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Matignon affirme que les ventes d'armes à l'Egypte sont suspendues
Selon LeMonde.fr, le cabinet de François Fillon affirme avoir suspendu les autorisations d'exportations de matériel de guerre vers l'Egypte. Cette instruction aurait été donnée lors d'une réunion le 27 janvier.
Publié le 05/02/2011
Mais qui est Aziz Miled, l'ami tunisien de MAM ?
Aziz Miled, dont les largesses envers Michèle Alliot-Marie causent aujourd'hui des soucis à la ministre française des Affaires étrangères, est un riche homme d'affaires tunisien dont la fortune était faite avant l'arrivée de Ben Ali, mais qui a dû composer avec le clan Trabelsi pour la sauvegarder.
Publié le 03/02/2011
"Tout est bon pour attaquer Michèle", selon le compagnon de MAM
Patrick Ollier, ministre des relations avec le Parlement et compagnon de la ministre des affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a donné sa version des faits sur les accusations du Canard Enchaîné concernant un récent voyage en Tunisie.
Publié le 02/02/2011
Faute avouée sera-t-elle à moitié pardonnée ? Pour François Baroin en tout cas, "l'affaire est close", et il n'est pas question que MAM quitte le gouvernement. "Michèle Alliot-Marie s'est expliquée, elle a même fait son mea culpa, elle a dit qu'elle ne le referait pas", a déclaré le porte-parole du gouvernement jeudi sur France Info. "Je crois honnêtement que c'est un ultra-épiphénomène au regard de la situation au Moyen-Orient qui nous préoccupe beaucoup plus que les pseudo-révélations et c'est un sujet qui est déjà derrière nous". Une déclaration suivie de peu par une autre marque appuyée de soutien, celle du chef du gouvernement lui-même : François Fillon a affirmé que MAM avait "toute (sa) confiance" et celle du président Nicolas Sarkozy, en dénonçant autour d'elle "une polémique très politicienne qui n'est pas à la hauteur des enjeux".
L'opposition de gauche demande la démission de Michèle Alliot-Marie en raison des largesses accordées fin décembre par un homme d'affaires jugé proche du régime de l'ancien président Ben Ali, chassé par des manifestations de rue le 14 janvier. Si François Baroin n'a pas défendu cette pratique lors de sa déclaration de jeudi matin, il a néanmoins pris acte des explications de sa collègue sur France 2, mercredi soir.
Les explications de MAM
Michèle Alliot-Marie a passé ses vacances de fin d'année 2010 en Tunisie avec ses parents et son compagnon Patrick Ollier, autre membre du gouvernement, alors que les manifestations violemment réprimées avaient déjà commencé depuis le 17 décembre. Le patron tunisien qui lui a prêté son avion pour un déplacement intérieur, Aziz Miled, avait exprimé son soutien au régime Ben Ali. Michèle Alliot-Marie reconnaît ne pas avoir payé l'avion mais assure l'avoir fait pour son séjour, sans avoir cependant produit les factures et le prix.
La ministre présente Aziz Miled comme une "victime" du régime Ben Ali, mais il est apparu qu'il a cosigné l'an passé une tribune appelant le président à se présenter à l'élection de 2014 et qu'il figure sur la liste des personnes dont la Suisse a gelé les avoirs après la fuite du président. Ces révélations interviennent en tout cas au mauvais moment pour Michèle Alliot-Marie : le 11 janvier, de retour à Paris, elle a proposé à l'Assemblée nationale l'aide de la France au régime Ben Ali pour réprimer les manifestations. Le 12, des autorisations de livraison de grenades lacrymogènes ont été signées par son ministère et celui de François Baroin. "Ce n'est pas du matériel de guerre, c'est du matériel de maintien de l'ordre. le processus était normal, il n'y a rien de choquant à cela", a dit François Baroin.
Mais ces explications n'apaisent guère la gauche. Sur LCI, l'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a jugé la diplomatie française affaiblie. "L'addition d'une cécité vis-à-vis de ce qu'était le régime tunisien, d'une certaine complaisance plus une incompréhension de la politique moderne, ça donne ce résultat qui affaiblit énormément la diplomatie française". Le député PS Pierre Moscovici a estimé qu'il fallait "continuer" à demander sa démission après, selon lui, les "explications abracadabrantesques" fournies par la chef de la diplomatie. Quant au porte-parole du PS, Benoît Hamon, il a de nouveau demandé jeudi la démission de Michèle Alliot-Marie, jugeant que ses explications sur ses vacances controversées en Tunisie n'étaient "pas crédibles" et qu'en plus "elle (s'était) trompée sur tout". Et de rappeler que "Mme Alliot-Marie a été celle qui a proposé le concours des forces de sécurité françaises pour aider à la répression en Tunisie. Elle a été le porte-parole de la volonté d'éteindre l'aspiration à la liberté, elle s'est totalement trompée, elle a été en vacances là-bas pendant que la révolution avait commencé, elle n'a ni vu ce qui allait se passer, ni même pensé qu'il fallait soutenir l'aspiration à la liberté", a accusé le porte-parole du PS.
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