François Fillon/Image d'archives © ABACA"Rigueur" : depuis jeudi et l'annonce par Matignon d'un gel pour trois ans des dépenses de l'Etat, d'une baisse de 10% des dépenses de fonctionnement et de cinq milliards d'euros d'économies sur les niches fiscales, le mot oppose gouvernement et opposition. "Un plan de rigueur n'existe pas et n'existera pas à condition de mener notre politique", a réaffirmé vendredi François Fillon à l'occasion d'une conférence de presse commune avec son homologue portugais, José Socrates. "La rigueur, c'est quand on réduit les dépenses et qu'on augmente les impôts. Nous, nous avons choisi de réduire la pression fiscale quand c'est possible et de diminuer la dépense publique. Nous sommes donc dans une gestion qui n'est pas un plan de rigueur".
"Rigueur" : Fillon assume et ne regrette rien
Non, il ne regrette pas d'avoir employé le mot honni. Oui, il le prononcera de nouveau. "Chaque fois que j'en aurai l'occasion", affirme-t-il. Pour le Premier ministre, "rigueur" n'est plus un gros mot.
Publié le 19/07/2010
Fillon lâche le mot "rigueur"
"Rigueur" : le terme est soigneusement évité par le gouvernement, car jugé trop impopulaire auprès des Français. Mais François Fillon, en visite au Japon, a évoqué au détour d'une phrase la "rigueur" pratiquée en France.
Publié le 16/07/2010
"La rigueur, on y est"
Dans un entretien au Monde, Copé prône une coupe de 10% des budgets de fonctionnement des ministères, et un bonus/malus aux collectivités locales en fonction de leur gestion des dotations publiques.
Publié le 26/06/2010
Salaires des élus, retraites: Aubry part en croisade
La première secrétaire du PS a plaidé dimanche pour une remise à plat des règles sur la rémunération des élus et des ministres. Elle a aussi aussi qualifié de "totalement injuste" l'intention de François Fillon de retarder l'âge de départ à la retraite.
Publié le 13/06/2010
Pour les Français, la rigueur est bien là
François Fillon a beau s'en défendre, pour 64% des Français, la politique actuelle est "une politique de rigueur", alors que les cures d'austérité se multiplient en Europe. Mais les ministres sont-ils prêts à faire un effort financier ?
Publié le 15/05/2010
Comment l'Etat va se serrer la ceinture
Le Premier ministre confirme dans une lettre de cadrage budgétaire sa volonté de réduire de 10% en valeur en trois ans les dépenses de fonctionnement de l'Etat,
Publié le 12/05/2010
Le projet PS pour les retraites, c'est la semaine prochaine
"Vous verrez que nous nous ne nous contenterons pas de régler le problème sur les trois ans", a déclaré Martine Aubry sur France Info.
Publié le 12/05/2010
Sarkozy réunit ses ministres sur la crise de la zone euro
Nicolas Sarkozy a convoqué une réunion interministérielle en fin de journée pour faire le point sur la crise financière que traverse la zone euro.
Publié le 09/05/2010
La contestation dégénère à Athènes : trois tués
Des heurts ont éclaté mercredi en marge des manifestations contre le plan d'austérité grec, notamment à Athènes et Salonique. Dans la capitale, une agence bancaire a été incendiée. On déplore 3 morts, selon les autorités.
Publié le 05/05/2010
Plan Fillon, l'austérité de rigueur
Au lendemain de l'annonce par François Fillon du gel des dépenses publiques, les éditorialistes sont nombreux à ironiser sur un plan de rigueur déguisé.
Publié le 07/05/2010
Fillon sur TF1 : l'interview en intégralité
Crise grecque, déficit budgétaire français, réforme des retraites, loi sur le voile intégral... Invité du 20 heures de TF1 mercredi, le Premier ministre est revenu sur les thèmes qui font l'actualité.
