A chaque semaine sa controverse et à chaque journée ses petites phrases assassines, dans une campagne électorale déjà bien lancée et qui voit droite et gauche rivaliser de communiqués rageurs, alors que l'échéance présidentielle est encore distante de plusieurs mois. Depuis lundi, le parti majoritaire et le gouvernement ont trouvé un angle d'attaque rêvé sur le thème du quotient familial. Cette mesure nataliste, instaurée par la loi de finances du 31 décembre 1945, profite aux 50% de foyers acquittant l'impôt sur le revenu, les principaux bénéficiaires étant les plus aisés qui ont le plus grand nombre d'enfants. Son coût annuel est estimé à dix milliards d'euros par an. D'où l'idée de la gauche de s'atteler à cette mesure. Pour la supprimer ? Pour la réformer ? Le cafouillage de départ et l'imprécision initiale du candidat Hollande, obligé à faire une mise au point dans l'urgence, a ouvert une brèche dans laquelle la droite s'est engouffrée. Hollande a finalement expliqué qu'il entendait "moduler" ce dispositif pour plus de justice fiscale, sans préciser pour autant les modalités de son projet - par exemple le remplacement du quotient familial par un crédit d'impôt.
Ecole en crise : Hollande veut des profs expérimentés en banlieue
Pour lutter contre la violence à l'école et contre le décrochage scolaire, François Hollande a préconisé vendredi de "revoir le mode d'affectation" dans l'éducation, pour qu'il y ait dans les zones difficiles des personnels "ayant de l'expérience".
Publié le 13/01/2012
Quotient familial : Hollande précise après les attaques de la droite
Rectifiant les propos de Manuel Valls, le candidat PS a dit qu'il ne comptait pas supprimer le quotient familial, dont la disparition envisagée dans son programme a provoqué un tollé à droite.
Publié le 10/01/2012
Le gouvernement prépare une réforme du marché du travail
Le gouvernement présentera une réforme du droit du travail après le sommet social du 18 janvier, a déclaré mardi le Premier ministre François Fillon, selon plusieurs députés UMP.
Publié le 10/01/2012
Sarkozy fustige le projet de Hollande sur le quotient familial
Nicolas Sarkozy a estimé mardi à Mulhouse que la suppression du quotient familial proposée par le candidat PS à l'Elysée, François Hollande, serait "une folie" et "aurait des conséquences dramatiques".
Publié le 10/01/2012
Aubry s'en prend au "quinquennat Fouquet's"
La première secrétaire du PS a vivement attaqué le "bilan catastrophique" de Nicolas Sarkozy, mardi en présentant ses voeux à la presse, se livrant aussi à un vibrant plaidoyer pro-François Hollande.
Publié le 10/01/2012
Sarkozy veut faire des ruptures en guise de campagne
En deux semaines, le président bientôt candidat a lancé la TVA sociale, la taxe tobin et réserve encore des surprises pour battre François Hollande sur le terrain choisi de l'audace.
Publié le 09/01/2012
Propos sur la "guerre", Accoyer se défend
Le président de l'Assemblée nationale a indiqué jeudi qu'il ne regrettait pas ses propos sur la "guerre" qui ont fait scandale la veille, et il a accusé la gauche de les avoir déformés.
Publié le 12/01/2012
"Abroger le quotient familial aurait des conséquences dramatiques", pour Sarkozy
Nicolas Sarkozy a défendu mardi lors de ses voeux à Mulhouse, dans le Haut-Rhin, le quotient familial, "coeur de la politique familiale". "Je n'accepterai jamais qu'on remette en cause cette politique familiale", a-t-il précisé.
Publié le 10/01/2012
Ségolène Royal revient sur son échec
L'ex-candidate socialiste à l'Elysée a dit lundi sur France 2 à toux ceux qui connaissent un échec de rester optimistes. "Dans chaque échec, il y a l'ouverture d'autres possibles" a-t-elle souligné.
Publié le 09/01/2012
Les critiques du camp présidentiel sur l'indécision supposée du candidat socialiste, son imbroglio programmatique, ne tarissent donc pas depuis lundi. Parmi les derniers en date à s'exprimer, Nadine Morano juge que "depuis le début de sa campagne, François Hollande fait des propositions alambiquées, de rétropédalage permanent". Quant à Christian Jacob, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, il estime que François Hollande "ne sait pas où il est".
Pécresse sort sa calculette
Mais ces critiques prennent parfois des libertés avec les faits. Ministre du Budget, Valérie Pécresse a ainsi dénoncé mercredi le projet de François Hollande, sur la base d'un exemple incomplet, faisant mine de croire que le socialiste supprimerait tout avantage fiscal pour les enfants à charge.
Critiquant le "flou" et la "cacophonie" du Parti socialiste, elle a évoqué, lors de la séance des questions au gouvernement devant l'Assemblée nationale, le cas d'un "couple qui gagne 3500 euros par mois" avec "deux enfants". Et de calculer : "Actuellement ce couple paye 1.275 euros d'impôts". Jusque-là, tout va bien : une vérification rapide sur le simulateur du site internet impots.gouv.fr confirme ce résultat. "Si on suit la proposition du Parti socialiste telle qu'elle nous a été présentée, il paiera désormais 2614 euros d'impôts, 1400 euros de plus, 100% d'impôts de plus", a ensuite lancé Valérie Pécresse. Ce résultat correspond aux impôts que doit payer un couple qui gagne 3500 euros par mois mais n'a aucun enfant. La ministre fait donc comme si le projet de François Hollande revenait à supprimer purement et simplement le quotient familial et avec lui tout avantage fiscal pour les familles qui ont des enfants à charge.
Or le candidat socialiste à la présidentielle a bien précisé mardi, après un moment de flottement dans ses équipes, qu'il entendait "moduler" et non "supprimer" le quotient familial. Il a dit envisager, dans un premier temps, de faire bénéficier les familles modestes non imposables d'un crédit d'impôt et de plafonner plus fortement l'avantage fiscal, tout en précisant que le débat n'était pas tranché. Il a évoqué un plafonnement pour les couples qui gagnent au-delà de cinq ou six fois le Smic. Dans le cas cité par Valérie Pécresse d'un couple qui gagne 3500 euros par mois avec deux enfants, l'avantage fiscal ne devrait pas changer très fortement en cas d'application du projet socialiste. Une petite erreur de calcul qui ne devrait toutefois pas empêcher la controverse de se poursuivre en cette fin de semaine...
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