Nicolas Sarkozy à la télévision le 30 janvier 2012 © TF1 News« Courage et lucidité ». A entendre les maîtres-mots de la droite après l'intervention de Nicolas Sarkozy, on devinait la stratégie du chef de l'Etat dimanche soir : reprendre la main sur le fond et se montrer en homme aux commandes du pays et au service des Français. Et tant pis pour tous ses amis à droite qui réclamaient une déclaration rapide de candidature, inquiets de la domination de François Hollande dans toutes les intentions de vote. « Je ne peux pas mettre ce pays en situation d'avoir un président candidat pendant des mois interminables", a expliqué Nicolas Sarkozy. Il a relevé que la question s'était posée pour tous ses prédécesseurs et "avec sagesse, tous ont pris la même décision : quand on est chef de l'Etat, on a des devoirs, on assume ces devoirs".
Dette grecque, présidentielle : ce qui s'est dit entre Sarkozy et Merkel
Angela Merkel et Nicolas Sarkozy ont présidé ce lundi le 14e Conseil des ministres franco-allemand. Si le règlement de la crise grecque a été au coeur des discussions, la chancelière allemande en a profité pour réaffirmer son soutien "sur tous les plans" au président français car "nous appartenons à des partis amis".
Publié le 06/02/2012
Merkel vient soutenir le non-candidat Sarkozy
La chancelière allemande vient présider ce lundi avec le chef de l'Etat français le conseil des ministres franco-allemand, qui sera largement consacré à la situation de la Grèce. Elle devrait surtout lui apporter son soutien lors d'un entretien télévisé croisé diffusé en France et en Allemagne.
Publié le 06/02/2012
Nucléaire et emploi au menu du message de Sarkozy aux Polynésiens
Nicolas Sarkozy a annoncé samedi matin dans une vidéo aux Polynésiens que "le nouveau décret" reconnaissant et indemnisant les victimes des essais nucléaires "est aujourd'hui prêt" et "sera publié sans attendre". Il se dit aussi préoccupé par la situation sociale de la Polynésie française.
Publié le 04/02/2012
"Les socialistes ne peuvent pas gagner", confie Sarkozy
Nicolas Sarkozy a confié mercredi à des députés UMP qu'il pensait que François Hollande ne pouvait pas gagner, rapporte Le Parisien.fr. Il "a tiré toutes ses cartouches, sa déclaration de candidature, son premier meeting, son projet, sa grande émission", a estimé le chef de l'Etat.
Publié le 01/02/2012
Sarkozy inspiré par Schröder ? "Ses réformes lui ont coûté son job"
INTERVIEW - Pour Peter Heusch, le correspondant allemand à Paris du quotidien Südwest Presse, "les réformes n'ont produit leurs effets qu'au bout de quatre ans" en Allemagne. Il explique à TF1 News comment le chancelier de l'époque a pris des décisions pour restaurer la compétitivité du pays.
Publié le 31/01/2012
Déficits : pour la droite, Hollande "décrédibilise la parole de la France"
Jean-François Copé puis la ministre du Budget Valérie Pécresse ont coup sur coup reproché au candidat socialiste une phrase prononcée un peu plus tôt sur RTL sur la relation entre déficits et croissance.
Publié le 01/02/2012
Mesures de Sarkozy : la hausse de la TVA ne passe pas
Une majorité de Français estime que la taxe sur les produits financiers, la mesure en faveur de l'apprentissage et l'augmentation de la CSG sur les revenus financiers sont des bonnes mesures. En revanche, la hausse de la TVA ne séduit pas.
Publié le 01/02/2012
2012 : Bernard Thibault s'invite dans la campagne
Le secrétaire général de la CGT a dénoncé mardi le "bilan anti-social" de Nicolas Sarkozy devant des milliers de militants réunis au Zénith de Paris sur le thème des retraites. Plusieurs personnalités politiques de gauche et d'extrême-gauche avaient fait le déplacement.
Publié le 31/01/2012
Sarkozy : "je suis le suicidaire le plus en forme de France"
"On me dit suicidaire. Je suis le suicidaire le plus en forme de France", a dit Nicolas Sarkozy mardi selon le député UMP Sébastien Huyghe, qui rapporte ces propos sur son compte Twitter. Le chef de l'Etat défendait devant les parlementaires de la majorité les mesures qu'il a annoncées dimanche.
Publié le 31/01/2012
Hollande grappille des votes, Sarkozy stagne (ou presque)
Un sondage Ifop réalisé après l'intervention du chef de l'Etat à la télévision dimanche soir donne la candidat socialiste en tête au premier tour, avec près de 7% d'intentions de vote de plus que Nicolas Sarkozy.
Publié le 31/01/2012
Fillon fait le service après-vente après les annonces de Sarkozy
Le Premier ministre a annoncé lundi que la prévision de croissance économique pour 2012 était révisée à la baisse à 0,5%, contre 1% initialement prévu, et précisé le calendrier des réformes de Nicolas Sarkozy.
Publié le 30/01/2012
Voyage au pays d'une droite fébrile
Dans " UMP, Un univers impitoyable ", Neila Latrous et Jean-Baptiste Marteau nous font le récit très vivant d'un parti présidentiel déjà tourné vers 2017. Avec à la clé, petits coups-bas et grandes ambitions.
