Actuellement première adjointe au maire de Paris, Anne Hidalgo a affirmé avoir "du respect" pour NKM mais elle ne l'épargne pas : "Elle abandonne d'une certaine façon les habitants de Longjumeau à qui elle jurait fidélité il y a encore quelques mois (...) Elle veut se servir de Paris comme d'autres avant elle, elle n'a jamais caché ses velléités par rapport aux primaires au sein de l'UMP ou même à la présidentielle".
Dati et Bournazel "plus sincères" selon Hidalgo
Une candidature stratégique à des fins personnelles ? Selon Mme Hidalgo, "les vieux barons" de l'UMP parisienne "la font venir pour une raison simple: ils veulent que rien ne bouge chez eux". Pour elle, les autres candidats au sein de l'UMP, Rachida Dati et Pierre-Yves Bournazel, "sont plus sincères dans leur démarche, sont implantés à Paris, ne considèrent pas Paris comme un tremplin".
Par ailleurs, la socialiste épingle son manque de courage, suite à son abstention dans le vote pour le mariage pour tous. "Elle a dit à maintes reprises son opposition à ce projet et elle proposait un dispositif discriminant des personnes homosexuelles qui était un mariage de seconde zone. Elle s'abstient parce qu'entretemps elle a dû entendre les conseils de mon amie Roselyne Bachelot, mais je n'appelle pas ça du courage politique", a lancé Mme Hidalgo.
Concernant la possible candidature de la ministre Verte Cécile Duflot, Anne Hidalgo a répondu être "toujours partante pour qu'on se rassemble dès le premier tour". "Aujourd'hui je ne vois pas beaucoup de raisons de ne pas l'être: avec les Verts nous gouvernons Paris depuis 2001 ensemble et nous sommes au gouvernement ensemble", ajoute-t-elle.










