Perte du triple A : Hollande accuse Sarkozy, Fillon répond (14 janvier 2012) © TF1/LCI
- L'intégralité du point presse de François Hollande - 07 min 46 s
- L'intégralité du point presse de François Fillon - 08 min 08 s
Hollande en Guyane : "je ne viens pas simplement pour chercher des suffrages"
La visite de François Hollande en Guyane précèdait de quelques jours celle de Nicolas Sarkozy. "Que le président me succède, c'est une belle image, si nous l'inversons à un moment ou à un autre", a dit le candidat PS à Cayenne lundi.
Publié le 16/01/2012
Sarkozy sur les agences de notation : "ça ne change rien"
Nicolas Sarkozy a affirmé lundi à Madrid à propos des décisions prises par les agences de notation concernant la France : "sur le fond des choses, ça ne change rien", taclant au passage un journaliste sur le sujet.
Publié le 16/01/2012
Triple A : Hollande poursuit son duel à distance avec Sarkozy
Le candidat socialiste à l'Elysée François Hollande a poursuivi dimanche en Guadeloupe son duel à distance avec Nicolas Sarkozy, alors que la France vient de perdre son triple A.
Publié le 15/01/2012
Bayrou voit dans la perte du triple A la validation de son discours
Déjà fort de sa progression dans les sondages, François Bayrou a vu samedi dans la perte par la France de son AAA la validation de son discours sur la priorité au désendettement et à l'unité nationale, évoquant une "coresponsabilité" UMP-PS dans la situation actuelle.
Publié le 14/01/2012
Le Pen en est convaincu : Sarkozy ne sera pas candidat
Jean-Marie Le Pen, qui lançait samedi pour sa fille la campagne électorale du FN dans le Var, s'est dit convaincu que face à une situation qui "va de plus en plus mal" Nicolas Sarkozy ne se représenterait pas. Il imagine également un second tour Bayrou - Le Pen.
Publié le 14/01/2012
A J-100, la présidentielle menacée par le "terrorisme verbal"
REVUE DE PRESSE - A un peu plus de trois mois du premier tour, la violence verbale caractérisant les échanges entre la majorité UMP et les socialistes risque de provoquer chez les électeurs "désarroi" et "rejet", favorisant le Front national, estiment ce vendredi plusieurs éditorialistes.
Publié le 13/01/2012
Perte du triple A : réactions en France
Les commerçants craignent une plus grande morosité, donc une baisse de la consommation, et donc de leur chiffre d'affaires. Côté consommateur, deux visions s'opposent : les inquiets, qui redoutent une baisse du pouvoir d'achat, et les optimistes, qui parient sur le fait que la baisse de la note française n'aura aucun effet.
Publié le 14/01/2012
Dégradation de la note française : comment en est-on arrivé là ?
La dégradation de la note de la France par Standard and Poor's a retenti en France comme un coup de tonnerre. Mais l'agence de notation menaçait déjà depuis début décembre. Pour l'agence de notation, l'Europe a fait de mauvais choix et de mauvais diagnostics.
Publié le 14/01/2012
Perte du triple A : quelles conséquences pour les Français ?
Toutes les banques du pays vont, elles aussi, voir leur note baisser, puisqu'elles possèdent beaucoup d'obligations française. Conséquence : le crédit va renchérir. Ce qui va aussi concerner les entreprises, donc l'emploi. Autre risque : une hausse des impôts pour soutenir les finances publiques.
Publié le 14/01/2012
Perte du triple A : l'analyse de François Bachy
La dégradation de la note souveraine française marque un tournant dans la campagne présidentielle. Les candidats devront s'affronter sur cette question cruciale : comment retrouver le chemin de la croissance ?
Publié le 14/01/2012
Perte du triple A : Fillon relativise
Pour le Premier ministre, la décision de l'agence de notation S&P "constitue une alerte qui ne doit pas être dramatisée, pas plus qu'elle ne doit être sous-estimée".
Publié le 14/01/2012
Benhamias : "Nicolas Sarkozy n'a pas fait ce qu'il devait faire"
Le député européen soutien de François Bayrou affirme que quel "que soit le président élu, il aura à gérer cette situation".
Publié le 13/01/2012
Dupont-Aignan : "c'est le début de la fin de l'euro"
Le candidat de Debout la République a affirmé que la France devait "changer de politique" après la dégradation de sa note triple A.
Publié le 13/01/2012
Campagne présidentielle : la presse étrangère clame son ennui !
" Pathétique, violente, désenchantée, insipide...", les correspondants de la presse étrangère ne mâchent pas leurs mots pour qualifier la campagne française. Extrait de l'émission hebdomadaire " Elysée 2012 vu d'ailleurs " du 13 janvier 2012, présentée par Christophe Moulin sur LCI.
Publié le 13/01/2012
J-100 avant la présidentielle : 100 jours pour convaincre
Quatre candidats peuvent à ce jour prétendre au second tour : Sarkozy, pas encore candidat officiellement, Hollande, Bayrou et Le Pen. Pour les autres, les 100 jours qui viennent s'apparentent à un parcours du combattant. Premier obstacle, obtenir les 500 signatures.
Publié le 13/01/2012
L'échéance des 100 jours avant le premier tour de la présidentielle aura sans nul doute marqué un tournant dans la campagne. Car - hasard malencontreux - c'est en ce même jour qu'a éclaté la nouvelle de la dégradation de la note souveraine française par l'agence de notation Standard & Poor's. Une annonce qui, avant même d'être confirmée, a déclenché un tir de barrage à gauche. Il se poursuit encore ce samedi, pendant la droite se défend tant bien que mal.
