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Plan automobile : les critiques de la droite


le 25 juillet 2012 à 12h48 , mis à jour le 25 juillet 2012 à 14h14.
Temps de lecture
3min
Luc Chatel

Luc Chatel / Crédits : TF1 News

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PolitiqueLe plan gouvernemental de soutien à l'industrie automobile a été accueilli mercredi par des réactions très sceptiques de l'opposition qui insiste sur la question de la compétitivité et de la baisse du coût du travail.

La crise du secteur automobile mobilise le débat politique avant la pause estivale. Et après l'annonce du plan d'aide mercredi, la droite dénonce le manque de courage du gouvernement, notamment en abordant pas le problème du « coût du travail ».  Pour l'ancienne ministre du Budget, Valérie Pécresse, le plan gouvernemental "sera décevant s'il ne s'attaque pas au vrai sujet, qui est la baisse du coût du travail". "Faire l'impasse sur la baisse du coût du travail aujourd'hui, c'est criminel", a-t-elle insisté sur RTL. A propos du renforcement du bonus écologique pour les voitures "propres" prévu dans le plan ouvernemental, elle y a vu "une prolongation bienvenue de ce que nous avions lancé avec Jean-Louis Borloo et Nicolas Sarkozy".

Toutefois, a-t-elle ajouté, "il faudra certainement prolonger d'autres mesures des plans que nous avions lancés", citant les investissements d'avenir et les crédits impôt-recherche. Le PS, a-t-elle relevé au passage, a refusé à l'époque de voter ces mesures qu'"aujourd'hui, il se réapproprie". Valréie Pécresse en a profité pour accuser les socialistes d'être "schizophrènes" en s'alliant aux Verts qui veulent "dissuader les Français d'acheter des voitures individuelles".

"Baisser les coûts de production"
 
Le président du Parti radical, Jean-Louis Borloo, a lui suggéré que la "solidarité finance la formation professionnelle et l'activité partielle" dans le secteur automobile. Sur France 2, il a fait valoir que pour permettre à cette industrie de passer des baisses cycliques d'activité, il était nécessaire de préserver ses capacités de production.  Jean-Louis Borloo a préconisé également une baisse du coût du travail, en soulignant qu'une petite voiture fabriquée en dehors de l'Hexagone coûtait "500 à 600 euros" de moins qu'en France.
 
Le député UMP et ancien secrétaire d'Etat à l'Industrie, Luc Chatel, a insisté aussi sur la question de la compétitivité, estimant qu'elle devrait faire l'objet d'un "pacte" dans l'automobile, en raison de la concurrence mondiale exacerbée dans ce domaine. Un tel "pacte" doit s'articuler notamment autour de l'idée que  "l'automobile soit le premier secteur à signer des accords de compétitivité. Il faut travailler davantage, il faut plus de souplesse dans le droit du travail", a-t-il souligné.

Mais pour M. Chatel, il faut aussi "faire baisser les coûts de production".  "Il faut dire la vérité aux Français. (En Europe), il y a une dizaine de sites industriels automobile en trop, en surcapacité (...) Si nous ne voulons pas qu'il y ait un nouvel Aulnay derrière, il faut prendre des mesures radicales en matière de compétitivité", est-il revenu à la charge. Pour le vice-président du Front national, Florian Philippot, le plan gouvernemental de soutien à la filière automobile s'apparente à de la simple "communication". Le responsable du parti d'extrême droite a jugé sur BFMTV et RMC que le gouvernement "mentait aux Français" avec son plan automobile, et que ce n'était "que des mots".


 

Commenter cet article

  • politique79 : Nos politicien devrais arrétés de ce critiquer et éssayer de construire une france forte cela est triste de considérer que les francais les aimes à qui sera le mieux tralala les francais attende des solution à leur pouvoir d achat et les chamaillerie de bas étage ne refletent pas du tous la france dans le monde que faudra t-il à la france comme président pour sortir de ce fléau qui entrenne la france dans le bas c'est bien triste pauvre france ou vont-il nous enmmenés.

    Le 12/08/2012 à 16h22
  • heybaal : C'est un plan qui repose sur une vision étriquée de la réalité. La France perd de l'argent parce que son système est fondamentalement inadapté. C'est pas en prenant à pierre pour donner à paul pour soutenir des dépenses excessives, tout en laissant nos devises, notre richesse et nos capacités de production sortir bien sagement du territoire, qu'on va régler le problème. L'argent qu'ils vont donner aux industriels, ils vont le prendre où ? Chez les entreprises qui déposent elles aussi le bilan ? Combien de temps ils vont appauvrir ce pays exsangue avant de réformer ce qu'il faut ? Je ne pense pas qu'ils soient assez idiots au gouvernement pour ne pas s'en rendre compte.

    Le 27/07/2012 à 12h40
  • heybaal : Wow le gouvernement sous Sarkozy a tout fait pour retarder des licenciements. Ca alors, c'est mal ! Mais rassurez vous, il semblerait que le gouvernement sous Hollande fasse tout pour les accélérer, ça devrait vous satisfaire ! J'vous jure ...

    Le 27/07/2012 à 12h32
  • heybaal : Quels moteurs à hydrogène ? Tout le monde en parle, mais personne ne sait encore comment stocker de l'hydrogène dans de bonnes conditions, ni comment le produire à moindre coût.

    Le 27/07/2012 à 12h30
  • mettis57 : Ce plan n'est qu'un "cautère sur une jambe de bois" !! Monsieur Montebourg parle, parle, parle et, pendant ce temps, notre pays s'enfonce toujours plus dans le marasme économique. Quand va-t-il s'apercevoir qu'il est au gouvernement pour agir et non pour insulter les investisseurs et pratiquer l'emphase théâtrale !! Quand est-ce que les socialistes vont faire leur révolution copernicienne et reconnaître enfin, si ce n'est pas déjà trop tard, que c'est au problème de la compétitivité des entreprises qu'il faut s'attaquer !!

    Le 27/07/2012 à 09h34
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