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le 09 février 2012 à 16h20
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, mis à jour le 10 février 2012 à 10h10

Hollande à Sarkozy : "le prochain référendum, c'est l'élection"

REACTIONS. Le candidat PS a commenté jeudi soir les propositions de Nicolas Sarkozy sur l'organisation d'un référendum sur les chômeurs. François Bayrou a qualifié quant à lui de "dérive inquiétante" et "pernicieuse" l'annonce du président.

Dans une interview à paraître samedi dans le Figaro Magazine, Nicolas Sarkozy propose d'organiser un référendum sur les  obligations des demandeurs d'emploi. Serait soumis au suffrage universel l'idée de savoir s'ils ont le droit de refuser un emploi ou une formation (lire notre article > Chômeurs, droits des étrangers : Sarkozy veut des référendums). Lors d'un discours sur le thème de l'éducation jeudi soir à Orléans (lire notre article > Hollande veut résorber la "dette éducative" de Sarkozy), François Hollande a raillé cette proposition, en estimant que "le prochain référendum, c'est l'élection présidentielle". "Je vais vous dire le fond de ma pensée sur la meilleure façon de consulter les citoyens sur les grandes questions - le chômage, la compétitivité économique, les droits, les devoirs : nous sommes à la veille de deux scrutins majeurs, l'élection présidentielle d'abord, les législatives ensuite. Eh bien ma méthode est simple, que chaque candidat présente son projet, donne ses intentions, précise ses engagements, affirme sa vision. Et que les Français choisissent !", a fait valoir le député de Corrèze.
  
"Veut-on continuer la politique menée depuis 5 ans ou veut-on en changer? Veut-on poursuivre avec le candidat sortant ou veut-on changer de président? Veut-on prolonger le présent, ou changer d'avenir? Eh bien, vous voterez à la prochaine élection présidentielle pour répondre à ces trois questions", a poursuivi le candidat socialiste.

"Mettre le pays à feu et à sang"

La proposition présidentielle n'a pas non plus été du goût de François Bayrou. En marge d'un déplacement dans l'Orne, le candidat Modem a qualifié cette proposition d'"idée pernicieuse qui montre à quel point le pouvoir est aujourd'hui dans le désarroi". "Cibler les chômeurs, en faire un sujet d'affrontement au sein de la société française, comme s'ils étaient le problème et pas l'absence d'emploi, c'est une perte inacceptable du sens des responsabilités", a dénoncé François Bayrou. Pour le leader centriste, "le rôle d'un président doit être d'unir son pays, d'apaiser les tensions et pas de jeter de l'essence sur le feu".
  
"Si on veut mettre le pays à feu et à sang en faisant des chômeurs des ennemis publics, en leur faisant porter scandaleusement le poids des difficultés du pays, on fait courir les plus grands risques à la solidarité qui seule fait les pays en bonne santé", a-t-il fait valoir. "C'est une dérive de plus en plus inquiétante. Et, ce qui apparaît de plus en plus aujourd'hui, c'est que la droite républicaine française et les modérés qui se réclament du Centre ne peuvent pas soutenir plus longtemps une démarche politique qui fait courir de si grands risques à la société française et à l'unité du pays", a-t-il estimé. "Bien sûr, il y a des problèmes sur un certain nombre de chômeurs qui se sont peu à peu éloignés de la réalité du travail mais cela ne se traite pas sur le mode du référendum", a insisté le leader centriste pour qui le chef de l'Etat se perd aujourd'hui "dans la quête éperdue d'un électorat dont il croit que l'extrémisme est la clef".

"La présidentielle, la meilleure antidote à ces mesures"

De son côté, le porte-parole du PS Benoît Hamon a estimé que Nicolas Sarkozy était "champion quand il s'agit de brandir le glaive face aux plus vulnérables".  "On est vraiment dans la stigmatisation des chômeurs", a-t-il ajouté. Le chef de l'Etat entend "faire reculer le chômage en supprimant les chômeurs des listes", a accusé le porte-parole du PS, jugeant "particulièrement cruelle" cette proposition au moment de l'annonce de la délocalisation d'une usine de Renault au Maroc. Benoît Hamon a aussi dénoncé la réforme envisagée du droit des étrangers visant à confier à un juge administratif les décisions d'expulsions, qui pourrait également être soumise à référendum. Il a jugé que la France risquait de se retrouver "en contradiction" avec la Cour européenne de justice et la Cour européenne des droits de l'Homme. "Heureusement, la présidentielle agira comme le meilleur antidote à ces mesures", a déclaré le socialiste.

Eva Joly, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV), a estimé vendredi que Nicolas Sarkozy cherchait à "faire passer les chômeurs pour des fainéants", ce qui est  "scandaleux". "Plus personne ne le croit, a-t-elle estimé. Donc, il (Nicolas Sarkozy) ne  peut plus s'exprimer banalement. Il doit avoir des idées de plus en plus fortes. Donc là, c'est le référendum".

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  • tonmoulin52Le 13/02/2012 à 07h41

    Amis UMPistes amusez vous bien avec vos commentaires. 60% des français vont bien s'amuser le jour du vote. et vous pourrez sortir les kleenex

  • drimupLe 11/02/2012 à 10h05

    Très bien dit, mais malheureusement, beaucoup trop de Français se lèvent le matin en se demandant ce que l'état peut faire pour eux, quelles aides et allocations diverses ils pourraient bien gratter.

  • drimupLe 11/02/2012 à 10h02

    Vous avez raison, sauf sur une chose : il y a beaucoup de chômeurs qui ne pleurent pas de ne pas avoir de travail.

  • drimupLe 11/02/2012 à 10h01

    Hollande, si jamais il est élu, fera un référendum "Etes vous pour ou contre la crise ?" Ne vous inquiétez pas Mr Hollande, le référendum du 6 Mai, je donnerai mon avis, pour rien au monde je ne raterai ce rdv.

  • sambrestLe 11/02/2012 à 09h35

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