© Montage TF1 News"Tout est possible, ou presque". Ce n'est pas un slogan de campagne mais ce que l'on entend en off, ici ou là, dans les QG des différents candidats à propos de l'ordre d'arrivée au premier tour de la présidentielle le 22 avril prochain. Jamais une élection ne s'est en effet tenue dans un tel contexte de crise économique et sociale et de défiance vis-à-vis des représentants politiques. D'où les possibles surprises avec un électorat très volatile et qui se décidera peut-être plus tardivement que traditionnellement. Qui va tirer le plus profit de cette grande colère française ? A première vue en ce début d'année, ce sont, sans surprise, les candidats qui critiquent le système, à en croire les récentes enquêtes d'opinion : Marine Le Pen, François Bayrou et dans une moindre mesure Jean-Luc Mélenchon.
Marine Le Pen absente ? Son père prédit la "fin" de Sarkozy
Dans une interview au Journal du Dimanche, Jean-Marie Le Pen pronostique que si sa fille ne pouvait se présenter à la présidentielle faute d'avoir obtenu les 500 parrainages nécessaires, "ce sont plus de 20°% des électeurs qui ne pourront pas s'exprimer". Quant à Nicolas Sarkozy, il "serait battu".
Publié le 05/02/2012
Sans Marine Le Pen, Sarkozy et Hollande à égalité au 1er tour
François Hollande et Nicolas Sarkozy feraient jeu égal avec chacun 33% des intentions de vote, au cas où Marine Le Pen ne serait pas présente au premier tour de la présidentielle faute d'avoir les parrainages nécessaires, selon un sondage Ifop pour le Journal du Dimanche.
Publié le 05/02/2012
2012 : percée de Marine Le Pen chez les actifs
Marine le Pen obtient 24% des intentions de vote auprès des actifs au premier tour de la présidentielle, selon un sondage Ifop pour l'Humanité. La candidate FN arrive derrière François Hollande, qui recueille 27%, mais loin devant Nicolas Sarkozy, qui obtient 18%.
Publié le 02/02/2012
Comment Hollande compte financer son programme
DECRYPTAGE - François Hollande l'a promis jeudi : toutes les mesures présentées dans son programme présidentiel seront "intégralement financées". Voici donc le financement prévu par ce programme, tel qu'il a été détaillé par le candidat socialiste et son équipe.
Publié le 27/01/2012
Programme de Hollande : "merci les riches et la croissance"
REVUE DE PRESSE - Si nombre d'éditorialistes saluent ce vendredi les orientations clairement sociales-démocrates et rassembleuses du programme de François Hollande, certains critiquent le "flou" des mesures annoncées et le "matraquage fiscal" des classes moyennes.
Publié le 27/01/2012
Pour la droite, Hollande ignore la crise, Marine Le Pen fustige "des mesurettes"
REACTIONS - Jean-Luc Mélenchon, Marine Le Pen, l'UMP, Valérie Pécresse ou encore François Bayrou ont réagi jeudi aux "60 propositions" de François Hollande.
Publié le 26/01/2012
Hollande présente ses "60 engagements pour la France"
Dans un document de 40 pages, le candidat socialiste à l'Elysée dévoile jeudi son projet présidentiel axé sur la finance, les PME et l'éducation. Coût de ces mesures : 20 milliards d'euros.
Publié le 26/01/2012
Hollande accentue son avance sur Sarkozy
François Hollande gagne deux points d'intention de vote à 31%, Nicolas Sarkozy en perd un à 25% dans ce sondage CSA réalisé au lendemain du meeting du Bourget. François Bayrou n'est plus qu'à deux points de Marine Le Pen.
Publié le 25/01/2012
Sarkozy a davantage une stature de président que Hollande
Nicolas Sarkozy a davantage l'étoffe d'un président que François Hollande, estiment les Français d'après un sondage BVA sur l'image des présidentiables. En revanche, le candidat PS devance largement l'hôte de l'Elysée dans sa capacité à apporter des réponses aux problèmes des Français.
