Petit-déjeuner Raffarin-Sarkozy : que se sont-ils dit ?
Après leur querelle très médiatisée de la semaine dernière, Jean-Pierre Raffarin et Nicolas Sarkozy ont choisi "d'apaiser les tensions" lors d'un petit-déjeuner vendredi à l'Elysée, mais l'ancien Premier ministre a fait savoir qu'il resterait vigilant et veillerait à "se faire respecter".
Publié le 09/09/2011
Plan d'austérité : "rien n'est tabou, rien n'est abandonné"
François Fillon s'est déclaré dimanche prêt à voir son plan de réduction des déficits publics amendé mais à condition que le volume global des efforts demandés et leur équilibre ne soient pas remis en cause.
Publié le 04/09/2011
2012 : à Marseille, Copé sonne la mobilisation générale
Le patron de l'UMP espère faire de cette université d'été une démonstration de force et d'unité pour faire gagner Nicolas Sarkozy, toujours aussi bas dans les sondages.
Publié le 02/09/2011
TVA sur les parcs à thèmes : Raffarin agace sérieusement Sarkozy
Selon des responsable UMP, le président n'a pas supporté que Jean-Pierre Raffarin dénonce une attaque contre "les pauvres". Il jugerait aussi les derniers rebondissements de l'affaire Bettencourt, "hallucinants".
Publié le 01/09/2011
Déficit : l'UMP appelle de nouveau le PS à voter la règle d'or
Le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé et la ministre du Budget Valérie Pécresse ont de nouveau appelé le Parti socialiste à voter la règle d'or dimanche, qui vise à inscrire la réduction du déficit public dans la Constitution.
Publié le 28/08/2011
Plan de rigueur : Baroin tacle Raffarin
Le ministre de l'Economie a dénoncé, mardi, le comportement "pas très solidaire" de l'ancien Premier ministre envers le gouvernement à l'approche de la présidentielle.
Publié le 06/09/2011
La venue du sénateur de la Vienne dans la cité phocéenne était très attendue tant son coup de colère de la veille contre les critiques élyséennes risquait de brouiller le message de rassemblement derrière Nicolas Sarkozy martelé par le secrétaire général de l'UMP Jean-François Copé, soucieux de faire de ce rendez-vous un "contrepoint" aux universités d'été du PS à La Rochelle. Lors du petit-déjeuner de la majorité, jeudi, le chef de l'Etat s'en était pris vivement à Jean-Pierre Raffarin, en son absence, lui reprochant son "irresponsabilité" dans ses critiques sur le relèvement de la TVA sur les billets d'entrée des parcs à thème. Furieux, le sénateur de la Vienne -département du Futuroscope- répliquait, dès le lendemain, en annonçant sur son blog en termes sentis sa "mise en congé" de ce rituel hebdomadaire dans l'attente d'une "clarification" sur les attaques "brutales" du chef de l'Etat.
Le chef de l'Etat ne décolère pas...
Cette "clarification" est "en marche" après "une conversation approfondie" vendredi avec Nicolas Sarkozy, a-t-il dit samedi, assurant ne pas être "en colère". Pour autant, l'incident entre les deux hommes, qui entretiennent des relations tumultueuses, n'est pas soldé. Les coups de fil échangés vendredi ont été orageux. Si à l'Elysée, on assure que la conversation a été "très amicale", l'entourage de M. Raffarin évoque un échange "franc et viril". M. Sarkozy ne décolère pas, assurent des sources UMP, et continue en privé de dénoncer l'attitude "inadmissible" de M. Raffarin, qui n'aurait pas dû, selon lui, "reprendre les arguments matraqués par la gauche".
Tout en rappelant devant les militants et les élus que Nicolas Sarkozy est "le seul" candidat pour 2012, M. Raffarin ne s'est pas privé de viser le chef de l'Etat en saluant en M. Copé un "bon rassembleur". Et de noter au passage que le Conseil national est un lieu où "on débat plus qu'on s'injurie". M. Raffarin, qui avait déjà boycotté plusieurs mois les réunions des dirigeants de l'UMP avec le chef de l'Etat, le lundi, pour protester contre la réforme de la taxe professionnelle, souligne qu'il n'a pas été "l'agresseur". Il ne reprendra le chemin des petits-déjeuners de l'Elysée qu'une fois "achevé" le "processus de clarification". Il ne sera donc pas présent à celui de mardi.
...mais a "plié" dans un "signal d'apaisement"
Les deux hommes devraient toutefois se voir dès la semaine prochaine à l'Elysée, en tête à tête cette fois, selon plusieurs sources au sein de la majorité. A l'image d'autres, un responsable UMP reconnaissait en privé que le chef de l'Etat avait "plié", dans un "signal d'apaisement". "Il n'a pas cédé", a rectifié auprès de l'AFP le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick Ollier, rappelant que M. Raffarin était sénateur alors que la mesure sur les parcs à thème a été retoquée en commission des Finances de l'Assemblée. "On peut espérer que Raffarin se calmera d'ici novembre", pestait un autre ministre, "car on est quand même à huit mois de la présidentielle". "C'est Sarkozy qui a torpillé son Campus. On voudrait gonfler les rangs de Borloo qu'on ne s'y prendrait pas autrement", déplorait à l'inverse un ténor UMP.
| Le houra des professionnels du tourisme |
Le Syndicat national des espaces de loisirs, d'attractions et culturels (Snelac) s'est félicité samedi de l'abandon de la hausse de la TVA sur les parcs à thème, qui a été confirmé par le chef de l'Etat Nicolas Sarkozy selon l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin. "On est ravis, on est très contents que nos arguments aient été entendus par les parlementaires", a déclaré Sophie Huberson. "Nous ne pouvons être que satisfaits de cette annonce même si on attend encore le vote au Parlement", a-t-elle ajouté. Le fondateur du parc du Puy-du-Fou (Vendée) Philippe de Villiers a estimé samedi que "le bon sens l'emporte". "Il a fallu batailler pour convaincre le gouvernement que la France est un grand pays touristique et que ce n'est pas en taxant le tourisme qu'on va créer des emplois et de la richesse", a indiqué Philippe de Villiers, qui est également président du Mouvement pour la France. |
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