L'avenir du nucléaire s'est imposé comme l'un des principaux thèmes du début de la campagne pour la présidentielle de 2012, après la signature la semaine dernière d'un accord entre le PS et les écologistes d'EELV qui prévoit, en cas de victoire de la gauche en 2012, la réduction de la part de l'électricité d'origine nucléaire dans le "mix" énergétique français. En pointe dans la défense de l'industrie nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima, un secteur qu'il considère comme stratégique pour la France, Nicolas Sarkozy a saisi l'occasion de cet accord controversé pour tenter d'en faire aussi un argument électoral.
Filière nucléaire: Proglio a "fumé la moquette", juge Lauvergeon
Anne Lauvergeon, l'ancienne présidente d'Areva, a raconté avoir pensé, en découvrant le chiffre avancé par le patron d'EDF d'un million d'emplois menacés par une sortie du nucléaire, qu'Henri Proglio avait "fumé la moquette", a rapporté samedi Libération.
Publié le 26/11/2011
Joly reproche au PS d'être fait en "bois de marionnette"
La candidate écologiste met fin à son silence dans une interview au Monde. Elle s'y affiche "plus déterminée que jamais" et critique le camp Hollande.
Publié le 22/11/2011
Volée de bois vert pour Eva Joly
REVUE DE PRESSE - "Rigide et entêtée", "discréditée" par son assourdissant silence médiatique en pleine controverse sur le nucléaire entre le PS et les Verts, voire "carbonisée" : la candidate d'EELV pour la présidentielle est généreusement étrillée par la presse.
Publié le 19/11/2011
Cohn-Bendit : "Je ne comprends pas la campagne d'Eva Joly"
Le cofondateur d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a vivement réagi mercredi sur LCI que la candidate de son parti faisait "les mauvais choix politiques" en se distanciant du PS et de son candidat François Hollande.
Publié le 23/11/2011
Les propos d'Eva Joly "incompréhensibles" pour Aubry
Martine Aubry a expliqué mercredi ne pas comprendre les déclarations d'Eva Joly dans le cadre de l'accord conclu avec le PS.
Publié le 23/11/2011
Royal choquée par Joly, Ayrault somme Duflot de s'expliquer
Ségolène Royal s'est dite choquée mercredi par l'attitude d'Eva Joly. Jean-Marc Ayrault a de son côté publiquement demandé à Cécile Duflot de dire si Eva Joly est la candidate des Verts ou si elle est devenue "indépendante" et "vit sa vie".
Publié le 23/11/2011
Estrosi n'est "pas pour la suppression des 35 heures"
Dans son programme économique et social pour 2012, l'UMP propose de "sortir des 35 heures", en incitant les partenaires sociaux à négocier branche par branche le temps du travail, sans toutefois abolir la durée légale. Christian Estrosi revient sur cette proposition.
Publié le 23/11/2011
Depuis que les deux partis sont convenus de la fermeture de 24 réacteurs nucléaires sur 58 en cas de victoire en 2012, l'Elysée et l'UMP n'ont pas cessé de dénoncer un accord qui met en cause, selon eux, l'existence d'une filière d'excellence française et ses emplois. Pas encore officiellement en campagne, le chef de l'Etat l'a évoqué à deux reprises en public : à l'occasion d'un discours sur les trois ans du Fonds stratégique d'investissement la semaine passée, puis à Toulouse mardi, où il venait marquer le 50e anniversaire du Centre national d'études spatiales. Comme pour enfoncer encore le clou, il a changé son programme de la semaine pour y intégrer un déplacement ce vendredi à la centrale nucléaire du Tricastin, à Pierrelatte, dans la Drôme, puis sur le chantier proche de la future usine d'enrichissement Georges Besse II d'Areva. Il aura visité auparavant l'usine de laine de verre Isover-Saint-Gobain d'Orange, dont la production est très dépendante d'une électricité bon marché, et conclura la matinée par un discours "sur la politique énergétique de la France et la pérennité de la filière nucléaire".
La facture énergétique... et sociale
Au Tricastin, le chef de l'Etat est accompagné de ses ministres de l'Ecologie Nathalie Kosciusko-Morizet, de l'Industrie Eric Besson et des Transports Thierry Mariani, élu de la région. Il s'entretient notamment avec les délégués syndicaux d'EDF et d'Areva. Une rencontre symptomatique : déjà critiqué par une partie de la gauche, l'accord PS-EELV a suscité des attaques virulentes de l'UMP avant que l'Elysée ne s'en empare en mettant en avant deux thèmes : le renchérissement de la facture d'électricité des Français en cas d'abandon du nucléaire... et les emplois dans une filière qui s'est développée sous des gouvernements de droite comme de gauche. Le parti présidentiel a annoncé mercredi le lancement d'une campagne de tracts reprenant ces arguments, avec comme intitulé : "Marchandage PS-Verts sur le nucléaire : +50% sur votre facture d'électricité" et "Marchandage PS-Verts sur le nucléaire : le gigantesque plan social du PS - 400.000 emplois menacés".
Les socialistes, pour leur part, ont riposté mardi en dénonçant la "stratégie de casse et de défausse" du gouvernement, après la révélation par l'AFP d'un projet de la direction d'Areva - en difficulté depuis l'accident nucléaire de Fukushima en mars - de supprimer un millier d'emplois en France.
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Filière nucléaire: Proglio a "fumé la moquette", juge Lauvergeon
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