© AFPC'était le "débat décisif". Le troisième et dernier rendez-vous entre les 6 candidats à la primaire PS a donné à voir un échange sans agressivité quoiqu'un plus vif que les précédents. Martine Aubry s'est illustrée par sa pugnacité, François Hollande par sa prudence. La première n'hésitant pas à pousser le second, chouchou des sondages, dans ses retranchements. Sur le plateau de BFMTV, de gauche à droite, selon un tirage au sort, les deux femmes de la compétition, Martine Aubry, tailleur pantalon sombre, et Ségolène Royal, veste rouge vif, encadraient les quatre hommes en costume cravate Manuel Valls, Jean-Michel Baylet, Arnaud Montebourg, et François Hollande. Tous, debout derrière un pupitre, dans un décor sobre, avec fond sombre et éclairage bleuté. Sous le feu des questions de Laurent Joffrin, chacun a cherché, quatre jours avant le premier tour du scrutin, à montrer ses différences.
Primaire PS : comment voter ?
Le choix du candidat(e) PS se déroule en deux tours, les 9 et 16 octobre. Tout le monde peut y participer. Voici le mode d'emploi.
Publié le 04/10/2011
Voter à la primaire PS ? "Ce n'est pas notre place"
Eva Joly, candidate Europe Ecologie-Les Verts à l'élection présidentielle, a estimé jeudi sur Europe 1 qu'aller voter à la primaire PS dimanche n'était peut-être "pas la place" des militants EELV.
Publié le 06/10/2011
Fillon complimente la primaire, "processus moderne"
Le Premier ministre a plébiscité mercredi le "processus moderne" des primaires ouvertes pour l'après-2012, estimant qu'il convenait "à droite comme à gauche".
Publié le 05/10/2011
"Pourquoi vous choisir vous ?" Leurs réponses
Voici les réponses des six candidats à la primaire socialiste à la question "Pourquoi vous choisir vous?", lors du dernier débat TV de mercredi soir.
Publié le 06/10/2011
Enquête sur la compagne de Hollande ? Guéant porte plainte contre L'Express
Le ministre de l'Intérieur a porté plainte contre l'hebdomadaire pour diffusion de fausses informations et diffamation, après un article faisant état d'investigations menées sur la compagne de François Hollande. L'Express "prend acte" et maintient ses informations.
Publié le 05/10/2011
Aubry seule à même de conduire le pays "sur la piste verglacée" ?
La candidate à la primaire PS a mis en avant dimanche "son expérience" et "son courage" pour essayer de convaincre que, "dans cette période de crise", elle était la seule à même "de conduire un bolide sur une piste verglacée".
Publié le 02/10/2011
Hollande : "La crise sera toujours là, même si Sarkozy est battu"
Candidat le mieux placé par les sondages à la primaire PS, François Hollande a affirmé dimanche que "celui ou celle" qui remporterait la présidentielle devrait "affronter une situation comme jamais nous avons connue", et prendre "des décisions lourdes sans doute rapidement".
Publié le 02/10/2011
Hors Sarkozy, point de recours, jurent en choeur Copé et Fillon
Face à un Juppé volontiers énigmatique sur la future présidentielle et qui ne s'interdit pas de rêver d'une "surprise", le patron de l'UMP et le chef du gouvernement s'efforcent de parler d'une seule voix pour écarter toute hypothèse d'une non-candidature de Sarkozy, et toute idée d'un "recours".
Publié le 01/10/2011
Primaire PS : les militants attentifs lors du dernier débat
Dans les QG des candidats à la primaire PS, les militants avaient tous les yeux rivés sur le petit écran mardi soir pour suivre le dernier débat avant le premier tour de dimanche.
Publié le 06/10/2011
Primaire PS : Aubry y croit plus que jamais
Partie en dernier dans l'investiture pour la présidentielle, Martine Aubry a mis toute son énergie dans la bataille, grâce notamment à des soutiens de poids. Portrait.
Publié le 04/10/2011
Primaires PS : Ségolène Royal, infatigable candidate
La Présidente de région ne s'est pas octroyée un jour de repos cet été : elle a occupé le terrain pour convaincre les Français du bien-fondé de sa candidature à l'investiture pour 2012.
Publié le 03/10/2011
Manuel Valls, iconoclaste représentant de "l'aile droite" du PS
<b>Portrait - </b>Député-maire d'Evry, cet ex-proche de Ségolène Royal à Reims a été le premier à déclarer sa candidature à la primaire socialiste, en juin 2009. Soutien de DSK, il a réactivé sa candidature en juin après la mise hors jeu de celui-ci.
Publié le 02/10/2011
Arnaud Montebourg : portrait d'un outsider qui monte
Le 9 octobre, ce sera le premier tour de la primaire socialiste. Chaque jour, nous faisons le portrait de l'un des 6 candidats. Ce soir, place à Arnaud Montebourg qui a su s'imposer parmi les têtes d'affiche.
