèce (...). Les Français viennent de s'engager dans ce chemin et ce ne sera pas la dernière fois", a-t-il poursuivi. L'eurodéputé s'en est pris au président François Hollande, qui a "fait une erreur à nos yeux terrible en signant ce traité qu'il avait voulu renégocier". Il a par ailleurs taclé le Premier ministre Jean-Marc Ayrault, qui est selon lui "un problème dans la mesure où il ne parle à personne".
Dimanche, les organisateurs ont dénombré entre 50 000 et 80 000 manifestants entre la place de la Nation et la place d'Italie, à Paris. La police, comme d'habitude pour une manifestation à caractère politique, n'a pas opéré de comptage des manifestants. Ils s'étaient réunis à l'appel d'une soixantaine d'organisations, dont le Front de Gauche, à deux jours de l'examen au Parlement du traité budgétaire européen. Selon un sondage BVA publié lundi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France, près de deux Français sur trois (64%) restent favorable à un tel traité.










