Déjà sous Nicolas Sarkozy et François Fillon, le mot était tabou. Avec le nouveau pouvoir en place, c'est la même chose. Malgré les annonces de réductions de dépenses et de hausses d'impôts, le Premier ministre Jean-Marc Ayrault a refusé mardi après-midi d'employer le mot "rigueur", lui préférant le mot "efforts".
La ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, a pour sa part estimé mercredi que les fonctionnaires devaient affronter un "grand moment de rigueur, dans une interview sur RTL. "Ce n'est pas une cure d'austérité mais c'est un grand moment de rigueur. Les fonctionnaires sont conscients de l'importance de leur fonction et ont envie que leur pays se redresse, donc ils savent que s'ils y participent, ils peuvent générer aussi leur part de croissance", a dit la ministre. "Ce sont les fonctionnaires qui permettent le redressement des territoires aussi", a-t-elle ajouté.
S'agissant de leurs rémunérations, elle a déclaré : "A mon avis, je ne pourrai plus parler uniquement du point d'indice, le point d'indice est gelé, c'est un grand symbole, il faut que je parle de pouvoir d'achat des fonctionnaires et avec eux, c'est ça qu'on va mettre sur la table" lors de la conférence sociale des 9 et 10 juillet. "Je pense que sur la durée, il faut engager deux chantiers forts : le point d'indice qui est une espèce de phare de la Fonction publique mais aussi l'ensemble des grilles, des carrières", a-t-elle poursuivi. La rémunération des agents est basée sur un point d'indice, auquel s'ajoutent des mesures individuelles et catégorielles. Or l'augmentation du point a été gelée deux années de suite en 2011 et 2012.








