Ségolène Royal/Image d'archives © ABACA
Montebourg à Marseille, sous protection policière
Le député de Saône-et-Loire, auteur d'un rapport sans concession sur la fédération des Bouches-du-Rhône, doit tenir à Marseille une réunion publique sur le thème de la corruption. Il sera accompagné d'un membre du GIPN. Ce qui fait réagir Jean-Noël Guérini et la fédération locale.
Publié le 29/09/2011
Rentrée sur les chapeaux de roues à huit mois de la présidentielle
La crise de la dette qui plonge la zone euro dans la tourmente accélère le rythme politique en France : mercredi, le Conseil des ministres de rentrée va donner le coup d'envoi de mesures anti-déficit, assorties d'un coût de rabot des niches fiscales. Le PS avance ses propres solutions anti-crise.
Publié le 21/08/2011
Crise de la dette : Fillon met la pression sur le PS
Le Premier ministre lance un appel à "l'unité" à "toutes les formations politiques", notamment aux socialistes, pour l'adoption de la "règle d'or" de retour à l'équilibre budgétaire, dans une tribune à paraître samedi dans Le Figaro. Le PS y a opposé une fin de non-recevoir.
Publié le 19/08/2011
Aubry détaille sa propre "règle d'or" pour réduire la dette
La candidate à la primaire socialiste précise quelle serait, si elle était élue à l'Elysée, sa "règle d'or" pour réduire la dette et favoriser l'emploi, dans une tribune au Monde daté de samedi.
Publié le 12/08/2011
Sarkozy et la "règle d'or" ? Une "opération de communication" pour le PS
Les socialistes ont réaffirmé, mardi, leur opposition à l'inscription dans la Constitution du principe de la "règle d'or". Morceaux choisis.
Publié le 27/07/2011
La règle d'or
La règle d'or budgétaire est un projet de loi constitutionnelle, déposé fin juin 2011, qui vise le retour à l'équilibre des comptes publics sous trois ans et à l'inscrire dans la Constitution. Cette exigence de l'exécutif, formulée en janvier 2011, a refait surface à la faveur de la crise grecque.
Publié le 29/08/2011
Un nouvel appel encore rejeté par certains leaders du PS. "Approuver la règle d'or, c'est la victoire des marchés et la fin de la politique : les peuples perdent la liberté de faire autre chose que ce que les marchés ont décidé", a jugé le député de Saône-et-Loire Arnaud Montebourg, candidat à la primaire socialiste. Il s'est dit au contraire favorable à "la mise sous tutelle du système financier avant que celui-ci ne nous mette sous tutelle lui-même", ce qui passerait par "une loi de riposte pour soumettre les marchés à la volonté politique des européens". Cette loi consisterait en trois mesures : "le démantèlement des agences de notation en prohibant leur activité lucrative"; "l'interdiction juridique de la spéculation avec l'argent d'autrui", et enfin la "mutualisation de la dette européenne et le financement de cette dette par les marchés eux-même".
Valls veut en discuter, Royal aussi mais sous conditions
Ségolène Royal, autre candidate à la primaire socialiste, a aussi réitéré mardi son opposition à la règle d'or, à ses yeux un "gadget de plus" de Nicolas Sarkozy, qui ne va pas "régler quoi que ce soit" à la crise. "Elle est même dangereuse: elle pourrait faire croire que le débat est réglé parce qu'il serait inscrit dans la Constitution. La règle d'or est une réponse politicienne", a-t-elle poursuivi. La présidente de Poitou-Charentes s'est pourtant dite "prête à discuter" mais à plusieurs conditions. "Si Nicolas Sarkozy accepte les propositions qui consistent à écrire également dans la règle d'or la lutte contre les inégalités fiscales, la contribution à égalité des revenus du capital et des revenus du travail aux dépenses, la justice fiscale, alors oui, on est prêt", a-t-elle détaillé. Un de ses rivaux à la primaire, Manuel Valls, estime que le chef de l'Etat devrait "discuter avec les dirigeants de l'opposition".
Martine Aubry ne s'est pas exprimée directement ce mardi. "Si on tient ses engagements en matière de désendettement, il n'y a pas besoin d'inscrire une 'règle d'or' dans la Constitution. Il vaut mieux faire, que dire" a néanmoins souligné son porte-parole, Olivier Dussopt.
L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a lui demandé mardi au gouvernement d'être "sérieux" "dès aujourd'hui et non pas pour après-demain". "La vraie règle d'or, c'est de tenir ses engagements", a-t-il affirmé sur France Inter, alors que la mesure souhaitée par la majorité est un "piège politicien que tend le président sortant". "Il est grossier mais il n'y a pas de raison de tomber dedans", a-t-il affirmé. Nicolas Sarkozy est "lui-même un pompier pyromane parce qu'à chaque fois qu'il est aux responsabilités financières, les dettes de la France augmentent massivement", a-t-il accusé. Alors qu'il "présente un budget en déficit massif" et ne "veut pas revenir sur un certain nombre de mesures fiscales absurdes", le chef de l'Etat "nous dit mais pour le futur il faudrait qu'il y ait une règle or", a observé le député de Seine-Maritime. Pour lui, "il faut que dès à présent le gouvernement prenne des dispositions qui permettent de mieux équilibrer les choses".
Le projet de loi instituant la "règle d'or" a été adopté par l'Assemblée et le Sénat avec les seules voix de la majorité. Sans le PS, le gouvernement ne pourra pas réunir la majorité des 3/5e requise au Congrès pour faire inscrire cette réforme dans la Constitution.
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