Sarkozy - Hollande : désaccord sur l'accord des 26

Par D.H., le 12 décembre 2011 à 13h02 , mis à jour le 12 décembre 2011 à 22h02

Dossiers : Élection présidentielle 2012, Crise financière

Alors que le candidat socialiste promettait lundi matin de renégocier projet de traité européen s'il est élu en 2012, le président en prenait la défense, estimant que l'accord crée les conditions d'une "sortie de crise" et assurant que la France n'abandonne pas sa souveraineté.

Images d'archives de Nicolas Sarkozy et François HollandeImages d'archives de Nicolas Sarkozy et François Hollande © Montage TF1 News

La Une du Monde daté du 13 décembre 2011

Pas étonnant que les deux analyses soient radicalement opposées, elles proviennent des deux opposants François Hollande et Nicolas Sarkozy. Invité de RTL lundi matin, le candidat socialiste à la présidentielle s'est engagé à renégocier le projet de traité intergouvernemental arrêté vendredi par 26 des 27 membres de l'Union européenne, estimant qu'il n'apportait pas "la bonne réponse" à la crise des dettes souveraines. 
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    Alors que les 27 tentent de trouver un accord pour la zone euro, c'est la première fois que l'Union n'a pas cédé aux exigeances d'un pays. Les conditions réclamées par la Grande-Bretagne n'ont pas été acceptées. Explications d'Hugues Beaudoin, correspondant à Bruxelles.

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    Le projet de traité intergouvernemental de l'Union européenne n'apporte pas "la bonne réponse" à la crise des dettes souveraines, a estimé lundi François Hollande, qui s'est engagé, s'il est élu en 2012, à le renégocier.

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  • Sommet européen : il reste des "inquiétudes"

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Au contraire, l'accord obtenu vendredi à Bruxelles "crée les conditions du rebond et de la sortie de crise", estimet lundi dans un entretien au Monde Nicolas Sarkozy. "Ce sommet marque une étape décisive vers l'intégration européenne", juge le chef de l'Etat. "J'aimerais pouvoir dire que (le risque d'explosion) est totalement écarté", assure le président, "je m'en garderai pourtant (...) nous avons fait tout ce qu'il était possible de faire. Dans un monde parfait, théorique, on devrait faire plus, mais la caractéristique de l'homme de gouvernement, de l'homme d'Etat, c'est de faire avec les réalités".
 
Pas d'abandon de souveraineté
 
"Si vous voulez bien considérer que le tout s'est déroulé sur le fond d'une crise de la dette sans précédent dans l'histoire du monde, je n'ai nullement cherché à dramatiser lorsque j'ai dit que nous étions tous au bord du précipice", plaide encore le chef de l'Etat. "L'euro est le coeur de l'Europe. S'il explose, l'Europe n'y résistera pas. La crise de confiance et de crédibilité de l'euro faisait donc peser un risque sur la pérennité de l'Union européenne", poursuit-il, niant le moindre abandon de souveraineté, comme l'ont avancé certains politiques. "On conforte sa souveraineté et son indépendance en l'exerçant avec ses amis, ses alliés, ses partenaires", assure-t-il, insistant sur le fait que "pas un seul domaine nouveau de compétences ne sera transféré à une quelconque autorité supranationale". Si les agences de notation retiraient son triple A à la France, "nous affronterions cette situation avec sang-froid et calme", dit-il. "Ce serait une difficulté de plus mais pas insurmontable", a affirmé Nicolas Sarkozy.


"Super-européisme" accuse Marine Le Pen
 
Vendredi, l'équipe de campagne de François Hollande avait déjà estimé que le texte de l'accord était "étroit, flou et ne répondait pas à l'urgence de la crise", mais n'avait pas parlé de le renégocier. Ce pas supplémentaire de M. Hollande lui a valu d'être qualifié lundi d'"extrémiste du fédéralisme européen" par Marine Le Pen. Il "veut renégocier le traité pour remplacer le super-européisme par l'ultra-européisme", a fustigé la candidate FN. Vendredi, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, avait regretté l'"échec" du sommet ayant abouti à un projet de révision des traités européens adopté par 26 des 27 pays de l'Union européenne (UE), à l'exception du seul Royaume-Uni.
 
L'accord conclu "installe l'austérité, renonce à lutter efficacement contre la spéculation et constitue un recul démocratique", avait-elle résumé. M. Hollande a rappelé lundi son engagement" devant nos partenaires européens et les Français", en cas de victoire en 2012, à faire voter au Parlement "une loi de programmation des finances publiques extrêmement précise sur le retour de l'équilibre de nos comptes à la fin de 2017". De son côté l'UMP, par la voix de son secrétaire national de l'UMP aux stratégies économiques Olivier Carré, a accusé M. Hollande d'adopter "le credo de Mme (Marine) Le Pen". "Dire que l'on peut renégocier ce sur quoi tout le monde s'est mis d'accord fait les choux gras des marchés car cela engendre de l'incertitude et cela laisse la porte ouverte au +chacun pour soi+, au désordre et à la spéculation".
 

Par D.H. le 12 décembre 2011 à 13:02
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68 Commentaires

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  • alain-paris, le 13/12/2011 à 15h38

    @chris : la faute des autres comme d'hab

  • guppy62, le 13/12/2011 à 13h29

    @aciery : pas "fortiche " pour un fan d'écorcher le nom de son idole...!

  • alain-paris, le 13/12/2011 à 11h44

    Parlez nous un peu des résultats de Sarko avec sa grande expérience des réunions internationales

  • etienne-, le 13/12/2011 à 11h37

    Oui mais les agences, elles, peuvent dire pourquoi !

  • baron_von_bubba, le 13/12/2011 à 10h39

    Les 25 autres états ont suivit le numéro un actuel : l' Allemagne, pour avoir l'air eux aussi d'etre de bons élèves tout comme la France, et cet accord est creux et n'est qu'une répétition du traité de Maastricht, la preuve les agences de notations ne sont pas dupe. Les experts économistes des agences de notation ont dit deux choses concernant la France pour qu'elle conserve son triple A, le problème numéro 1 , la prévision irréaliste d'une croissance de 2%, c'est clair si on n'est pas crédible, on perd des points et de deux le sur-endettement des banques françaises, et voila les choses qui faillaient résoudre selon ces experts , alors bon cet accord ....

  • cathare99, le 13/12/2011 à 09h35

    Le pauvre Francois est mal partit pour negocier ou imposer quoi que se soit,il ne sait meme pas se faire respecter des siens.

  • radiobistro00, le 13/12/2011 à 09h26

    Renégocier l'accord. ? Si c'est possible pour aboutr à mieux, OK. Mais il fudra faire changer ceux avec qui l'accord a été conclu. FH fera-t-il plier Merkel ? Il ne faut pas trop réver.

  • alain-paris, le 13/12/2011 à 09h25

    Regardez les résultats de Sarko qui a mis les pieds dans tant de réunions internationales. conférence sur le climat : Rien, Les paradis fiscaux : toujours aussi florissants, vente des centrales nucléaires et des Rafales à l'étranger : que dalle, Intervention de la BCE et Eurobonds : Nein.

  • syberya, le 13/12/2011 à 09h21

    @12emma3--Demandez à Sarko, vous l'avez élu, et vous le payez pour ça!!! pfffitttt Allez bonne journée ...

  • alain-paris, le 13/12/2011 à 09h21

    Détrompez moi : croyais naivement que l'Allemagne avait dit Nein sur deux sujets défendus par Sarko : La BCE et les eurobonds

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