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Paris : quand Copé parle de "nomadisme électoral"


le 14 juin 2012 à 18h41 , mis à jour le 14 juin 2012 à 18h55.
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3min
Jean-François Copé, à Draveil, le 13 juin 2012.

Jean-François Copé, à Draveil, le 13 juin 2012. / Crédits : AFP/K.TRIBOUILLARD

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Politiquele numéro 1 de l'UMP, venu soutenir jeudi plusieurs candidats aux législatives, a exhorté les militants à s'investir pleinement pour reconquérir Paris en 2014, lâchant au passage que "le nomadisme électoral à Paris, c'est fini". Une pique implicite à son rival dans la course à la présidence du parti, François Fillon.

Il était en tournée à Paris pour soutenir les candidats UMP. L'occasion était trop belle : Jean-François Copé a fait un petit coup de béquille à son rival dans la course à la présidence du parti, François Fillon, également candidat dans la 2e circonscription de la capitale. D'abord indirectement, alors qu'il était auprès de Charles Beigbeider. "Charles, il est là aujourd'hui (...) et quel que soit le résultat de dimanche", où il affronte, dans un combat très difficile la députée PS sortante Sandrine Mazetier, "il sera là lundi, mardi et ensuite... Je m'en porte personnellement garant", a lancé Jean-François Copé. Une allusion à la compétition féroce entre Charles Beigbeder et l'ex-ministre Chantal Jouanno, filloniste, pour l'investiture UMP aux municipales dans le XIIe arrondissement. "Le nomadisme électoral à Paris, c'est fini!", a-t-il asséné, sans préciser  qui il visait. "Moi je veux maintenant des candidats de la nouvelle génération
qui s'engagent". Député de la Sarthe, François Fillon se présente à Paris cette année, la mairie de Paris en ligne de mire.
 
Mais interrogé sur cette hypothèse, il rectifie le tir : "Je l'encourage, évidemment. C'est très important que nous ayons un leadership à Paris". François Fillon a surpris ses proches  comme les copéistes en confiant récemment à des journalistes qu'il n'avait pas pour l'heure l'intention d'être candidat à l'Hôtel de ville. "Ici à Paris, je veux prendre date" pour "la reconquête des territoires perdus" en 2014. "A ce moment-là, je veillerai, à la place qui est la mienne, à vous aider à renouveler les générations, à faire campagne et à l'emporter", a encore lancé aux militants Jean-François Copé, qui espère être élu à la présidence de l'UMP au congrès du parti, en novembre.
  
"A Paris, on a beaucoup perdu. Maintenant on va commencer à gagner. Les combats difficiles, les terres de mission électorale, je connais bien. Je connais bien les victoires mais je connais aussi bien les défaites, j'ai vécu les deux", a ajouté le député de Seine-et-Marne, battu aux législatives de 1997. Ses proches ironisent souvent sur le parcours d'"héritier" de M. Fillon. Dans le XIIIe, M. Copé a été interpellé par une militante UMP qui lui a lancé : "pourquoi un tel refus vis-à-vis du FN?". "La raison est simple: ils travaillent méthodiquement à notre destruction. On ne va pas tendre la main à des gens qui nous mettent sur des listes noires!", lui a-t-il répondu.Pendant que le patron de l'UMP arpentait la capitale, François Fillon était... en Seine-et-Marne, le fief de son rival pour soutenir trois candidats UMP.

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  • jghttc1 : Finalement l'omni-présidence (et omni-présence) de M.Sarkozy représentait peu de chose par rapport à la surexposition médiadite de M.Copé et ses bons mots (mauvais mots, c'est selon) quotidients: A la longue cela devient insuportable !

    Le 15/06/2012 à 09h34
  • j.bon : Il ne reste que 3 jours et, voyant les ambitions de fillion, il n'arrive pas à se tenir ! Et dire que m.copé donne des leçons aux autres !

    Le 15/06/2012 à 08h07
  • rsch38 : Un pique implicite,non "une pique". Bonjour le niveau.

    Le 14/06/2012 à 19h39
  • wagdoox : Lui qui a fait 5 parachutages de proches à Paris ....

    Le 14/06/2012 à 19h29
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