Que peut faire le gouvernement face à l'annonce de PSA, qui a dévoilé jeudi son intention de supprimer 8000 postes en France, et de fermer en 2014 de l'usine d'Aulnay en Seine-Saint-Denis ? D'ores et déjà, le gouvernement a chargé un expert d'examiner le bien fondé des décisions de PSA. Ce samedi, lors de son intervention télévisée du 14 juillet, François Hollande a assuré que "l'Etat ne laissera pas faire". Et d'ajouter : "Ce plan, je le considère en l'état inacceptable" (...) "il doit être renégocié".
Il s'est montré particulièrement virulent à l'égard de la direction du groupe, accusée de "mensonge" et d'avoir reporté l'annonce du plan à l'après-présidentielle. "Ce plan était déjà une rumeur il y a quelques mois, la direction de Peugeot a nié qu'elle était dans la réflexion de ce plan", a-t-il dit.
Les possibles leviers
Le gouvernement ne peut pas interdire la fermeture du site d'Aulnay, mais "nous pouvons faire en sorte de faire qu'Aulnay reste un site industriel, de la même manière qu'il doit y avoir des garanties sur la pérennisation du site de Rennes", a-t-il ajouté. L'Etat pourra agir avec "le chômage partiel", "la formation professionnelle" et "les crédits que nous pouvons apporter", a-t-il précisé. "Expertise, concertation et plan stratégique pour l'automobile" (qui sera dévoilé le 25 juillet) constituent les différentes étapes de réaction, a-t-il égrené.
Alors que d'autres plans sociaux devraient intervenir dans les prochains mois, le chef de l'Etat a assuré que l'emploi et le "redressement productif" et industriel figuraient parmi ses priorités au même titre que la réduction de la dette.
Evidemment, les déclarations de François Hollande ont suscité de nombreuses réactions politiques, tant à gauche qu'à droite. Mais la plus attendue était celle du représentant des salariés PSA d'Aulnay, le délégué CGT Jean-Pierre Mercier. Ce dernier a jugé sur LCI que le chef de l'Etat avait fait des propositions "insuffisantes, assurant que les employés du site d'Aulnay attendaient des garanties plus fortes de la part du gouvernement.
Vidéo - la réaction du délégué CGT de PSA :








