Primaire PS : dernière ligne droite pour Valls et Montebourg

le 08 octobre 2011 à 08h50 , mis à jour le 08 octobre 2011 à 13h58

Dossier : PS : dossier sur le Parti socialiste

Manuel Valls et Arnaud Montebourg, qui se sont bâti une stature nouvelle dans la primaire socialiste face aux trois "grands" candidats, ont tous deux tenu meeting vendredi, sur fond de tension croissante entre les deux quadras à 48 heures du vote.

Vendredi soir, Evry, Gymnase des Loges : Manuel Valls tient meeting dans son fief. "Le 9 octobre, votez Valls" lit-on sur quelques affiches montrant le candidat souriant. Environ 500 personnes sont venues écouter le député-maire dans une ambiance plutôt austère et studieuse. Le candidat arrive sur l'air des Black Eyed Peas I got a feeling, un tube d'habitude réservé.... aux meetings de Ségolène Royal. Debout sur l'estrade, Manuel Valls martèle son message : "Ma candidature, le chemin que je me suis fixé, c'est celui du respect et de la vérité (...) Dans cette campagne, je trace inlassablement mon sillon, sans dévier de ce chemin". "J'ai déjà gagné la bataille des idées. Mes idées s'imposent les unes après les autres dans le débat politique", estime-t-il encore. Un succès est certain, assure-t-il : celui de la primaire. "Il s'est passé quelque chose pendant cette campagne (...) Plus rien pour nous, pour la gauche, pour moi, ne sera comme avant. Oui, une étincelle est née !".

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Avant le meeting, le ton était moins lyrique. Manuel Valls était interrogé par la presse sur une fléchette décochée jeudi soir par Arnaud Montebourg, dans un documentaire diffusé par France 2. Souvent classé à l'aile droite du PS, il n'aurait plus qu'"un pas à faire pour aller à l'UMP". "Lui n'a plus qu'un pas à franchir pour rejoindre le camp de la bêtise !", a rétorqué Manuel Valls, regrettant "une petite phrase bien malheureuse qui fait plus de mal à l'auteur qu'elle ne (l') atteint".

"Nous sommes en état d'urgence"

Le même soir, mais à 307 kilomètres de là, à Dijon et devant plus de 600 personnes, Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, lui aussi outsider de la primaire, tient son meeting au Palais des Congrès. Le maire François Rebsamen, proche de François Hollande, sportivement, a twitté un "bon meeting à notre camarade bourguignon Arnaud".

A droite de la tribune, deux drapeaux : le tricolore et l'européen. Le candidat est symboliquement accueilli par Michel Neugnot, secrétaire fédéral PS de Côte-d'Or et "hollandais": "Ton ambition est d'être au 2e tour. Alors que l'on se retrouve face à face au 2e tour", lui lance-t-il. Soutien de Montebourg, la députée guyanaise Christiane Taubira (DVG) salue en lui "le rénovateur en chef". "Il a réussi cette réforme majeure que sont les primaires", vante-t-elle. "Il vous propose d'empoigner l'Etat pour qu'il assume ses missions d'intérêt général. (...) Montebourg c'est le volontarisme en politique, la loyauté vis-à-vis des citoyens", s'enflamme l'ex-candidate à la présidentielle. Son intervention est très applaudie. La salle se lève.

A 21h30, Arnaud Montebourg prend la parole, parle de sa campagne - dans "21 régions sur 22", "35.000 km", "6000 volontaires"... "Nous sommes en état d'urgence"... Les "injustices nouvelles ont déferlé pendant 10 ans". "Les hommes politiques n'ont rien compris au monde qui est en train de s'écrouler", assure-t-il. "En France nous avons une chance, nous avons inventé les primaires. Il n'est pas nécessaire d'envahir la Bourse, comme à New York", selon lui. "Aujourd'hui l'économie est oppressante, plus forte que la politique (...) Le projet de nouvelle France, c'est la politique plus forte que l'économie, la République plus forte (...) Il faudra audace et courage". "Il ne s'agit pas de dire que ce sera facile", insiste-t-il. "Obama au départ, il n'avait aucun gouverneur avec lui. Toute ressemblance serait fortuite".

le 08 octobre 2011 à 08:50
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4 Commentaires

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  • henrigollant, le 08/10/2011 à 20h10

    Quelle bonne idée ! Allons donc recruter les candidats (seulement les socialos) dans les maternités !

  • henri_bambelle, le 08/10/2011 à 19h40

    Vous avez bien raison, rose-marie54. On en a assez des vieux croutons qui résistent : place aux jeunes, de gauche comme de droite. Le PS serait bien inspiré de désigner un candidat de moins de 50 ans, les autres partis aussi !

  • riviera13, le 08/10/2011 à 18h22

    Si j'osais, je dirais: Les vielles aussi à la retraite !!!

  • rose-marie54, le 08/10/2011 à 15h57

    Les ""vieux" à la retraite, place aux jeunes,que diable !! l'avenir ce sont eux!!!!!

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