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Présidence de l'UMP : Baroin pourrait aussi se lancer


le 18 juin 2012 à 11h31 , mis à jour le 18 juin 2012 à 14h05.
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3min
François Baroin

François Baroin/Image d'archives / Crédits : ABACA

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PolitiqueLa guerre Copé - Fillon pour prendre la tête de l'UMP a été lancée dès le lendemain de la présidentielle. Le nom de Juppé a également été cité. Et un 4e homme vient de se faire connaître. L'ancien ministre de l'Economie l'a en effet envisagé lundi matin... si ses idées ne sont "pas reprises".

François Baroin a envisagé lundi sur RTL la possibilité de présenter sa candidature à la présidence de l'UMP en novembre, indiquant que ce serait "certainement" le cas si ses idées n'étaient "pas reprises". "Si mes idées ne sont pas reprises, certainement", a-t-il dit simplement,  alors qu'on l'interrogeait sur cette éventualité. L'ancien ministre de l'Economie venait de développer son analyse sur les raisons de la "défaite nette" enregistrée par l'UMP lors des législatives. "On traverse une crise sans précédent qui secoue les fondamentaux (...) C'est ce qui a effacé tous les chefs d'Etat et de gouvernement depuis trois ou quatre ans dans tous les pays concernés. On n'a pas échappé à cette règle", a-t-il dit.
 
Mais la stratégie du "ni-ni" (ni FN, ni gauche) adoptée par l'UMP dans l'entre-deux tours "a vécu" également, a argumenté le ministre. "Elle n'est pas pertinente, elle a troublé. Je l'ai soutenue, je le dis franchement, mais on est allé au bout du processus", a-t-il poursuivi. "Cette stratégie-là a vécu et je pense que cela fait partie des leçons que nous devons tirer de ces (élections) perdues", a souligné l'ancien ministre. Selon lui, "l'UMP, c'est le refus des extrêmes. L'UMP n'a pas à aller braconner sur telle ou telle terre. L'UMP a à affirmer ses valeurs qui sont des valeurs de refus des solutions extrêmes".

"Quand j'ai entendu entre les deux tours des législatives certains dire  qu'ils avaient des valeurs avec le Front national et qu'ils trouvaient même Marine Le Pen sympathique, c'est quoi la prochaine étape ?", s'est-il exaspéré en visant Nadine Morano, battue dimanche en Meurthe-et-Moselle. "C'est on se met à table et puis on discute ? Ce n'est même pas envisageable", a-t-il résumé, avant de conclure : "nous devons combattre le FN comme un adversaire politique".

Commenter cet article

  • vinebaut : Il a raison, il faut donner un coup de jeune à l'UMP et plus d'audace !!

    Le 18/06/2012 à 17h37
  • tosca66 : Pourquoi ne pourrait-il pas se présenter, c'est une élection comme une autre....au PS aussi, il y a eu foire d'empoigne pour les primaires et bientôt pour le perchoir!!

    Le 18/06/2012 à 16h09
  • many48 : Fissou06, allons, pas de réforme structurelle, la réforme des retraites que Hollande a refusé à Jospin, pour risque de mauvaise image, alors que NS l'a faite avec Fillon pour le bien des français. Maintenant Hollande la récupère, l'amende un tout petit peu et en fait une des 60 brillantes propositions de son brillant programme. D'autres exemples ? fissou n'obéissez pas bêtement à ce que vous glissent dans l'oreille les propagandistes péséistes.

    Le 18/06/2012 à 15h57
  • jghttc1 : Le dicton ne dit-il point: " Plus il ya de fous, plus on rit ! "

    Le 18/06/2012 à 15h17
  • kline972 : D'accord avec vous ! Il doit se dire qu'en "l'absence" de Sarko, un boulevard lui est ouvert .............

    Le 18/06/2012 à 14h49
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