François Fillon lors de l'émission "A Vous de juger" sur France 2 le 9 septembre 2010 © France 2Le Premier ministre était, deux jours après le succès de la mobilisation contre la réforme des retraites, l'invité de l'émission "A Vous de juger" sur France 2. Une émission dédiée à ce dossier chaud, au cours de laquelle sont également intervenus Bernard Thibault et François Chérèque, avant que François Fillon laisse la place à Ségolène Royal. Les invités se succédant dans l'émission, avec leurs soutient (le Premier ministre avec des membres du gouvernement et de l'UMP, Ségolène Royal avec des membres de la direction du PS) s'évitant soigneusement, sans se parler, contrairement à l'habitude sur des sujets aussi brûlants.
Retraites : "C'est pas terminé, c'est jamais terminé"
Dirigeants syndicaux et membres de l'opposition multiplient les appels à la mobilisation contre le projet de réforme des retraites, malgré l'adoption de deux articles centraux du texte, le report de l'âge légal à 62 ans et le passage de 65 à 67 ans pour une retraite sans décote.
Publié le 11/09/2010
Retraites : malgré le vote, les Français restent peu convaincus
Les dispositions centrales du projet de réforme des retraites ont été adoptées dans la nuit de vendredi à samedi. Mais les Français ne se résignent pas au relèvement de l'âge de départ à 62 ans.
Publié le 11/09/2010
Fin de l'âge légal à 60 ans, "bouclier social des plus modestes"
Les députés ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi l'essentiel des mesures du projet de réforme des retraites, malgré des débats vifs et des signes de divergences à gauche sur la durée de cotisations.
Publié le 11/09/2010
Derrière la réforme des retraites, celle de la médecine du travail
La réforme de la médecine du travail, attendue depuis longtemps, arrive devant les députés de la manière la plus discrète, par le biais d'une série d'amendements au projet de loi sur les retraites. Les spécialistes en santé au travail y voient une marque de mépris.
Publié le 11/09/2010
La retraite à 60 ans, c'est terminé
L'Assemblée nationale a voté vendredi, à main levée, le relèvement de 60 à 62 ans, à l'horizon 2018, de l'âge légal de départ à la retraite, mesure-phare du projet de loi sur la réforme des retraites.
Publié le 10/09/2010
La droite bataille à l'Assemblée sur les propos de Royal
Les députés UMP ont interpellé vendredi leurs collègues socialistes sur l'engagement "solennel" de Ségolène Royal de rétablir le droit à la retraite à 60 ans, accusant le reste du Parti socialiste de maintenir une certaine "ambiguïté" sur cette promesse.
Publié le 10/09/2010
Le 23, à la RATP aussi, ce sera jour de grève
Après la SNCF, six syndicats de la RATP appellent à une grève de 24 heures le 23 septembre. Force ouvrière et Sud s'inquiètent cependant de ces grèves à répétition, jugées inefficaces et pénalisantes pour les salariés, préférant une grève reconductible.
Publié le 10/09/2010
Journée de grève à la SNCF le 23 septembre
Au lendemain de l'appel de l'intersyndicale à une journée d'actions contre la réforme des retraites le 23 septembre, CGT, Unsa, CFDT et FO ont appelé jeudi à la grève à la SNCF. Sud Rail a décidé de "participer à la construction d'un mouvement de grève reconductible".
Publié le 09/09/2010
Aubry-Hollande, derrière les retraites la pré-primaire
La patronne du PS et son prédecesseur développent une stratégie bien différente.
Publié le 09/09/2010
Retraites : Aubry demande à Sarkozy de "tout remettre à plat"
La Première secrétaire du PS a affirmé mercredi que Nicolas Sarkozy a opposé "une fin de non-recevoir" aux Français "qui étaient dans la rue" contre la réforme des retraites, en ne proposant que "quelques mesurettes".
Publié le 08/09/2010
Ferme sur les 62 ans mais quelques assouplissements
Affirmant être "attentif" aux inquiétudes, Nicolas Sarkozy a décidé un assouplissement sur la pénibilité et les carrières longues.
Publié le 08/09/2010
Retraites: les députés s'attaquent au coeur de la réforme
Après avoir achevé la discussion générale, les groupes parlementaires ont désormais 50 heures pour examiner le texte de la réforme des retraites. Deadline : 15 septembre.
Publié le 08/09/2010
Retraites : Sarkozy et Fillon chauffent leurs troupes
A quelques heures du débat à l'Assemblée, Nicolas Sarkozy et François Fillon se sont adressés chacun leur tour aux députés UMP. Message : fermeté sur l'âge légal de départ, ouverture sur la pénibilité notamment.