Publié le 23/01/2012
Sarkozy : voici venus les voeux de campagne
Au lendemain de son sommet "de crise", Nicolas Sarkozy a justifié jeudi à Lyon l'urgence des réformes contestées qu'il doit engager fin janvier, dont la TVA sociale, et révélé un peu plus le visage du candidat à la présidentielle qu'il deviendra d'ici mars.
Publié le 19/01/2012
Hollande recadre les socialistes contre toute cacophonie
A trois mois de la présidentielle, le candidat PS a dû faire "une sévère mise au point" à son équipe de campagne, mercredi, après une polémique sur l'éducation.
Publié le 18/01/2012
Mélenchon à l'offensive contre Marine Le Pen, "semi-démente"
Lors d'un meeting à Metz, le candidat du Front de gauche à l'Elysée a annoncé une "opération nettoyage" contre le Front national et contre sa candidate à l'Elysée. Laquelle réplique par l'ironie, voyant en lui "un homme charmant, presque un petit garçon" hors caméra.
Publié le 19/01/2012
Education : Peillon attaque, Chatel riposte
Réformer l'éducation en commençant par revoir les missions des enseignants est "une erreur et même une faute", juge Vincent Peillon, chargé de l'éducation dans l'équipe de François Hollande, dans une interview croisée avec le ministre Luc Chatel que publie ce jeudi Libération.
Publié le 19/01/2012
Hollande contraint de préciser son projet après la critique de Hamon
Le candidat PS a affirmé que les créations de 60 000 postes dans l'Education ne se feraient pas au dépens de supressions dans ce secteur, contrairement à ce qu'affirmait son conseiller au budget Jérome Cahuzac, mais d'autres domaines de la fonction publique. François Hollande a demandé à ses amis d'arrêter les critiques.
Publié le 18/01/2012
L'aile gauche du PS met la pression sur Hollande, la droite en profite
Benoît Hamon estime que la création de 60.000 postes dans l'Education doit être réelle et non pas se faire au détriment d'autres secteurs publics. Jérôme Cahuzac, chargé des finances chez Hollande a affirmé lundi qu'il n'y aurait pas de postes créés dans la fonction publique d'Etat.
Publié le 17/01/2012
Hollande et Aubry à Gandrange, lieu des "promesses non tenues" de Sarkozy
François Hollande et Martine Aubry se sont rendus ensemble mardi à Gandrange, en Moselle, dans une Lorraine sinistrée par la désindustrialisation. L'aciérie ArcelorMittal apparaît à gauche comme l'un des échecs du président Sarkozy.
Publié le 17/01/2012
Hollande toujours loin devant, percée de Bayrou
Avec 29% des intentions de vote au premier tour de la présidentielle, le candidat socialiste demeure nettement en tête de la course à l'Elysée, selon un sondage Ipsos publié mardi. Mais le candidat centriste est à 14%.
Publié le 17/01/2012
L'UMP reproche au PS de ne pas se réjouir du triple A...de Moody's
Jean-François Copé s'est "étonné" lundi du "silence assourdissant" des socialistes après le maintien par Moody's du triple A de la France alors qu'ils s'étaient "précipités", "François Hollande en tête", pour réagir à la dégradation de vendedi.
Publié le 16/01/2012
2012 : les Français souhaitent que Le Pen obtienne les 500 signatures
Une majorité de Français souhaite que Marine Le Pen et Dominique de Villepin obtiennent les 500 signatures nécessaires pour pouvoir se présenter à l'élection présidentielle, selon une enquête Harris Interactive pour 2012etvous.fr.
Publié le 16/01/2012
Hollande termine son voyage outre-mer en Guyane
François Hollande a achevé lundi en Guyane un déplacement de trois jours en outre-mer.
Publié le 16/01/2012
Perte du triple A : des répercussions politiques ?
Le triple A, c'était le certificat de bonne conduite économique pour le Président de la République. La dégradation de la note de la France par l'agence Standard & Poor's pourrait avoir des répercussions politiques, à 100 jours de la présidentielle.