Publié le 01/10/2011
L'Europe
Les candidats ont d'abord abordé le thème de l'Europe. Jean-Michel Baylet, le premier à s'exprimer, est rapidement relayé par Arnaud Montebourg, chantre de la démondialisation, qui prend la mouche quand il est interpellé par le directeur de la rédaction du Nouvel Observateur sur le protectionnisme. François Hollande intervient : "Si je suis le nouveau président, je prendrai l'Europe telle qu'elle est... Si je passe cette épreuve démocratique des primaires, je ferai une tournée en Europe pour préparer notre victoire en 2012". "Il faut éviter la morgue et éviter de donner des leçons aux autres, riposte Manuel Valls. "Je commencerai par l'harmonisation sociale. L'Europe, c'est d'abord un destin, un idéal", temporise Ségolène Royal.
Sondages et postures face à la droite
Questionné sur les sondages le donnant favori qu'il ne faudrait "pas croire", François Hollande réplique vivement : "Je n'y crois pas non plus. J'attends les électeurs". Puis le député de Corrèze est relancé sur "si vous êtes élu, vous allez gouverner avec la moitié de la France contre l'autre?" "Le PS ne fait même pas la moitié de la France", réplique-t-il. Une fois élu, "il faut parler au nom de tous les Français" et "dépasser la formation politique", ajoute-t-il. Martine Aubry s'enflamme alors: "On ne peut pas battre une droite dure si on est une gauche molle", dit-elle, dans une pique à la mollesse supposée du député de Corrèze. Le maire de Lille, donné distancé par François Hollande dans les sondages, emploie un ton volontaire, et autoritaire, en se revendiquant comme la "présidente du redressement de la France".
Autre pique, Manuel Valls, bien dans son rôle, parle d'"effort à faire", juge nécessaire de "dire la vérité". "Je ne veux pas qu'on gagne sur le rejet de Nicolas Sarkozy", s'exclame-t-il. "Quand on a dit qu'on va démondialiser, mettre sous tutelle les banques ou qu'on va interdire les licenciements boursiers, ça ne marchera pas", assène le député-maire d'Evry vingt minutes après le début, à l'adresse de Ségolène Royal et Arnaud Montebourg.
Chacun sa solution sur les retraites
Les concurrents ont ensuite abordé durant ce débat de deux heures, commencé à 20h30, le thème des retraites. Sur cette question, François Hollande a affirmé qu'il fallait augmenter la durée de cotisation des retraites lorsque "l'espérance de vie s'allonge" et a promis une réforme générale des retraites en 2013 s'il était élu président. De son côté, Manuel Valls a dit vouloir "changer en profondeur notre système de retraite et aller vers un système par points (...) à la carte, qui permettra à ceux qui ont des travaux durs, pénibles, et où l'espérance de vie est moindre que celle des autres, de partir plus tôt". Ségolène Royal veut "remettre à plat l'ensemble de la réforme en intégrant la pénibilité des taches, la souffrance au travail, le fait de ne plus cumuler les deux couperets (âge et durée de cotisation) et enfin le rattrapage pour les femmes". Selon elle, "le retour à la retraite à 60 ans sera inscrit au premier conseil des ministres". Martine Aubry veut que "ceux qui ont commencé à travailler tôt (...) (puissent) partir à taux plein à 60 ans".
Clivage sur la lutte contre les déserts médicaux
La question brûlante de la lutte contre les déserts médicaux et de la liberté d'installation des médecins a révélé une ligne de partage entre les partisans d'une coercition et les autres. Arnaud Montebourg et Martine Aubry ont pris de front la liberté d'installation que défendent les principaux syndicats de médecins, en défendant des mesures dirigistes. "La liberté d'établissement ne peut pas nuire à l'égalité des territoires et des citoyens de ce pays", a déclaré le président du Conseil général de Saône et Loire. "Les mesures incitatives, ça ne marche pas", a poursuivi dans le même ordre d'idée Martine Aubry, qui propose d'aller "contre la liberté d'installation", comme en Angleterre et la Suisse. "Vous pensez qu'on peut obliger quelqu'un qui fait des études à aller en Corrèze?", a répondu François Hollande, président du conseil général de ce département rural, en ajoutant préférer "interdire certaines installations" dans les zones bien pourvues en médecins.
Francs désaccords sur les postes dans l'éducation
La mesure de François Hollande - créer 12.000 postes chaque année pendant le quinquennat, avait suscité les railleries de ses challengers en septembre. Elle a de nouveau été au centre des débats sur l'éducation. "A la fin de l'exercice", cette mesure coûtera "2,5 milliards d'euros", a réaffirmé l'élu corrézien. Il l'a mise en relation avec le coût du bouclier fiscal, de la création de 30.000 places de prison ou au coût du redoublement. "Je voulais vérifier que François Hollande, après avoir proposé de ne pas abroger le budget de l'Education nationale, maintenant voulait l'augmenter de 2,5 milliards", a souligné Martine Aubry, jugeant qu'il avait changé d'avis. Martine Aubry a affirmé qu'elle souhaitait elle aussi embaucher, mais en mettant en place une réforme de fond. Selon Ségolène Royal, l'engagement de créer 60.000 postes "coûte 7 milliards (d'euros) sur les cinq ans, puisque les 500 millions, il faut les payer tous les ans et ils se cumulent, donc au total ça fait 7 milliards sur cinq ans".
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