La nuit a été courte pour les députés. La séance a été levée à 1h du matin et les travaux devaient reprendre dès 9h30, pour entrer dans le vif des amendements de la réforme des retraites. Les députés abordent jeudi et vendredi les points essentiels du texte, à commencer par le relèvement de l'âge légal de départ en retraite de 60 à 62 ans. "On ne peut pas commencer l'examen de ce projet de loi sans un geste, audacieux, courageux, honnête qui est de dire: on supprime le bouclier fiscal", a lancé le patron des députés PS Jean-Marc Ayrault, en défendant une demande de suppression du bouclier naturellement rejetée (158 voix contre, 92 pour).
Entre Aubry et Royal, "le coup de foudre continue"
Jean-Christophe Cambadélis s'est réjoui dimanche de l'entente cordiale entre les deux anciennes rivales : "dans l'unité, chacun trouve sa place". Quid de DSK, silencieux médiatiquement? "Pour l'instant, Dominique Strauss-Kahn n'est pas candidat, loin de là".
Publié le 12/09/2010
Fin de l'âge légal à 60 ans, "bouclier social des plus modestes"
Les députés ont adopté dans la nuit de vendredi à samedi l'essentiel des mesures du projet de réforme des retraites, malgré des débats vifs et des signes de divergences à gauche sur la durée de cotisations.
Publié le 11/09/2010
Derrière la réforme des retraites, celle de la médecine du travail
La réforme de la médecine du travail, attendue depuis longtemps, arrive devant les députés de la manière la plus discrète, par le biais d'une série d'amendements au projet de loi sur les retraites. Les spécialistes en santé au travail y voient une marque de mépris.
Publié le 11/09/2010
La retraite à 60 ans, c'est terminé
L'Assemblée nationale a voté vendredi, à main levée, le relèvement de 60 à 62 ans, à l'horizon 2018, de l'âge légal de départ à la retraite, mesure-phare du projet de loi sur la réforme des retraites.
Publié le 10/09/2010
Sarkozy trouve Chatel "fantastique"
Le chef de l'Etat a rendu mercredi un hommage appuyé à son ministre de l'Education nationale. Il a voulu aussi rassurer sa majorité après un été en désordre.
Publié le 08/09/2010
Retraites : Aubry demande à Sarkozy de "tout remettre à plat"
La Première secrétaire du PS a affirmé mercredi que Nicolas Sarkozy a opposé "une fin de non-recevoir" aux Français "qui étaient dans la rue" contre la réforme des retraites, en ne proposant que "quelques mesurettes".
Publié le 08/09/2010
Ferme sur les 62 ans mais quelques assouplissements
Affirmant être "attentif" aux inquiétudes, Nicolas Sarkozy a décidé un assouplissement sur la pénibilité et les carrières longues.
Publié le 08/09/2010
Sarkozy annonce des "avancées" mercredi sur les retraites
Le chef de l'Etat fera mercredi en Conseil des ministres une "déclaration" sur la réforme des retraites, après avoir reçu les ministres du Travail Eric Woerth et de la Fonction publique, Georges Tron.
Publié le 07/09/2010
Retraites: les députés s'attaquent au coeur de la réforme
Après avoir achevé la discussion générale, les groupes parlementaires ont désormais 50 heures pour examiner le texte de la réforme des retraites. Deadline : 15 septembre.
Publié le 08/09/2010
Retraites : jusqu'à quel âge vont devoir travailler les trentenaires ?
SoYouTV.com, la télé web des jeunes est allée jeudi à la rencontre des députés à l'Assemblée nationale pour leur poser la question.
Publié le 10/09/2010
M. Ayrault a rappelé au passage que le ministre du Travail Eric Woerth était "l'homme qui a signé le chèque pour remettre à Mme Bettencourt 30 millions d'euros". M. Ayrault faisait allusion aux sommes que le Trésor public a remboursées en 2008 à Liliane Bettencourt, quand Eric Woerth était ministre du Budget, au titre de l'application du bouclier fiscal, qui plafonne l'impôt à 50% des revenus. M. Woerth s'est de nouveau opposé à la suppression du bouclier fiscal qu'il a instauré en 2007. Le vice-président du groupe UMP Jean Leonetti a opposé "un projet socialiste fiscal" à un projet du gouvernement financé par "la solidarité entre les générations".