Publié le 30/01/2012
Ce qu'a dit Sarkozy sur sa candidature, sur Marine Le Pen, etc...
Retrouvez les principales déclarations politiques du chef de l'Etat dimanche soir à la télévision.
Publié le 30/01/2012
Hausse de la TVA : s'il est élu, Hollande l'annulera
La mesure la plus attendue qu'a annoncée dimanche soir Nicolas Sarkozy devrait s'appliquer en octobre. Du côté de François Hollande, on assure que si le candidat socialiste remporte la présidentielle, cette hausse n'aura tout simplement pas lieu.
Publié le 30/01/2012
Le "médecin" Sarkozy accusé "d'achever le malade"
REACTIONS - A moins de trois mois du premier tour de la présidentielle, la gauche estime qu'avec ses "mesures ficelées à la hâte", Nicolas Sarkozy "a joué son va-tout". Au gouvernement, on loue au contraire des "mesures fortes" qui permettront de "remettre les gaz pour sortir du trou d'air".
Publié le 30/01/2012
TVA sociale : quel impact sur les prix et l'emploi ?
Pour ses défenseurs, la TVA sociale permet de créer des emplois, en abaissant leur coût. Pour ses opposants, le coût, via les augmentations des prix, sera supporté par les revenus les plus faibles.
Publié le 03/01/2012
Comment Sarkozy veut donner le coup de grâce aux 35 heures
Les pactes compétitivité-emploi, sur lesquels Nicolas Sarkozy a appelé dimanche soir les partenaires sociaux à négocier dans les deux mois, sont un moyen assumé de tourner la page des 35 heures.
Publié le 30/01/2012
Une nouvelle "banque de l'industrie" pour financer les PME
Nicolas Sarkozy a annoncé dimanche soir la création dès février d'une "banque de l'industrie", avec une dotation d'un milliard d'euros tirés du "grand emprunt", pour soutenir les PME auxquelles les établissements financiers sont accusés de ne pas prêter assez.
Publié le 30/01/2012
Sarkozy à la télévision : "téméraire" ou "désespérant" ?
REVUE DE PRESSE - Si Nicolas Sarkozy n'est toujours pas officiellement candidat, les éditorialistes se déchirent déjà dans la perspective de la présidentielle, entre ceux qui défendent un bilan et une stratégie, et ceux qui fustigent une impuissance face à la crise ou un travail de "démolition".
Publié le 30/01/2012
TVA, logement, emploi... : ce qu'a annoncé Sarkozy à la télévision
Alors que François Hollande a accéléré son tempo, Nicolas Sarkozy affirmé dimanche soir qu'il ne se "déroberait pas" au "rendez-vous avec les Français", tout en refusant de se dire candidat, et annoncé une batterie de mesures face à la crise, lors d'une intervention TV. La principale : la hausse de la TVA à 21,2% en octobre.
Publié le 29/01/2012
Intervention TV de Sarkozy : il fut "le cruel commentateur de son bilan"
Le camp Hollande, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon... L'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, lors de laquelle il a annoncé des mesures anti-crise, n'a pas tardé à faire réagir en cette période de campagne électorale.
Publié le 29/01/2012
L'UMP en ordre de bataille avant la riposte télévisée de Sarkozy
Au bout d'une semaine qui a vu la montée en puissance de la campagne de François Hollande, l'UMP se met en ordre de marche lors d'un Conseil national qui permet de valider le projet du parti pour 2012 et les investitures aux législatives. En attendant l'intervention télévisée du chef de l'Etat.
Publié le 28/01/2012
Merkel va faire campagne pour Sarkozy
Angela Merkel participera à des rendez-vous communs avec Nicolas Sarkozy durant la campagne électorale. Ils auront lieu "au printemps", a indiqué le secrétaire général de la CDU, invité samedi du Conseil national de l'UMP.
Publié le 28/01/2012
TVA, chômage : rendez-vous télévisé crucial pour Sarkozy
Dimanche soir, le chef de l'Etat devrait présenter aux Français, lors d'une intervention télévisée d'environ une heure, "les mesures structurelles et fortes" censées soutenir une économie française en crise. Il devra convaincre sur des sujets difficiles, comme la hausse envisagée de la TVA.
Publié le 28/01/2012
Intervention télévisée de Nicolas Sarkozy : la vidéo intégrale
Nicolas Sarkozy a répondu, dimanche soir en direct de l'Elysée, aux questions de 4 journalistes. Une intervention d'1h10 pour annoncer des mesures économiques et évoquer sa non candidature... sur laquelle il a quasiement levé les derniers doutes.
Publié le 29/01/2012
La TVA sociale, " ce mot n'a aucun sens "
Lors de son intervention télévisée, dimanche soir, Nicolas Sarkozy a estimé que l'expression de " TVA sociale " n'avait " aucun sens " et qu'il n'en était pas l'auteur.