Publié le 07/09/2010
Fillon et Woerth présentent leur réforme "du courage"
L'Assemblée nationale a engagé mardi l'examen en séance publique de ce projet de loi qui prévoit le report de 60 à 62 ans de l'âge légal de départ à la retraite en 2018.
Publié le 07/09/2010
Retraites : une nouvelle journée d'actions le 23 septembre
L'intersyndicale a décidé mercredi d'une nouvelle "journée de grèves et de manifestations" contre une réforme des retraites "injuste et inacceptable", quelques heures après les annonces de Nicolas Sarkozy.
Publié le 08/09/2010
Record battu
Entre 1,1 et 3 millions de Français, selon les sources, sont descendus dans la rue mardi contre le projet de réforme des retraites, soit plus que lors de la dernière journée de mobilisation de juin (800.000 à 2 millions de personnes).
Publié le 07/09/2010
Retraites : jusqu'à quel âge vont devoir travailler les trentenaires ?
SoYouTV.com, la télé web des jeunes est allée jeudi à la rencontre des députés à l'Assemblée nationale pour leur poser la question.
Publié le 10/09/2010
Retraites : plus de concessions menacerait le financement, dit Fillon
François Fillon a affirmé jeudi soir sur France 2 qu'il n'y avait "pas de réforme définitive" des retraites et qu'il faudrait "des adaptations" au projet du gouvernement à l'avenir, tout en jugeant impossible d'aller plus loin dans les concessions.
Publié le 09/09/2010
Retraites : échanges animés entre Woerth et le PS
Le face à face se poursuit sur la réforme des retraites. Jeudi, à l'Assemblée, les échanges ont tourné notamment autour du financement des contre propositions sociliastes.
Publié le 09/09/2010
Retraites : la gauche et les syndicats mobilisés
François-Xavier Piétri, éditorialiste à TF1-LCI, revient sur les deux nouvelles journées de grèves et de manifestations qui auront lieu les 15 et 23 septembre.
Publié le 09/09/2010
Une émission au cours de laquelle le chef du gouvernement s'est livré à un exercice de pédagogie pour tenter d'inverser le rapport de force, sans bouger d'un iota sur son contenu, en premier lieu sur le report de l'âge légal. Il a aussi évoqué, plus rapidement, d'autres sujets, comme l'affaire Woerth et son humeur "détendue" du moment. Tour d'horizon.
"Etre réaliste" sur les retraites
François Fillon a exclu d'autres concessions sur la réforme des retraites, qui mettraient selon lui en péril la pérennité du système, en expliquant que tous les autres pays européens, dont l'Allemagne, avaient des âges de référence plus élevés. Les députés devaient adopter jeudi soir l'article-clé du projet de loi, celui qui relève de 60 à 62 ans l'âge légal de départ en retraite malgré les grèves et les manifestations de mardi qui ont vu défiler de 1,1 à 2,7 millions de personnes. "Je pense qu'aujourd'hui lâcher autre chose, ça veut dire ne plus assurer le financement des retraites", a dit le Premier ministre. Il répondait à une question sur l'autre âge de référence, celui à partir duquel il est possible de toucher une pension à taux plein, quel que soit le nombre de trimestres cotisés, que le gouvernement veut porter de 65 à 67 ans.
"C'est pas une réforme facile, je comprends parfaitement l'inquiétude, le fait que les Français n'approuvent pas le fait de travailler plus. En même temps je leur demande d'être réaliste et de regarder ce qui se passe autour d'eux", a ajouté François Fillon. "Si on ne travaille pas plus longtemps, on ne cotisera pas plus et donc on ne parviendra pas à financer le système de retraites", a-t-il poursuivi en expliquant que si rien n'était fait le déficit serait de 45 milliards d'euros par an en 2020.
CGT ET CFDT DÉPLORENT L'IMMOBILISME
A propos du recul de l'âge de la décote de 65 à 67 ans, il a
expliqué que "si on fait bouger ce paramètre-là, il faut trouver
6 milliards qui sont nécessaires pour financer les retraites".
Toutefois, François Fillon a aussi affirmé lors de cette émission qu'il n'y avait "pas de réforme définitive" des retraites, et qu'il faudrait "des adaptations" au projet du gouvernement à l'avenir. "Il faudra forcément réaliser des adaptations au cours de la mise en oeuvre de cette réforme (...) il faudra faire évoluer les choses", a-t-il dit. Le chef du gouvernement a fait valoir le caractère "raisonnable" de la réforme proposée par le gouvernement comparée à celles menées dans les autres pays européens et qui "s'inscrit dans une continuité après celles de 1993 et de 2003". "Dans tous les autres pays européens, le débat est entre 65, 66, 67 voire 68 ans", a-t-il ajouté.
Qui est le boss ?
