La cote de popularité de François Hollande s'établit à 63% et celle de son Premier ministre Jean-Marc Ayrault à 68% dans le premier tableau de bord politique Paris Match-Ifop réalisé depuis la présidentielle et publié mardi. A la question "approuvez-vous ou désapprouvez-vous l'action de François Hollande comme président de la République?", 63% des sondés répondent qu'ils l'approuvent, contre 36% qui la désapprouvent, et 1% qui ne se prononcent pas. A titre de comparaison, 67% des Français approuvaient l'action de Nicolas Sarkozy au début de son quinquennat, en mai-juin 2007, contre 32% qui la désapprouvaient et 1% qui ne se prononçaient pas. "François Hollande connaît un état de grâce presque aussi exceptionnel que Nicolas Sarkozy il y a 5 ans au lendemain de son élection", commente Frédéric
Dabi, de l'Ifop.
77% des personnes interrogées considèrent que le nouveau chef de l'Etat "est proche des préoccupations des Français", 72% qu'il "défend bien les intérêts de la France à l'étranger", 70% qu'il "renouvelle la fonction présidentielle", et 59% qu'il mène une politique efficace contre la dette et les déficits publics". En ce qui concerne Jean-Marc Ayrault, 68% approuvent son action, contre 29% qui la désapprouvent et 3% qui ne se prononcent pas. En mai-juin 2007, 63% des Français approuvaient l'action de son prédécesseur François Fillon, 36% ne l'approuvant pas et 1% ne se prononçant pas.
81% estiment que le nouveau Premier ministre "dirige bien l'action de son gouvernement", 79% qu'il "est un homme de dialogue", 76% qu'il "est proche des préoccupations des Français" et 75% qu'il "mène une bonne politique sociale". 55% des Français considèrent par ailleurs que l'opposition ne ferait pas mieux que le gouvernement actuel si elle était au pouvoir, 44% jugeant qu'elle ferait mieux. Les séismes en Italie sont en tête des conversations des Français (62%), devant la campagne pour les élections législatives (58%) ainsi que la prochaine hausse du Smic et le débat sur le retour de la semaine de 5 jours à l'école (56% chacun).
Les tensions entre Jean-François Copé, François Fillon et Alain Juppé pour la présidence de l'UMP sont à l'avant-dernière place (32%), devant l'expulsion de l'ambassadrice de Syrie en France (30%).
Enquête réalisée les 31 mai et 1er juin par téléphone auprès d'un échantillon de 1.005 personnes âgées de 18 ans et plus, représentatif de la population française (méthode des quotas). Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 selon le pourcentage observé.








