Nicolas Sarkozy lors d'un discours sur le nucléaire à Pierrelatte (25/11/2011) © TF1/LCI
Fessenheim : "on ne la fermera pas cette centrale, il n'en est pas question"
Nicolas Sarkozy a confirmé jeudi à Fessenheim la décision du gouvernement de poursuivre l'exploitation de la centrale nucléaire alsacienne, la plus ancienne du parc français, après le feu vert en janvier de l'Autorité de sûreté nucléaire (ASN).
Publié le 09/02/2012
Sarkozy à Fessenheim pour reparler énergie nucléaire
Nicolas Sarkozy se rend jeudi sur le site de la centrale de Fessenheim, celle que François Hollande s'est engagé à fermer s'il est élu. Farouche défenseur du nucléaire, le chef de l'Etat y prononcera un discours sur la sûreté des installations et la politique énergétique.
Publié le 08/02/2012
Filière nucléaire: Proglio a "fumé la moquette", juge Lauvergeon
Anne Lauvergeon, l'ancienne présidente d'Areva, a raconté avoir pensé, en découvrant le chiffre avancé par le patron d'EDF d'un million d'emplois menacés par une sortie du nucléaire, qu'Henri Proglio avait "fumé la moquette", a rapporté samedi Libération.
Publié le 26/11/2011
2012 : Hervé Morin entre en campagne
Le président du Nouveau centre a officialisé dimanche à Berville-sur-Mer, au pied du pont de Normandie, sa candidature à la présidence de la République.
Publié le 27/11/2011
Présidentielle : Morin se lance, seul
Hervé Morin officialise ce dimanche sa candidature à la présidentielle avec la volonté de faire vivre la petite musique du centre-droit et préparer l'avenir, au risque de faire éclater son parti.
Publié le 25/11/2011
Joly reproche au PS d'être fait en "bois de marionnette"
La candidate écologiste met fin à son silence dans une interview au Monde. Elle s'y affiche "plus déterminée que jamais" et critique le camp Hollande.
Publié le 22/11/2011
Volée de bois vert pour Eva Joly
REVUE DE PRESSE - "Rigide et entêtée", "discréditée" par son assourdissant silence médiatique en pleine controverse sur le nucléaire entre le PS et les Verts, voire "carbonisée" : la candidate d'EELV pour la présidentielle est généreusement étrillée par la presse.
Publié le 19/11/2011
Quel prix pour sortir du nucléaire ?
Combien coûterait une sortie du nucléaire ? Voilà quels pourraient être les différents scénarios.
Publié le 25/11/2011
Cohn-Bendit : "Je ne comprends pas la campagne d'Eva Joly"
Le cofondateur d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) a vivement réagi mercredi sur LCI que la candidate de son parti faisait "les mauvais choix politiques" en se distanciant du PS et de son candidat François Hollande.
Publié le 23/11/2011
Les propos d'Eva Joly "incompréhensibles" pour Aubry
Martine Aubry a expliqué mercredi ne pas comprendre les déclarations d'Eva Joly dans le cadre de l'accord conclu avec le PS.
Publié le 23/11/2011
Royal choquée par Joly, Ayrault somme Duflot de s'expliquer
Ségolène Royal s'est dite choquée mercredi par l'attitude d'Eva Joly. Jean-Marc Ayrault a de son côté publiquement demandé à Cécile Duflot de dire si Eva Joly est la candidate des Verts ou si elle est devenue "indépendante" et "vit sa vie".
Publié le 23/11/2011
Estrosi n'est "pas pour la suppression des 35 heures"
Dans son programme économique et social pour 2012, l'UMP propose de "sortir des 35 heures", en incitant les partenaires sociaux à négocier branche par branche le temps du travail, sans toutefois abolir la durée légale. Christian Estrosi revient sur cette proposition.
Publié le 23/11/2011
L'avenir du nucléaire s'est imposé comme l'un des principaux thèmes du début de la campagne pour la présidentielle de 2012, après la signature la semaine dernière d'un accord entre le PS et les écologistes d'EELV qui prévoit, en cas de victoire de la gauche en 2012, la réduction de la part de l'électricité d'origine nucléaire dans le "mix" énergétique français.
