Dans les couloirs de l'Assemblée nationale, son nom revient avec de plus en plus d'insistance. "Il y a consensus autour d'elle alors qu'il n'y a aucun consensus autour d'Elisabeth Guigou" souligne un responsable socialiste, l'objectif pour l'Elysée et Matignon étant qu'une femme accède au perchoir. Elle, c'est Marylise Lebranchu, ministre de la Fonction publique. Soumise à de fortes pressions pour se porter candidate à la présidence de l'assemblée, elle refusait toujours d'y céder mardi en début d'après-midi.
Marylise Lebranchu veut rester au gouvernement pour accomplir sa mission de réforme de l'Etat et de décentralisation, affirme son entourage, tout en reconnaissant qu'elle était soumise à des "sollicitations" pour revenir sur sa décision. Marylise Lebranchu possède en outre un double avantage : elle connait parfaitement l'Assemblée, où elle détenait dans la précédente législature un des postes clés de questeur (en charge des finances et de l'administration), et, largement réélue dans le Finistère dimanche, elle est députée de province, contrairement à Elisabeth Guigou et Claude Bartolone, tous deux de Seine-Saint-Denis, comme Bruno Le Roux, probable futur président du groupe PS.
Intenses tractations
La situation devrait évoluer très rapidement, selon une autre source parlementaire, qui confirme les intenses tractations autour de Marylise Lebranchu. Dans la salle des Quatre-colonnes, la députée PS de la Vienne Catherine Coutelle, qui n'est pas d'accord "pour mettre une femme pour une femme à tout prix", ne cache en revanche pas sa préférence pour Marylise Lebranchu qu'elle a "appréciée en tant que questeur". Elle aimerait qu'elle se porte candidate. "J'ai eu Marylise Lebranchu il y a 30 minutes qui m'a personnellement Confirmé qu'elle ne serait pas candidate" au perchoir, a déclaré devant la presse Claude Bartolone, candidat au poste, avant le conseil national.
Elisabeth Guigou, qui s'est déclarée "disponible", et Claude Bartolone continuaient de placer leurs pions mardi (lire notre article >Perchoir : Bartolone conteste à Guigou l'argument de la parité).