Affichant une image résolument présidentielle, c'est un François Hollande au visage grave, seul à la tribune sur un fond bleu, qui est ainsi intervenu peu avant neuf heures du matin depuis son QG de campagne à Paris pour une courte allocution télévisée - cinq minutes environ. "La dégradation de notre note financière est grave", a lancé le candidat socialiste, tout en soulignant aussitôt que "c'est une politique qui a été dégradée, pas la France". Selon lui, "Nicolas Sarkozy avait fait de la conservation du triple A un objectif de sa politique et même une obligation pour son gouvernement. C'est ainsi qu'avaient été justifiés pas moins de deux plans de rigueur en quatre mois. Cette bataille, et je le regrette, a été perdue". Désormais, a estimé le candidat socialiste, "c'est la crédibilité de la stratégie conduite depuis 2007 qui est mise en cause. Elle a manqué de cohérence, elle a manqué de constance et elle manqué de clairvoyance et surtout de résultats". Selon lui, "ce sont (...) les Français qui risquent de payer la conséquence de cette dégradation". Convaincu que "notre pays, la France, peut réussir son redressement", il a rappelé que dans son programme pour 2012, le "pacte productif", permettra de "mettre la France sur le chemin du redressement dans la justice et par la croissance".
Une dénonciation de la politique actuelle qui se plaçait dans la droite ligne des critiques exprimées dès vendredi. Des critiques émanant de tous les bords de l'échiquier politique. A gauche, Jean-Marie Le Guen avait évoqué "un triple échec pour Nicolas Sarkozy: échec de sa politique économique", "échec de la gestion de la crise" et "échec social". Pour les écologistes, Eva Joly avait fustigé les "mesures inutiles et contre-performantes" des politiques d'austérité. Au centre, François Bayrou avait vu dans cette annonce le "signe des années d'échec et de dérive". Et pour le FN, Marine Le Pen y avait vu "la fin du mythe du président protecteur". Samedi, Jean-Luc Mélenchon candidat du Front de gauche à l'Elysée, a dénoncé "la capitulation sans conditions" de tous les responsables politiques face aux agences de notation et à la crise.
Le gouvernement appelle à la "mesure"
Menant la riposte samedi depuis Matignon, c'est sur un ton tout aussi grave que François Fillon s'est exprimé en fin de matinée, estimant que François Hollande avait "particulièrement tort de prétendre que c'est notre politique qui est sanctionnée" avec le retrait de la note triple A par l'agence S&P. "La France est un pays sûr, un pays dans lequel les investisseurs ont confiance et peuvent avoir confiance. Les agences de notation sont des baromètres utiles, mais ce ne sont pas elles qui font la politique de la France", a-t-il martelé lors de son point de presse. Face aux craintes d'un "troisième plan de rigueur", il a jugé "suffisantes" les mesures budgétaires adoptées par le gouvernement, évoquant cependant de possibles "ajustements" en fonction de la croissance qui sera constatée. Il a enfin assuré qu'il n'y avait "aucune raison" pour que les relations entre la France et l'Allemagne "changent", alors que l'annonce de l'agence de notation a fragilisé la position française sur la scène européenne.
Dans une interview à paraître dans le JDD, le Premier ministre a ironisé sur le programme du candidat socialiste : M. Hollande "pourrait soumettre son programme électoral à Standard & Poor's (...) Il serait intéressant de savoir ce qu'une agence de notation pense d'un programme dans lequel il n'y a que des augmentations de dépenses et des hausses d'impôts (...)". Pierre Moscovici, directeur de la campagne de François Hollande, a dénoncé la suggestion du ¨Premier ministre : "François Fillon doit comprendre que ce ne sont pas les agences de notation qui vont juger ce projet mais bel et bien le peuple français les 22 avril et le 6 mai", a -t-il déclaré en dénonçant "la contre-attaque laborieuse" de François Fillon.
"Chemin de l'effort et du courage"
Ni l'UMP, ni le gouvernement n'étaient cependant restés silencieux face aux attaques venues de toutes parts, tentant de réagir avant l'intervention du Premier ministre pour relativiser la nouvelle et appeler au cessez-le-feu face à une annonce concernant tous les Français. "Ce n'est pas une bonne nouvelle" mais ce n'est "naturellement pas une catastrophe", avait réagi le ministre des Finances François Baroin, en annonçant lui-même la perte du AAA à la télévision après une réunion de crise à l'Elysée. "Ce ne sont pas les agences de notation qui font la politique de la France", avait-il plaidé. Frédéric Lefebvre, secrétaire d'Etat au Commerce, avait appelé "chacun à rester mesuré", en commentant : "Nous sommes en face d'un jugement d'une agence de notation. Une autre agence vient de confirmer le triple A (...) La France a choisi le chemin de l'effort et du courage". Gérard Longuet, ministre de la Défense, avait souligné que "la perte du "triple A" concerne toute la France", en estimant que "personne ne doit aujourd'hui s'en servir comme argument électoral".
Samedi soir, Valérie Pécresse est également venue à la rescousse de la politique gouvernementale. La ministre du Budget a appelé samedi à la poursuite des réformes ainsi que "l'ensemble des partis politiques à un discours de responsabilité et de vérité".
L'UMP avait pour sa part dénoncé, par la voix de son délégué général adjoint Jérôme Chartier, "l'indécence" de l'opposition "à se réjouir" de la perte par la France du triple A "avant même la confirmation officielle de cette éventuelle dégradation".
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