En pointe dans la défense de l'industrie nucléaire depuis la catastrophe de Fukushima, un secteur qu'il considère comme stratégique pour la France, Nicolas Sarkozy a saisi l'occasion de cet accord controversé pour tenter d'en faire aussi un argument électoral. "Augmenter le prix de l'énergie que paient les usines, c'est prendre le risque d'un mouvement massif de délocalisation", a déclaré le chef de l'Etat devant les salariés de cette entreprise. "Grâce (au nucléaire), les Français, vous-mêmes, vous payez l'électricité deux fois moins cher que les Allemands. Pour une usine comme la vôtre, l'accès à une énergie peu chère, c'est absolument nécessaire pour la compétitivité de vos produits", a-t-il souligné.
Le chef de l'Etat s'est alors lancé dans un démontage en règle des arguments anti-nucléaires : "Mettre en cause la filière nucléaire, c'est mettre en cause la pérennité des usines dans le secteur électro-intensif (...), on ne peut pas dire : je défends l'industrie, et : je remets en cause la filière nucléaire", a-t-il ajouté, "le jour où le prix de l'énergie sera multiplié par deux, posez-vous la question : est-ce que Saint-Gobain pourra garder son usine ici en France ? On n'a pas le droit de rompre un consensus politique de soixante-cinq ans au risque de détruire les emplois de l'industrie française, c'est une folie", a insisté le chef de l'Etat, "quand l'intérêt national est à ce point mis en cause, ma responsabilité c'est de dire : on n'a pas le droit".
L'argument du prix du kilowatt/heure
Après un entretien à huis clos avec des syndicalistes à la centrale EDF du Tricastin, le président a enfoncé le clou devant un parterre d'ouvriers, ingénieurs et responsables de la filière, sur le chantier de la nouvelle usine d'enrichissement d'Areva à Pierrelatte. D'entrée, Nicolas Sarkozy a recadré la portée de l'accord PS-EELV, qui prévoit la fermeture d'ici 2025 de 24 des 58 réacteurs français pour faire passer de 74% à 50% la part du nucléaire dans la production d'électricité. Il s'agit, a-t-il jugé, de préparer "purement et simplement une sortie" du nucléaire. Cette "destruction de la filière" porterait "un coup très dur à l'activité et à l'emploi dans notre pays (...) en période de crise", a argué Nicolas Sarkozy. D'abord aux salariés et sous-traitants du nucléaire, évalués à 240.000. "Un cataclysme" pour les 7000 employés du site du Tricastin et un "coup fatal" à la compétitivité de toute l'économie, a-t-il illustré.
Puis le chef de l'Etat a insisté sur la hausse des prix du kilowatt/heure qui résulterait de l'abandon du nucléaire. "Je n'accepterai pas de laisser supporter par des millions de foyers, surtout les plus modestes, le poids financier d'une décision purement idéologique". L'énergie solaire ? Remplacer les 4 réacteurs du seul Tricastin coûterait "près de 5 milliards d'euros par an". Implanter 30.000 éoliennes ? Ce serait "la France et ses paysages définitivement défigurés". Revenir au gaz ? Il faudrait en importer "à hauteur de 5 milliards d'euros par an".
"Caricature"
Après ce discours, les réactions à gauche ont fusé. François Hollande a estimé que la vision de Nicolas Sarkozy sur le nucléaire était une "espèce de caricature" repliée sur "un schéma ancien". "Je suis pour la diversification des sources d'énergie pour produire de l'électricité. Pour les 15 à 20 ans à venir, j'ai fixé la perspective de réduire la part du nucléaire de 75% à 50% (dans la production d'électricité-NDLR) tout en faisant monter les énergies renouvelables", a rappelé François Hollande devant les journalistes. Pour le candidat PS, c'est avec cette diversification des sources d'énergie "que nous aurons une mutation industrielle qui se fera toujours autour du nucléaire qui restera la source principale de production électrique en même temps qu'on y ajoutera des énergies renouvelables". François Hollande a opposé cette "vision équilibrée et responsable" à celle de Nicolas Sarkozy "qui est une espèce de caricature sur l'affirmation d'un modèle qui parait aujourd'hui dépassé".
Avant, Pascal Terrasse, député PS de l'Ardèche, a accusé le président Nicolas Sarkozy de se livrer "à un odieux chantage à l'emploi" et de travestir les propositions de François Hollande en accusant la gauche de vouloir la "destruction" de la filière nucléaire. "En l'accusant de vouloir +détruire la filière nucléaire+, le président de la République travestit les propos et l'engagement de François Hollande, et recourt à un odieux chantage à l'emploi à des fins politiciennes", écrit-il dans un communiqué.
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