Publié le 05/05/2010
Merkel plaide pour l'aide à la Grèce
La chancelière a plaidé devant son parlement pour la participation allemande au sauvetage de l'économie grecque. Il y va "de l'avenir de l'Europe et de l'avenir de l'Allemagne en Europe", a-t-elle martelé.
Publié le 05/05/2010
Grèce: violences meurtrières en marge de la grève générale
De violents affrontements ont éclaté mercredi entre jeunes et policiers lors d'une grande manifestation contre la rigueur à Athènes, tuant trois personnes piégées dans l'incendie d'une banque déclenché par un cocktail Molotov.
Publié le 05/05/2010
Attaque meurtrière contre une banque à Athènes : les images
<b> Vidéo -</b> Une banque a pris feu après le jet de cocktail Molotov en marge de la manifestation pour la journée de grève générale. Bilan : au moins trois morts.
Publié le 05/05/2010
La gauche n'en accuse pas moins le gouvernement d'utiliser la crise grecque pour donner un "tour de vis social" en France. "Il ne faut pas se leurrer (...) nous sommes dans un plan d'austérité d'une très grande dureté", a déclaré l'ancien ministre socialiste de l'Economie Michel Sapin, sur France Info. Ces mesures équivalent à "un plan d'une extrême rigueur (...) sur les dépenses, alors que rien ne se passe sur les recettes. On a un gouvernement qui est totalement hémiplégique".
"De la rigueur grecque à l'austérité française"
Pour le député socialiste Claude Bartolone, la majorité doit revenir sur les avantages fiscaux qu'elle a accordés aux plus aisés au début du quinquennat de Nicolas Sarkozy. "C'est une erreur d'essayer de faire croire que l'on peut s'en sortir en donnant encore un coup au pouvoir d'achat notamment des retraités, des salariés, des chômeurs", a-t-il expliqué sur France 2. Le gouvernement "essaie beaucoup plus d'utiliser la Grèce que de répondre à la préoccupation des Français et de la France". Force ouvrière estime pour sa part qu'on est passé cette semaine "de la rigueur grecque à l'austérité française". Ces mesures seront "encore accentuées lors de la conférence sur les déficits publics" du 20 mai, prévient dans un communiqué le syndicat selon qui "le remède de cheval risque de tuer le cheval".
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, avait insisté jeudi sur la nécessité de réduire les déficits français, établissant elle-même le parallèle avec la Grèce, au coeur d'une crise politico-budgétaire sans précédent qui ébranle les marchés depuis plusieurs semaines. "La souveraineté nationale est en cause", avait déclaré Christine Lagarde au Sénat. "Je ne voudrais pas qu'on se trouve dans la situation où est la Grèce, je ne voudrais pas qu'on perde notre notation aujourd'hui qui est AAA", avait-elle dit par la suite sur Canal+.
Pour le porte-parole du gouvernement, l'opposition joue sur les mots. "C'est un vrai débat politique, ce n'est pas un débat sémantique, l'affaire de la rigueur", a déclaré Luc Chatel sur RTL. "Nous ne voulons pas de la rigueur parce que c'est un mauvais mot. Nous ne voulons pas de la rigueur parce que c'est l'augmentation des impôts et ça pourrait briser le début de reprise que nous connaissons", a-t-il souligné. "Chacun doit faire un effort dans cette situation budgétaire. Aucun ministre, aucun secteur gouvernemental ne doit se sentir exonéré de cette politique". Le Parti socialiste a prédit une "cure d'austérité salariale pour la fonction publique" mais en l'état actuel des choses, il est impossible, selon Luc Chatel, d'affirmer que ces mesures de restriction budgétaires se traduiront pas un gel des salaires des fonctionnaires pendant trois ans : "Je ne peux pas le dire (...) laissons les discussions se tenir entre l'Etat et les partenaires sociaux".
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"Rigueur" : Fillon assume et ne regrette rien
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