Le volet controversé de la pénibilité sur la table jeudi à l'Assemblée
La Commission des affaires sociales achève jeudi l'examen de la Réforme des retraites, en abordant la pénibilité, son volet le plus controversé. L'exécutif, qui ne veut pas dévoiler son jeu avant la mobilisation syndicale de septembre, le fera peu évoluer.
Publié le 22/07/2010
Huis clos sur la retraite: après twitter, la dispute dans les couloirs
Brisant le huis clos de la commission examinant en ce moment la réforme des retraites, l'UMP Pierre Méhaignerie et le PS Marisol Touraine se sont expliqués sans fard dans les couloirs de l'Assemblée.
Publié le 21/07/2010
La fin de la retraite à 60 ans a sonné en commission
L'Assemblée nationale a acté en commission mercredi la mesure phare du projet de loi sur la réforme des retraites, qui recule de 60 à 62 ans, à l'horizon 2018, l'âge légal de départ en retraite. De petites mesures sur le volet sensible de la pénibilité ont en outre été prises.
Publié le 21/07/2010
Ce qui pourrait changer dans la réforme des retraites
Le projet du gouvernement est discuté actuellement à la comission des Finances. Quelques amendements UMP pourraient être votés.
Publié le 20/07/2010
Les retraites en Commission : twitter ou pas ?
Le projet de loi sur les retraites est discuté en Commission des Affaires sociales. Le huis clos devait être respecté puisque les députés " live-twitters " n'y seront pas... mais le PS s'y est mis.
Publié le 20/07/2010
Retraites, aides à domiciles, impôts : ce qu'a dit Sarkozy
Voici les principaux extraits de l'intervention du chef de l'Etat sur les dossiers économiques et sociaux du moment, notamment les retraites.
Publié le 12/07/2010
"Un président qui parlait d'abord de lui-même"
Réagissant à l'intervention de plus d'heure de Nicolas Sarkozy sur France 2, l'opposition a dénoncé une émission pour rien et critiqué des déclarations peu convaincantes, particulièrement sur l'affaire Bettencourt/Woerth.
Publié le 12/07/2010
"Les calomnies, j'y étais préparé"
Le chef de l'Etat a affirmé lundi sur France 2 que c'était "une honte" de l'avoir accusé d'avoir "ramassé des enveloppes" d'argent chez Liliane Bettencourt. Il a renouvelé sa confiance à Eric Woerth, "un homme honnête".
Publié le 12/07/2010
"Habile", "coup de maître"... mais pas forcément convaincant
La presse estime mardi matin que l'intervention du chef de l'Etat lundi soir sur France 2 a été plutôt réussie, mais beaucoup attendaient de plus amples explications.
Publié le 13/07/2010
Sarkozy dénonce les "calomnies", Fillon une "chasse à l'homme"
Mardi, le président a évoqué à mots couverts les accusations lancées contre son ministre du Travail dans l'affaire Bettencourt. De son côté, le Premier ministre a contre-attaqué depuis Strasbourg.
Publié le 06/07/2010
"Woerth est lavé de tout soupçon"
Invité de France 2, Nicolas Sarkozy a confirmé qu'Eric Woerth défendrait le projet de réforme des retraites "selon le calendrier prévu". Il a en revanche conseillé au ministre de quitter ses fonctions de trésorier de l'UMP.
Publié le 12/07/2010
Réforme des retraites : toutes les réponses à vos questions
Le ministre du Travail Eric Woerth a présenté la réforme des retraites ce mercredi en Conseil des ministres. Les explications sur cette réforme.
Publié le 13/07/2010
La France mauvais élève pour l'emploi des seniors
En France, le taux d'emploi des seniors est un des plus bas d'Europe. Seuls 38,9% des 55-64 ans sont dans la vie active. Reportage en région parisienne.
Publié le 12/07/2010
Quant au contenu du projet de loi, il n'a pas bougé depuis son dévoilement à la mi-juin : il prévoit notamment un recul de l'âge légal de départ à 62 ans, un alignement du taux de cotisation des fonctionnaires sur celui du privé et de nouvelles recettes à hauteur de 4 milliards d'euros par an. Sur les deux premières mesures, Nicolas Sarkozy a prévenu: "les 62 ans, nous n'y toucherons pas" et "l'équilibre des cotisations public/privé, c'est une question de justice, on ne peut pas y toucher".
