© AFP/J-P.ClatotPrenant des positions fortes, tapant du poing sur la table si besoin, Martine Aubry ne veut pas qu'on lui marche sur les pieds et a tenu à le montrer dimanche. Faisant montre de fermeté mais refusant de jouer les maîtresses. Ce dernier rôle lui étant volontiers proposé par les journalistes concernant la bisbille Ségolène Royal-Vincent Peillon, puisqu'elle est la secrétaire nationale du PS. Mais non, elle ne tombera pas dans ce rôle, elle ne tranchera pas. Elle avait déjà dit "je ne comprends rien" à cette histoire la semaine dernière, pour couper court. Cette fois, Martine Aubry, refusant encore de revenir sur la querelle, a affirmé en marge du congrès du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) à Grenoble : "je ne suis pas là pour savoir comment Rama Yade est habillée au gouvernement et si elle s'est engueulée avec Rachida Dati, savoir si untel a un problème d'ego ou un petit problème de relation". "Je suis là pour parler du rassemblement de la gauche", a-t-elle insisté.
Vidéo
Aubry défend "son" identité contre la droite
La patronne du PS a profité de sa dernière étape à Rennes pour parler valeurs de la gauche et répondre au débat lancé par Nicolas Sarkozy.
Publié le 02/12/2009
Aubry et la présidentielle : "Ça me rase !"
Même si elle ne se rase pas, pense-t-elle à la présidentielle tous les jours ? Que nenni, affirme Martine Aubry. Son éventuelle candidature, elle refuse d'en parler. Et celle de DSK ? "Si c'est le meilleur, il faudra qu'il revienne".
Publié le 27/11/2009
DSK parle de la crise, pas de 2012
"Ce n'est pas mon sujet d'aujourd'hui", a-t-il assuré, concernant la présidentielle sur Canal +. "Oui, bien sûr, je suis de près ce qui se passe en France", a admis le patron du FMI.
Publié le 25/11/2009
Des opposants ? Peillon et Rebsamen s'assument
Après sa guerre avec Ségolène Royal, Vincent Peillon veut revenir au fond des choses. Avec François Rebsamen, ils se disent dans une newsletter de l'Espoir à gauche dans "l'opposition à la direction actuelle" du PS.
Publié le 23/11/2009
"Fière" et "sereine", Royal ne se fera pas "abîmer"
Une semaine après son divorce politique avec Vincent Peillon, Ségolène Royal se dit prête "à mener campagne sereinement" pour les Régionales.
Publié le 22/11/2009
Sévères avec le PS, moins avec Aubry
Selon un sondage BVA, une large majorité des Français estime que, un an après l'issue serrée et polémique du congrès de Reims, l'état du parti socialiste n'a pas changé.
Publié le 17/11/2009
Royal, mauvaise candidate à l'Elysée pour les Français ?
Selon un sondage CSA pour Le Parisien, à paraître samedi, Ségolène Royal est jugée comme une mauvaise candidate à l'élection présidentielle de 2012 par un Français sur deux (54%).
Publié le 20/11/2009
Le PS grignote son retard avant les régionales
L'UMP reste en tête à 29% mais perd un point, le PS progressant dans la même proportion à 22%, selon le dernier baromètre d'Opinionway.
Publié le 21/11/2009
Peillon appelle Royal à la raison
Au lendemain de la décision de l'ex-candidate à la présidentielle de l'écarter de la direction de son courant l'Espoir à gauche, Vincent Peillon a invité Ségolène Royal à "s'occuper de (ses) régionales.
Publié le 18/11/2009
Aubry sur l'identité nationale : "je suis fière d'être basque !"
Devant les jeunes socialistes, réunis dimanche en congrès à Grenoble, la n°1 du PS a accusé Nicolas Sarkozy de faire "honte à la France en voulant opposer identité nationale et immigration"
Publié le 22/11/2009
Peillon-Royal: Aubry "pas là pour savoir si untel a un problème d'ego"
Prenant les exemples de Rama Yade et Rachida Dati, la première secrétaire du PS a refusé dimanche de revenir sur la querelle entre Ségolène Royal et Vincent Peillon.