Publié le 29/01/2012
Nicolas Sarkozy se dit " très déterminé "
Lors de son intervention télévisée dimanche soir, le chef de l'Etat s'est décrit comme étant " très déterminé ", en réaction à la question qui lui avait été posée concernant son état d'esprit actuel.
Publié le 29/01/2012
Sarkozy : "oui, j'ai des regrets"
EXTRAIT - Lors de son intervention télévisée dimanche soir, le chef de l'Etat est revenu sur son action à l'Elysée, promettant de "s'expliquer le moment venu".
Publié le 29/01/2012
Conseil national, l'UMP est prête pour la bataille
A l'occasion du Conseil national de l'UMP, samedi, le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé et le Premier ministre, François Fillon se sont relayés à la tribune. Plus que jamais, l'heure était à la remobilisation des troupes.
Publié le 28/01/2012
Crise du logement : droite ou gauche, à chacun sa solution
Augmentation de 30% du coefficient d'occupation des sols pour l'UMP, ou mise à disposition des terrains de l'Etat pour le PS, chacun défend sa solution pour répondre à ce problème qui concerne de nombreux Français. A ce jour, il manque 700 à 900 000 logements dans tout le pays.
Publié le 28/01/2012
A l'Elysée, on sait bien que le défi n'est plus de faire baisser l'impopularité du président tant les erreurs de style du début du quinquennat et le sentiment d'injustice dans le pays rendent cette mission impossible. Tout l'enjeu est d'installer le moins mal possible la dernière ligne droite de la campagne en mars-avril avec dans l'opinion la figure d'un président-candidat "courageux" face à un candidat socialiste supposé « démagogue » et « arrogant ». A de multiples reprises tout au long de la soirée, le locataire de l'Elysée a employé les mots « devoir », « lucidité » et « courage ».
"Il fallait se bouger"
S'il s'est concentré sur les questions économiques dimanche soir, consacrant une très large partie de son interview sur l'emploi et la bataille de la compétitivité, c'est parce que c'est le terrain sur lequel le chef de l'Etat conserve une relative confiance des Français par rapport à ses rivaux pour 2012. Ce thème du « président protecteur contre la crise » lui avait permis de reconstituer à l'automne son socle, en tout cas à droite, une base électorale qui s'est depuis grandement fragilisée avec la dégradation de la note de la France et les très mauvais chiffres du chômage.
C'est l'accélération de la hausse du chômage à la fin de l'année qui a d'ailleurs convaincu Nicolas Sarkozy de se lancer dans le pari très risqué de la TVA sociale et de la renégociation à risques des 35 heures. Depuis des mois, Jean-François Copé et ses amis de l'UMP plaidaient en ce sens, confiant en privé qu' « il fallait se bouger », jetant du coup en creux un regard assez sévère sur le quinquennat écoulé. Mais il aura fallu la sévère rechute de la crise financière l'été dernier pour que le président de la République se décide à mettre en place des réformes structurelles pour commencer à changer le modèle de croissance du pays. En ligne de mire, le modèle allemand moins tourné sur la consommation et plus tourné sur la production et donc l'emploi.
Dans les pas de Merkel
Mais à moins de 100 jours du 1er tour de la présidentielle, le timing politique jette une lumière étrange sur ces décisions de Nicolas Sarkozy : est-ce un baroud d'honneur pour laisser une trace de « courage et de lucidité » ? Est-ce une stratégie de la continuité avec des propositions nouvelles ? Est-ce une façon de faire de nouveau tourner le débat autour de ces idées ? Sans doute un peu des trois. Reste qu'à la toute fin de son quinquennat, le président français met ses pas dans ceux d'Angela Merkel, une logique industrielle lourde qui procède plus d'un début de mandat. Mais lui reste-t-il d'autres cartes en mains ? Poser la question est déjà une forme de réponse.
En programmant l'action politique jusqu'au bout de son mandat, le président se veut protecteur de lui-même tant le candidat Sarkozy a promis en 2007, et l'heure du bilan doit être retardée le plus tard possible voire évitée. Lancer de nouvelles mesures qui vont faire le débat politique et syndical dans les prochaines semaines répond sans doute de cette logique de projection dans l'avenir. Même si la TVA sociale ne sera applicable qu'au mois d'octobre, sa logique doit être « dans les esprits avant le vote », selon les mots d'un ténor de la majorité. Comme si Nicolas Sarkozy voulait être jugé en mai sur les dernières réformes de son quinquennat censées identifier le capitaine courage « qui ne ment pas aux Français ».
A la veille de son interview, un sondage montrait bien que sa candidature importait bien moins aux Français que les mesures pour l'emploi et contre les effets de la crise économique et sociale. D'où sa volonté de rester président le plus tard possible. Mais comme un futur candidat, il a truffé son discours de piques contre ses futurs rivaux, dénonçant un "climat de démagogie" en visant explicitement son rival socialiste, sans le nommer. "Ce qui rend les Français inquiets, c'est quand on leur propose n'importe quoi", a-t-il lancé. Pas encore candidat officiel mais dimanche soir, c'était déjà bien en chef de la droite cherchant à cliver que Nicolas Sarkozy est apparu aux Français. Une figure politique étrange d'un président à l'impopularité inédite à trois mois d'un scrutin.
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