Le projet de loi qui n'est "ni une réforme de droite, ni une réforme de gauche", a plaidé le ministre du Travail Eric Woerth devant la commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, juste après avoir présenté le texte au Conseil des ministres. "La reforme est juste, fondée sur la solidarité entre les générations et à l'intérieur des générations", a-t-il poursuivi avant de détailler les mesures de la réforme, "une réforme de bon sens, liée à l'augmentation de la durée de vie". "La plupart des pays européens y ont répondu de la même manière", a-t-il ajouté, assurant qu'"au total, 100.000 personnes par an pourront partir plus tôt, soit parce qu'elles ont commencé plus tôt soit parce qu'elles ont eu une vie professionnelle plus dure". "Rien n'est acquis tant que ça n'a pas été discuté par le Parlement", a souligné le député PS Michel Sapin, tandis que le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, a dénoncé un "gigantesque bras d'honneur" aux Français.
Des protestations dans toute la France
Les organisations syndicales, elles, comptent rappeler leur vive opposition au projet du gouvernement : sept syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FSU, Unsa, Solidaires et FO) ont appelé leurs adhérents à participer à des rassemblements. Déjà mardi à la mi-journée, des dirigeants nationaux ont participé à une réunion symbolique devant le ministère du Travail à Paris, qui a rassemblé plusieurs centaines de militants. Barbecues, vuvuzelas et drapeaux flottant au soleil : en province, comme à Paris, les syndicats ont organisé des rassemblements symboliques et festifs pour dire non au projet de réforme.
Et dès mardi matin, les principaux représentants syndicaux commençaient leurs déclarations. Analysant la prestation télévisée de Nicolas Sarkozy de la veille, le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a estimé sur Europe 1 que Nicolas Sarkozy restait "sourd aux problèmes des Français" et et décidé à ne "rien changer" à la réforme des retraites. De son côté, Jean-Claude Mailly a jugé sur RTL que l'un des objectifs de la réforme des retraites était de "répondre aux attentes des marchés financiers". Le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, a accusé quant à lui le gouvernement de "mensonges" dans ce dossier, notamment sur le cas des femmes et des personnes ayant commencé à travailler très tôt. "Nous allons continuer à informer car il y a des mensonges diffusés, y compris dans la communication gouvernementale", a estimé M. Thibault sur France
Info.
Pour l'instant, malgré une contestation montée d'un cran -entre 797.000 et 2 millions de personnes ont manifesté le 24 juin contre la réforme -, Nicolas Sarkozy est resté inflexible sur l'ossature de son texte et a prévenu que les futures manifestations n'y changeront rien. Il n'a ouvert la porte qu'à des évolutions sur certains points précis, comme celui de la prise en compte de la pénibilité au moment du départ à la retraite. Au-delà de l'étape formelle du Conseil des ministres, c'est au Parlement que va se jouer le sort de la réforme. Le projet de loi sera examiné du 20 au 22 juillet en Commission des Affaires sociales de l'Assemblée nationale, avant le débat en séance plénière à l'Assemblée début septembre.
| Bientôt des "propositions complémentaires" |
Le gouvernement fera bien des "propositions complémentaires" dans le cadre de la réforme des retraites, destinées notamment à mieux recenser la pénibilité, a confirmé le ministre du Travail mardi. Eric Woerth redit dans un entretien à Capital.fr que la notion de pénibilité doit "rester individuelle" car "tous les salariés ne vivent pas de façon identique leur travail". "Pour autant, nous ferons des propositions complémentaires. Il faut notamment améliorer notre dispositif de recensement de la pénibilité subie par les salariés tout au long de leur vie active", ajoute le ministre. Mais, interrogé sur une éventuelle suppression du seuil de 20% d'incapacité permettant de partir à 60 ans, le ministre estime qu'il "constitue un bon équilibre". Au total, avec la prise en compte de la pénibilité et avec le dispositif "carrières longues" permettant à ceux qui ont commencé à travailler avant 18 ans de continuer à partir avant l'âge légal, "ce seront 100.000 départs à la retraite sur les 700.000 départs annuels qui se feront toujours à 60 ans", fait valoir M. Woerth. Il confirme aussi "travailler" sur les "carrières longues" et les "polypensionnés" qui dépendent de plusieurs régimes de retraite et peuvent de ce fait être pénalisés dans les modalités de calcul de leur pension. Eric Woerth se dit également opposé à l'inscription dans la loi d'un nouveau report de l'âge légal au-delà de 62 ans, estimant que "ce serait un signal négatif envoyé aux Français". Il se dit également opposé à "appliquer une politique de quotas" pour obliger les entreprises à embaucher plus de seniors. |
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