Publié le 22/11/2009
Cohn-Bendit et Bayrou s'affichent ensemble
Après leur empoignade du mois de juin lors d'un débat télévisé pour les européennes, Daniel Cohn-Bendit (Europe-Ecologie) et François Bayrou (MoDem) ont scellé leurs retrouvailles samedi lors d'une réunion transpartisane sur le sommet de Copenhague.
Publié le 21/11/2009
Marine Le Pen sur l'identité nationale : "des mesurettes !"
L'opposition reste convaincue que le débat sur l'identité nationale n'a été lancé qu'à des fins électorales, avant les élections régionales. Voici la réaction de Marine Le Pen, invitée du Grand Jury.
Publié le 22/11/2009
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Interrogée sur l'aspect dévastateur pour le parti de ces dissensions internes étalées au grand jour, elle a répondu : "c'est dévastateur pour ceux qui les portent, ça ne m'intéresse pas. Moi, je suis là pour préparer la suite". Et d'ajouter : "Quand Ségolène Royal présente son pack contraception, elle est formidable. Quand Vincent Peillon veut travailler sur l'éducation, il a raison, c'est le coeur de notre projet". Et devant les militants, elle a déclaré : "je ne suis pas là , même s'il y en a que ça intéresse, pour parler des petites phrases. Je suis là pour porter toute la gauche au sommet. C'est la seule chose qui intéresse les Français, tout le reste est dérisoire".
"Je n'oserai pas citer" Besson
Quant au Forum Copenhague organisé samedi par Daniel Cohn-Bendit et son parti Europe-Ecologie à l'approche du sommet sur le climat de l'ONU, auquel participait François Bayrou, du MoDem, la première secrétaire du PS Martine Aubry a justifié dimanche l'absence du PS. Une réponse aux reproches de Daniel Cohn-Bendit et de la secrétaire nationale des Verts, Cécile Duflot. "Daniel Cohn-Bendit a organisé un débat sur Copenhague où je remarque qu'on n'a pas beaucoup parlé de Copenhague. Je le regrette, mais tant mieux, il s'est réconcilié avec François Bayrou", a ironisé Martine Aubry. "Pour nous, l'écologie ça doit aller de pair avec le social, le contraire de ce que fait la droite aujourd'hui... La droite et la gauche sur le développement durable, ça n'est pas la même chose", a-t-elle ajouté avant de "s'étonner" des propos de Cécile Duflot, assurant s'être entretenue avec elle au téléphone.
Identité nationale, avec un uppercut à Nicolas Sarkozy, homosexualité... : sur les questions de fond, Martine Aubry a pris des positions fortes dimanche devant les jeunes socialistes réunis en congrès à Grenoble. Elle a tout d'abord défendu dimanche l'adoption par les couples homosexuels. "Nous voulons qu'on puisse aimer qui on veut... Nous sommes pour le mariage et l'adoption" par les homosexuels, a déclaré Martine Aubry, très applaudie. "L'Etat ne doit pas nous dire avec qui nous marier" et "qui on doit aimer", a-t-elle ajouté, alors que début novembre, un tribunal de Besançon a autorisé l'adoption d'un enfant par un couple d'homosexuelles.
"Nicolas Sarkozy fait honte à la France"
Elle a également évoqué les mariages mixtes. "Je n'oserai pas citer" le ministre de l'Immigration "Eric Besson qui a parlé des mariages gris pour que la honte l'atteigne définitivement", a-t-elle déclaré. Par "mariages gris", Eric Besson a récemment désigné des mariages qui seraient conclus entre un étranger et un Français de bonne foi, abusé par un étranger ayant pour but d'obtenir titre de séjour ou nationalité française.
Est venu le tour de Nicolas Sarkozy, au sujet du débat sur l'identité nationale: "Nicolas Sarkozy fait honte à la France en voulant opposer identité nationale et immigration. Et il a tort de penser que cette fois-ci les Français le suivront", a dit Martine Aubry, se disant "fière d'être basque et française". Nicolas Sarkozy a qualifié début novembre de "nécessaire" et "noble" le débat controversé sur l'identité nationale lancé par Eric Besson. Sur le fond de la question, Martine Aubry a déclaré que le PS devait "défendre une régularisation large des sans-papiers", sur critères, un sujet qui sera abordé mardi au bureau national du PS.
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Aubry défend "son" identité contre la droite
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