"Je suis d'abord un homme en colère contre ce gâchis, parce que ce sont les plus faibles et les peuples qui vont payer l'addition", a affirmé le président de Debout la République, qui avait rompu avec l'UMP début 2007. Il a vu en la présidentielle de 2012 "peut-être" la "dernière élection libre, parce qu'après ce sera Bruxelles qui décidera des impôts". "Si on sortait de l'euro, on n'aurait plus à passer par les marchés financiers, à payer des taux d'intérêts exorbitants" et "nos entreprises pourraient exporter à nouveau", a assuré le député. Et avec "un protectionnisme minimum, intelligent, commefont tous les pays, on s'en sortirait, il n'y a aucune fatalité".
"Je suis au niveau de Morin et de Villepin"
Nicolas Dupont-Aignan a qualifié l'accord obtenu à Bruxelles par 26 pays européens de "gigantesque escroquerie", car "derrière des apparences de rigueur, on ne sauve pas l'Europe", mais "un système qui ne marche pas..., qui ruine l'Europe, nourrit le chômage, suscite les délocalisations".
"L'autre" candidat de la sortie de l'euro après Marine Le Pen, peine à se faire connaître et à décoller dans les sondages (1%). Mais n'affiche aucune inquiétude. "Je suis au niveau de Morin ou de Villepin alors qu'on ne me voit jamais dans les médias", se rassure le député. Convaincu que la conjoncture économique, faite de crise des dettes souveraines et de regain des thèses protectionnistes, ne peut que servir son discours, le président de Debout la République (DLR) pense qu'il ne lui manque que la notoriété. "Il y a des millions de gens qui ne supportent plus l'UMP et le PS mais qui ne veulent pas voter FN. Ces gens-là ne nous connaissent pas encore", explique le député-maire d'Yerres (Essonne). Et d'ajouter, sûr de son destin national, à 50 ans : "Ceux qui vont voter pour nous ne savent pas qu'on existe". Nicolas Dupont-Aignan n'avait pas obtenu ses 500 signatures en 2007.
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