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VIDEO. Charges contre l'Allemagne de Merkel : la polémique continue dans la majorité

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le 28 avril 2013 à 21h03 , mis à jour le 29 avril 2013 à 10h07.
Temps de lecture
4min
Manuel Valls et Benoit Hamon aux universités d'été du PS en aout 2012.
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PolitiqueAlors que Manuel Valls, Michel Sapin et Vincent Peillon ne veulent pas aller à la "confrontation" avec Berlin, Benoit Hamon veut lui "en finir avec les politiques d'austérité".

Va-t-on vers un début de cacophonie au gouvernement ? Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault était intervenu sur Twitter samedi pour calmer le jeu après la parution d'un projet de texte PS virulent contre Angela Merkel. Il avait alors rappelé à ses ministres l'importance de l'"amitié franco-allemande". Un message entendu et réitéré par Manuel Valls, ministre de l'Intérieur, et Michel Sapin, ministre du Travail. Dimanche, les deux poids lourds du gouvernement ont critiqué les prises de positions anti-allemandes du Parti socialiste, pour estimer que la question d'un changement de cap économique en Europe devait se débattre à Vingt-Sept. Objectif : de pas aller vers une "confrontation" avec Berlin, évoqué vendredi par Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale.

A lire aussi : La violente charge du PS contre la "chancelière de l'austérité"

Dans une interview publiée dimanche par Le Parisien-Aujourd'hui en France, Manuel Valls a dénoncé des propos "irresponsables, démagogiques et nocifs" qui risquent de mettre "en très grande difficulté" une relation franco-allemande "essentielle" pour l'avenir de l'Union européenne. Michel Sapin, a estimé de son côté qu'utiliser le terme de confrontation avec l'Allemagne était "totalement inapproprié".

Il faut "en finir avec les politiques d'austérité" selon Hamon 

Meme son de cloche chez Vincent Peillon. La France doit faire l'Europe avec les Allemands", car "chaque fois que le moteur franco-allemand est grippé, cela se voit", a déclaré dimanche soir le ministre de l'Education, invité de l'émission Le Grand Jury de RTL/Le Figaro/LCI. "Nous devons avancer ensemble, a-t-il indiqué. Je pense que pour la France, il ne faudrait pas faire porter nos manquements sur les autres."

Claude Bartolone a pourtant persisté dimanche dans un message sur son blog intitulé, "Une tempete dans un verre d'eau". Il y regrette le manque de "sang-froid" de certains ministres qu'il a invités à "se concentrer un peu plus sur leurs dossiers".

Le message du gouvernement ne semble pas avoir été entendu par tous les ministres. Le ministre français chargé de la Consommation, le socialiste Benoît Hamon, a déclaré au journal britannique The Observer qu'il fallait "en finir avec les politiques d'austérité en Europe", dont la chancelière allemande Angela Merkel est, selon lui, l'une des rares à penser encore qu'elles marchent. "Seule Merkel, soutenue par quelques pays du nord, croit que l'austérité marche". La mise en cause de la politique d'austérité provoquerait "des tensions et des divergences politiques avec les Allemands", a reconnu le ministre. Mais "le rejet de l'austérité dans l'opinion est désormais partagé par la plupart des dirigeants et des économistes", a-t-il fait valoir. "L'Allemagne est la seule économie qui continue à résister, à s'y opposer, à mettre son véto".

"Une certaine hypocrisie française"

Jugeant les propos de Claude Bartolone, frappées "du bon sens de la gauche", Razzy Hammadi, député PS proche de Benoît Hamon, s'est dit "abasourdi" par le "hold-up intellectuel consistant à dire qu'on ne doit pas être dans la confrontation contre ce que représente Angela Merkel".

Jean-Christophe Cambadélis, député et secrétaire national du PS chargé des questions européennes, a lui indiqué dans un message sur son blog intitulé "Une certaine hypocrisie française" que "tout le monde sait que le brouillon de la convention une fois publié vendredi après-midi fut corrigé. Tout le monde sait que les mots contestés et contestables avaient déjà été prononcés au Conseil national du Parti socialiste en présence de tous. Tout le monde sait que le texte de la convention est cohérent, charpenté, équilibré et robuste et ne saurait se réduire aux formules déjà gommées".

"Tout le monde sait que toute l'Europe souffre d'une majorité des droites européennes. Tout le monde sait que la base de l'Europe brûle car cette politique est contestée dans tous les pays. (...) Alors un peu de calme, de sang-froid et de distinction. Le Parti socialiste veut la réorientation de l'Europe et ne cédera pas aux postures hypocrites et surjouées".

A lire aussi : Le "couple franco-allemand" doit-il divorcer ? Donnez votre avis

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  • shooby02470 : Vous avez vu ce qu'il se passe à l'ump depuis leurs primaires (bien que cela se passait déjà comme ça avant) ... pas mieux. Sauf qu'eux cherchent à le cacher. Mais comme on dit, chassez le naturel ...

    Le 30/04/2013 à 15h24
  • shooby02470 : Rassurez-vous tommy, l'Allemagne n'a été capable qu'en pipant le jeu à son avantage ;) Entre les révélations du Handelsblatt n°185 de septembre 2011, les analyses du chercheur Edouard Husson disponibles sur le site diploweb ("L'Allemagne à l'aube du XXI e siècle"), la lecture d'articles tels "Le danger allemand et de la construction européenne" qu'on peut trouver sur le net, la messe est dite pour ce fameux modèle allemand

    Le 30/04/2013 à 13h11
  • shooby02470 : Tu parles ledoc28, elle a toutes les chances de perdre les futures élections et ne doit sa réélection au sein de son parti juste parce que personne ne voulait la remplacer au poste ! / j'aimerais bien savoir où vous avez vu que Merckel faisait 60% de satisfaction, alors que le dernier sondage en date (du 4 avril 2013) montrent qu'elle n'est plus soutenue que par 48% des allemands. 60% c'était l'année dernière, mais depuis l'eau a couler sous les ponts ! Résultat, l'analyse de zen1494 est caduc ;)

    Le 30/04/2013 à 11h32
  • 421123 : Il ne s'agit pas d'austérité, mais de ne pas dépenser plus que ce que l'on gagne...

    Le 30/04/2013 à 02h09
  • ababord : McG Certes mais aussi avec des millions de pauvres ,des salaires à un euro de l'heure , des femmes qui ne recherchent plus de travail et ce en imposant l'austérité à toute l'Europe qui , c'est une évidence , ne peut baser son développement sur les exportations comme l'Allemagne ,sinon il n'y a pas assez de débouchés pour tout le monde .

    Le 29/04/2013 à 18h49
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