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DOSSIERS : UE, Crise financière

Quand Ayrault recadre Merkel


le 14 juin 2012 à 20h00 , mis à jour le 14 juin 2012 à 20h04.
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3min
Jean-Marc Ayrault arrive à l'Elysée, le 16/5/12

Jean-Marc Ayrault arrive à l'Elysée, le 16/5/12 / Crédits : AFP

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PolitiqueComme la chancelière allemande Angela Merkel venait de prévenir que Berlin ne pouvait se satisfaire de "solutions de facilité", de "la médiocrité" comme recettes face à la crise, le Premier ministre a invité jeudi à ne pas "se laisser aller à des formules simplistes".

"La situation de l'Europe est suffisamment critique pour ne pas se laisser aller à des formules simplistes. Il faut prendre les choses avec sérieux et courage." Jean-Marc Ayrault n'a pas mâché ses mots devant la presse lors d'un déplacement à Angers... car il parlait tout bonnement d'Angela Merkel, qui a prévenu que Berlin ne pouvait se satisfaire de "solutions de facilité", de "la médiocrité" comme recettes face à la crise. "Aujourd'hui il y a un danger pour l'avenir de la zone euro. Les 28 et 29 juin, il y a un sommet qui doit être un succès. Ca veut dire qu'il faut discuter et la discussion est loin d'etre terminée", a-t-il ajouté, alors que Paris et Berlin continuent de s'opposer sur les initiatives à prendre en matière de croissance pour compléter le traité budgétaire.
 
Dans un discours jeudi au Bundestag, chambre basse du Parlement, consacré au prochain sommet du G20 au Mexique, Angela Merkel s'est dite consciente du fait que, "une fois de plus, tous les yeux seront rivés sur l'Allemagne". Mais ses "forces" "ne sont pas illimitées", a-t-elle prévenu. Berlin ne se satisfera pas de "solutions de facilité", de "la médiocrité" dans les recettes mises en oeuvre pour contrer la crise, a insisté Angela Merkel, soulignant que l'Europe n'était pas la seule à devoir fournir des efforts. "Tout le monde doit arrêter de financer la croissance avec de nouvelles dettes", a-t-elle clamé, particulièrement en direction des Etats-Unis.
 
Jean-Marc Ayrault a de son côté relevé que, s'agissant des mesures pour "faire repartir la croissance" dans la zone euro, "aujourd'hui le compte n'y est pas". "Il faut discuter, mais l'objectif c'est de faire bouger les lignes" et "ça bouge quand même car la voix de la France est en train de peser aujourd'hui", a-t-il dit. Selon le Premier ministre, "l'élection de François Hollande a changé les choses et s'il y a une large majorité dimanche", à l'issue du second tour des législatives, "la voix de la France sera plus forte car c'est nécessaire".

Commenter cet article

  • shooby02470 : Je trouves que monsieur Ayrault a bien raison, madame Merckel tente ici un baroud d'honneur car elle est de plus en plus isolée en Europe et qu'elle risque beaucoup lors des prochaines élections, il ne faut pas se laisser faire

    Le 18/06/2012 à 09h08
  • shooby02470 : Ou alors Italie, GB, Irlande ?

    Le 16/06/2012 à 19h09
  • vincentt1 : "que peut on perdre" ....vous êtes inconscient ? Je vous donne qqs indices : Grèce, Espagne, Italie, Irlande....

    Le 15/06/2012 à 15h41
  • claudcouledouce : Le boulot d'un omnipremier ministre est de recadrer tout le monde. Les ministres n'ont aucun pouvoir et comme le président ne veut pas faire lui même ce que le premier ministre peut faire c'est également Ayrault qui assume le pouvoir présidentiel.

    Le 15/06/2012 à 13h46
  • furax1953 : Laissez Monsieur AYRAUKLT travailler, laissez lui une chance d'appliquer son programme. De tout façon, que peut-on perdre ?

    Le 15/06/2012 à 13h00
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