Sur la forme cette fois, interrogé pour savoir si le président de la République était le "patron de la réforme des retraites", le Premier ministre a répondu : "bien sûr, comment pourrait-il en être autrement ? Le président est élu par les Français et décide. Il en toujours été ainsi, même si parfois les apparences étaient différentes". "Dans le passé, je n'ai pas le souvenir, lorsque François Mitterrand était président de la République, lorsque Jacques Chirac était président de la République, que les organisations syndicales refusaient de discuter avec les ministres", a-t-il justifié. Les leaders syndicaux ont refusé de débattre jeudi soir avec le ministre du Travail, Eric Woerth. "Vous pensez vraiment, un instant, que sur une réforme des retraites, le président Mitterrand ou le président Chirac n'avaient pas leur mot à dire ? Qui peut penser cela ?", a-t-il insisté. Mais, a-t-il ajouté, "il n'y a aucune mesure dans cette réforme des retraites qui n'ait fait l'objet d'un débat avec le président de la République, avec le gouvernement, avec Eric Woerth et Georges Tron (Fonction publique)".
Humeur, Woerth, Tapie : les autres sujets
Quant à lui, comme Arlette Chabot lui faisait remarquer qu'il apparaissait "détendu, serein" sur la plateau alors que le remaniement du gouvernement est attendu en novembre, François Fillon a reconnu être, après plus de trois ans à Matignon, "détendu", car "simplement, je fais ce que je crois juste, parce que j'ai le sentiment que la politique que nous conduisons est en train de porter ses fruits (...) Donc c'est normal que cela me rende détendu".
A propos de l'affaire Woerth/Bettencourt, François Fillon a une nouvelle fois apporté son soutien à Eric Woerth "un homme honnête" qui n'a "pas commis de faute", en illustrant son propos par ce que lui, Premier ministre, vit. "Je ne crois pas que le fait de demander une décoration soit une faute. Ou alors il faudrait que je publie la totalité des lettres qui me sont envoyées tous les jours pour des hommes de droite et de gauche, et des femmes, pour me recommander les mérites de telle ou telle personne."
Enfin, le chef du gouvernement a refusé de "commenter la décision de justice" qui oblige l'Etat à verser 210 millions d'euros à Bernard Tapie dans le dossier Adidas/Crédit Lyonnais, soulignant toutefois que sur ce montant l'Etat prélèvera la fiscalité.
"La réforme de François Fillon est la réforme du Medef"
A suivi sur le plateau, Ségolène Royal, qui, comme les autres dirigeants socialistes ces derniers jours, a assuré "solennellement" que le PS, s'il revient au pouvoir en 2012, reviendra à l'âge légal à 60 ans. La socialiste a également longuement fustigé une réforme du gouvernement "terriblement injuste" qui "est la réforme du Medef", appelant à taxer le capital pour financer le système de retraites. "On n'entend pas le Medef, parce que la réforme de François Fillon, c'est la réforme du Medef : mettre à bas les 60 ans et taxer les salariés".
"Ce que je vous dis aujourd'hui solennellement, parce qu'on entend les ricanements que j'ai entendus quand les socialistes disent qu'ils rétabliront la liberté de partir à 60 ans - on les traite soit de menteurs soit d'irresponsables--, le camp des menteurs et des irresponsables n'est pas de ce côté-ci !". "Quand vous remettez en cause la liberté de prendre la retraite à 60 ans vous frappez les ouvriers, les petits employés, vous frappez les femmes", a ajouté Ségolène Royal. "Est-ce qu'il est juste au moment où nous devons sauver les systèmes par répartition de frapper les catégories populaires et les catégories moyennes ?", a-t-elle interrogé.
"Il n'y a pas eu d'argument nouveau"
Entre les deux politiques, le n°1 de la CGT Bernard Thibault, a vu en François Fillon un Premier ministre "pas fondamentalement convaincu par sa démonstration". Interrogé tout comme le leader de la CFDT, juste après le passage du chef du gouvernement qui a quitté le plateau à l'issue de son intervention d'une heure en même temps que tous les ministres qui l'y avaient accompagné, il a déploré sa rigidité. "Il n'y a pas eu d'argument nouveau", a dit le secrétaire général de la CGT, Bernard Thibault, qui y voit une raison de plus pour les Français de descendre dans la rue le 23 septembre, lors d'une nouvelle journée de grèves et de manifestations. "Les choses ne bougent pas, les deux bornes (d'âge), on n'y touchera pas", a renchéri François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, qui a fait du maintien de la retraite à taux plein à 65 ans la principale revendication de sa centrale.
Intervenant en dernier, en duplex de l'Assemblée nationale, Eric Woerth a à son tour défendu le projet gouvernemental, assurant un nouvelle fois n'avoir pas proposé sa démission à cause de l'aaffaire Bettencourt : "c'est pas du tout le sujet".
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