"Une usine à gaz"
Les nouvelles mesures annoncées par le chef de l'Etat sur la pénibilité ont aussi été précisées et adoptées mercredi soir en commission, sans calmer l'opposition de gauche. "Ce sont des avancées très importantes sur la pénibilité. Il y a une réponse forte du gouvernement", a dit à la presse le ministre du Travail, Eric Woerth, en sortant de la réunion de la commission des Affaires sociales, qui s'est réunie pendant plus de deux heures. Les députés PS ont parlé "d'amendements écrits à la va-vite, arrivés tardivement pour essayer de désamorcer la force du mouvement social d'hier(mardi)". Dans un premier temps, le gouvernement voulait maintenir la retraite à 60 ans pour les seuls salariés justifiant d'un taux d'incapacité de 20% en raison de la pénibilité au travail. L'exécutif a décidé d'étendre la disposition "aux personnes justifiant d'un taux d'incapacité permanente compris entre 10 et 20%". Dans ce cas, le départ à 60 ans sera surbordonné "au fait que l'assuré puisse apporter la preuve qu'il a bien été exposé à des facteurs de risques professionnels" et à "l'aval d'une commission". "C'est une avancée historique qui permettra à 30.000 personnes de partir plus tôt, et notamment aux caissières victimes de troubles musculo-squelettiques", a dit la députée UMP Valérie Rosso-Debord. Alain Vidalies (PS) a dénoncé "des textes écrits à la va-vite" et "une usine à gaz". "Le gouvernement invente un système où il faudra que le salarié aille devant une commission... j'ai presque envie de dire que cela me paraît relever de l'amateurisme que de la réponse" au mouvement social, a-t-il déclaré.
Dans la nuit, les députés ont approuvé un amendement du gouvernement sur la médecine du travail, qui prévoit que "les missions des services de santé au travail sont assurées par une équipe pluridisciplinaire". "L'employeur désigne un ou plusieurs salariés compétents pour s'occuper des activités de protection et de prévention des risques professionnels de l'entreprise", ajoute cet amendement, adopté avec d'autres mesures sur la pénibilité, après les annonces dans la matinée du chef de l'Etat. "Il est important que les missions des services de santé au travail soient clairement définies par la loi", a estimé le gouvernement représenté par le ministre du Travail Eric Woerth. Le gouvernement veut aussi "rétablir une égalité de traitement entre les différents salariés en uniformisant leur suivi médical sur le droit commun défini par décret". La députée PS Marisol Touraine a estimé que le gouvernement entreprenait "la refonte complète de la médecine du travail qui s'apparente en réalité à son démantèlement". "Maintenant, elle dépendra de l'autorité des employeurs", a-t-elle ajouté. L'examen de l'amendement en séance publique devrait avoir lieu vendredi ou lundi.
| 55% des Français pensent que le gouvernement doit céder sur l'âge |
Plus d'un Français sur deux (55%) estiment que le gouvernement doit céder sur le report de l'âge légal de départ à la retraite, après la journée d'action syndicale de mardi, selon un sondage BVA diffusé jeudi pour Canal +. La journée de grèves et manifestations contre le projet de réforme des retraites, qui prévoit le recul de l'âge légal de 60 à 62 ans, a été "plutôt un succès" pour les syndicats et l'opposition selon 80% des sondés, tandis que 19% y voient "plutôt un échec" (1% ne se prononce pas). Pour une majorité de Français (62%), "il faut qu'il y ait des suites" avec d'autres journées d'action. Quelque 37% jugent en revanche qu'"il faut s'arrêter là" (1% ne se prononce pas). A la question de savoir si le gouvernement doit céder, après la journée de grèves de mardi, sur sa décision de repousser l'âge légal de départ, 55% des personnes interrogées répondent par l'affirmative, 43% étant d'un avis contraire (2% ne se prononcent pas). Sondage réalisé du 7 septembre 20h00 au 8 septembre 17h00 auprès d'un échantillon de 1.012 personnes, représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus. |
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