Publié le 13/01/2012
Le fait notable de janvier 2012 est d'abord la dynamique de Marine Le Pen à un niveau d'intentions de vote jamais atteint dans l'histoire électorale française. La candidate du Front national a atteint jeudi 21,5% dans un sondage Ifop, à deux points du chef de l'Etat, et 19% chez CSA, en hausse de 3 points par rapport à décembre. Marine Le Pen estime être dans une "nouvelle phase" de son ascension, avec un potentiel électoral de 30%, en concédant néanmoins devoir rattraper un "déficit" chez les retraités. Pour rappel, la fille de Jean-Marie Le Pen était arrivée en tête au premier tour en mars 2011 dans plusieurs sondages, menaçant à plusieurs reprises Nicolas Sarkozy d'élimination. Sa progression actuelle fait de nouveau placer cette menace sur le camp Sarkozy.
« Plus il va monter, plus il devra sortir de ses ambiguïtés d'alliance"
Autre dynamique électorale de ce moment de la campagne, celle de François Bayrou qui affirme qu' "il se passe quelque chose" autour de sa candidature. Le candidat centriste est solidement installé à la 4e place, autour de 12-14%. De tous les prétendants, il est celui qui a le plus progressé depuis début décembre (cinq à sept points d'intentions de vote gagnés). Selon tous les sondeurs interrogés, "il y a bien une dynamique Bayrou". S'il a franchi haut la main la barre des 10% d'intentions de vote, le phénomène demeure toutefois fragile, 27% seulement de ses électeurs se déclarant "sûrs de leur vote" selon Ipsos.
Il est pour l'instant en train de reconstituer son socle de 2007 (18%) mais ensuite ? "Plus il va monter, plus il devra sortir de ses ambiguïtés d'alliance", veut croire un conseiller proche de François Hollande. Le président du MoDem décolle en tout cas dans les enquêtes d'image. Apprécié à droite comme à gauche, il est désormais numéro un aux palmarès (Ipsos et BVA) des dirigeants politiques. Chez les plus petits candidats, le bouillonnant Jean-Luc Mélenchon se tient bien (7,5%), contrairement à Eva Joly, très en difficultés.
Hollande à un niveau très élevé
Contrairement à Marine Le Pen et François Bayrou, le duo Sarkozy-Hollande n'est pas en dynamique. Bien sûr, c'est pour le chef de l'Etat que la situation dans l'opinion est la plus compliquée. Crédité par l'Ifop de 26% des intentions de vote le 6 janvier, le chef de l'Etat, qui tarde à se déclarer candidat, est depuis en perte de vitesse, autour de 23-24%, nettement distancé par le candidat socialiste, à 28-30%. Selon les sondeurs, ce recul s'explique en partie seulement par la perte du triple A auprès de Standard and Poor's. "François Hollande continue à avoir les faveurs de l'opinion à un niveau exceptionnellement élevé", alors que Nicolas Sarkozy est à "un niveau faible", commente Brice Teinturier (Ipsos). Selon un sondage de cet institut mardi, le champion PS écraserait le président sortant de 18 points au second tour (59% contre 41%). Le même jour, l'Ifop-Fiducial a donné un écart plus réduit, mais conséquent (57-43), identique à celui d'un sondage LH2 dimanche. Nicolas Sarkozy manque cruellement de réserves de voix pour le second tour.
Concomitamment, sa cote de popularité chute. Elle a perdu six points en deux mois (BVA), deux en un mois (Ipsos), avec des taux d'approbation entre 32 et 34%. Nicolas Sarkozy "reperd les points gagnés en pleine crise aiguë après le référendum grec" avorté sur l'euro, note Gaël Sliman (BVA). Au contraire, François Hollande reste très populaire. Mais la popularité ne fait jamais une élection et il reste 100 jours aux candidats pour rebattre les cartes des sondages. François Hollande va devoir notamment traverser l'épreuve de la présentation de son programme fin janvier. Avec quelles conséquences sur l'opinion ?
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